À l’occasion de la Journée internationale des musées, célébrée le 18 mai dernier autour du thème « Les musées unissent un monde divisé », l’UNESCO dévoile une nouvelle campagne imaginée par BBDO Paris pour promouvoir son Musée virtuel des objets culturels volés. Lancée en septembre dernier lors de la conférence Mondiacult, cette plateforme numérique vise à sensibiliser le grand public au trafic d’art et à la disparition du patrimoine culturel dans le monde.
Pensé comme un espace de mémoire et de sensibilisation, ce musée virtuel met en scène des œuvres et objets disparus dans un environnement conçu par l’architecte Diébédo Francis Kéré et développé avec le studio Makemepulse. Depuis son lancement, l’initiative s’inscrit dans la durée et a déjà contribué à plusieurs restitutions d’objets culturels volés.

Une campagne construite autour de l’absence
Pour cette première prise de parole dédiée au musée, l’UNESCO et BBDO Paris ont choisi de représenter le vide laissé par les œuvres disparues. Déployée en print et sur les réseaux sociaux, la campagne met en scène trois espaces désertés : un musée, un site archéologique et un monument historique.
Ces visuels illustrent « un héritage culturel disparu et une mémoire collective spoliée ». Une manière simple et directe de matérialiser l’impact du trafic d’art et de rappeler que derrière chaque objet volé, c’est aussi une partie de l’histoire d’un pays qui disparaît.
L’opération s’inscrit dans une diffusion mondiale en vidéo, print, affichage extérieur, social media et relations presse.
Une plateforme pensée sur le long terme
Au-delà de la campagne, le Musée virtuel des objets culturels volés poursuit une mission plus large : informer, sensibiliser et participer à la restitution des œuvres disparues. Depuis son ouverture, quatre objets de grande valeur ont déjà été restitués à leur pays d’origine.
Parmi eux figure le casque d’or de Coțofenești, vieux de 2 500 ans et considéré comme l’un des trésors culturels les plus emblématiques de la Roumanie.
Lancé par le secteur Culture de l’UNESCO, le projet réunit plusieurs expertises créatives et technologiques autour d’un même objectif : rendre visible ce qui a disparu.
Une prise de parole mondiale pour sensibiliser au trafic d’art
Avec cette campagne, l’UNESCO poursuit son travail de sensibilisation auprès du grand public en utilisant les codes de la communication visuelle pour traiter un sujet patrimonial et culturel.
La campagne sera également accompagnée de deux séries d’interviews de spécialistes revenant sur la genèse du musée et sa mission.


