Les dix erreurs à éviter quand on monte sa boite

En collaboration avec Digital College
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La peur, le manque d’argent, la faible visibilité, la solitude de l’entrepreneur, la nébuleuse administrative, le saut dans l’inconnu, le regard des autres… Les prétextes pour ne pas se lancer sont nombreux. Pourtant, quand on a une bonne idée, mieux vaut s’y accrocher, sous peine de le regretter. Puis, avec Internet, créer son entreprise n’a jamais été aussi simple et rapide. Sans oublier que de nombreuses aides existent et qu’il est possible de monter sa boite en étant salarié. Ainsi, si l’une des clefs du succès est une bonne organisation, il faut également anticiper au maximum ses besoins pour répondre concrètement aux craintes précédemment mentionnées. En ce sens, nous vous proposons une liste de 10 erreurs à éviter quand on lance sa boite.

 

Se disperser

Il est très facile de perdre du temps et de procrastiner. Ne serait-ce qu’au moment de trouver l’idée ! Donc, balayons « l’idée du siècle » : elle n’existe pas. C’est surtout l’énergie, la façon de faire et les valeurs qui vont faire cartonner le projet.

De plus, à viser l’idéal, on a tendance à repousser l’échéance, pour finalement ne rien créer. Alors que, « mieux vaut fait que parfait » (« better done than perfect »). Néanmoins, si se disperser est une erreur, foncer tête baissée l’est tout autant. Une fois qu’une idée nous semble bonne et qu’elle répond à un besoin, il faut la creuser, se renseigner (sur le marché, la cible, les concurrents…) et s’interroger sur notre valeur ajoutée. L’objectif est évidemment de la concrétiser.

Par ailleurs, s’il est normal de vouloir proposer un produit ou service complet, « Rome ne s’est pas faite en un jour ». Il faut avancer pas à pas et rester « focus ». Se concentrer sur une activité avant de la diversifier. A vouloir en faire trop dès le début, on tombe souvent dans le cercle vicieux des ennuis, de la perte d’argent et de temps.

 

Partir sans objectif, sans vision

Dans la continuité du premier point, nous sommes plus efficaces lorsqu’on a un « cap ». Autrement dit, lorsqu’on a des objectifs à court, moyen et long terme. Pourquoi ? Car ces perspectives donnent du sens à nos actions et améliorent nos performances. Au-delà de ces avantages, se fixer un but rend la chose plus motivante et inspirante. Il nous pousse à devenir une meilleure version de nous-mêmes et nous dépasser. Ces objectifs vont d’ailleurs influencer notre plan d’action et notre processus d’amélioration continue.

Ce qui nous amène à la notion de Business Plan. Ne pas en faire, ou le négliger, serait une grave erreur, car il fait office de « boussole » pour le projet. Attention, il ne faut pas non plus y passer 6 mois : le Business Plan n’est pas une fin en soi, ou un gage de réussite.

Dans l’ordre, l’entrepreneur doit réaliser un travail de réflexion, de diagnostic puis de synthèse afin de constituer son Business Model. Comment ? En se posant les bonnes questions :

  •  Pour qui ?
  •  Quoi ?
  •  Avec qui ? (Partenaires opérationnels …)
  • Quelles sont les forces de mon projet ?
  • Sur quoi vont se reposer mes revenus ?
  • Quel est mon plan d’action ?
  • Quels sont les risques et incertitudes ?
  • Quelles sont mes perspectives de croissance ?
  • Quelles sont mes compétences clés ?

Le Business Plan viendra ensuite valider ce Business Model, puisqu’il en est la déclinaison concrète, opérationnelle et chiffrée. Pour plus d’informations sur ces notions de marketing, rendez-vous sur l’article avec Céline Valentin, fondatrice du cabinet Coesia, sur my-business-plan.fr.

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Choisir un nom qui… existe déjà

Trouver un nom est sans aucun doute, la partie la plus amusante et la plus créative à faire. Puis, cet acte n’est pas anodin : une appellation est lourde de sens. En plus de vous plaire, elle doit aussi parler à vos futurs partenaires, clients et investisseurs. C’est pourquoi, au-delà du « coup de cœur », le nom doit être en accord avec votre offre et vos valeurs.

Une fois adopté, il est très difficile et onéreux de le changer. Donc l’un des critères à avoir en tête lors de sa sélection, est sa disponibilité. Pour ce faire, il est important de vérifier directement auprès de l’INPI. Si on le retrouve dans une autre ville ou une autre région, même s’il s’orthographie différemment, c’est bien qu’il existe déjà. Donc next !

De même, s’il faut vérifier le nom de la marque, n’oubliez pas non plus de vérifier le nom de domaine ainsi que les noms sur les réseaux sociaux.

 

Mal s’entourer

Inutile de garder son projet secret ou de vouloir tout faire tout seul. L’union fait la force, c’est certain. C’est pourquoi pour monter sa boite, il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide ou des conseils et d’apprendre des expériences de chacun. Bref, il est important de s’entourer de personnes de confiance et de se construire un réseau professionnel. Après tout, il n’y a rien de plus efficace que le bouche-à-oreille positif et la cooptation.

Mais attention, demander des avis c’est aussi à double tranchant. Si le feedback est nécessaire et profitable, les personnes interrogées ne vont pas se priver. Ce qui peut parfois laisser un goût amer dans la bouche. Ainsi, il faut être à la fois, conciliant, à l’écoute et en même temps, être capable de se faire confiance et de prendre de la distance sur les retours effectués.

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De même, monter sa start-up seul n’est pas évident. Et ne vous y trompez pas : les investisseurs sont plus enclins à miser sur une équipe plutôt que sur une seule personne. Le groupe est d’autant plus efficace qu’il va se répartir les tâches en fonction des forces de chacun. Savoir déléguer est une compétence clé.

De la même manière, il est important de ne pas se tromper d’associé(s) ou de monter sa boite avec tous ses proches. Si au moment de l’idée, beaucoup de personnes sont partantes, mieux vaut prendre le temps de se connaître et de déceler de potentielles divergences. S’apprécier ne suffit pas, il faut construire un climat de confiance et d’authenticité ainsi qu’un mode de communication transparent. Les conflits entre co-fondateurs s’avèrent être l’une des principales causes de l’échec des startups.

 

Ne pas disposer des compétences clés

Ne pas avoir les compétences nécessaires en interne est une erreur. Pour se distinguer et être efficace, mieux vaut en effet maitriser sa chaîne de logistique. Il serait dommage de ne pas assurer une mission en raison de l’abandon d’un prestataire, à la dernière minute. Tout comme, il serait peu avantageux de recruter des profils similaires au vôtre. Misez sur la complémentarité !

De même, pour mettre toutes les chances de votre côté, mieux vaut travailler sa légitimité pour favoriser le crédit qu’on nous accorde. C’est pourquoi, il est important de se former continuellement, « d’apprendre sur le tas » et de savoir s’adapter.

 

Négliger les réseaux sociaux

Véritable vitrine, ne pas consacrer du temps sur sa présence en ligne via les réseaux sociaux est une belle erreur. Le but n’est pas d’être un professionnel de Facebook, Instagram, Twitch ou LinkedIn, mais plutôt de faire du bruit efficacement et surtout de donner un aperçu de votre business. Aujourd’hui, au-delà de regarder votre site internet, beaucoup vous recherchent sur ces plateformes sociales en premier. Sans oublier, qu’il est très facile d’y faire de la publicité, le tout inscrit dans une stratégie de communication préalablement définie, évidemment.

« Dans le monde du travail et en particulier celui du numérique, il faut savoir se vendre en mettant en avant ses compétences et l’identité de sa marque aux yeux de son marché. Quoi de mieux que les réseaux sociaux comme vitrine de son identité numérique afin d’améliorer sa notoriété et de faire adhérer sa vision et sa philosophie à de futurs clients ? C’est pourquoi le fonctionnement et les usages des différents réseaux sociaux constituent un véritable socle au sein de nos programmes de formation. » explique Ridouan Abagri, directeur de Digital College, école post-bac qui forme aux différents métiers du digital.

 

Brader ses prix

En plus de travailler jour et nuit, et de s’impliquer à 400% dans leur business, quitte à s’oublier soi-même ; nombreux sont les jeunes entrepreneurs à brader leurs prix, par peur de ne pas trouver de clients. Toutefois, accessibilité ne rime pas toujours avec bonne qualité : les prospects risquent de douter de vos compétences si vos prix sont en dessous de ceux du marché.

Votre offre, vos compétences, vos années d’expérience mais aussi le temps dédié à chaque tâche, ont de la valeur. Il est donc important de trouver le juste équilibre. Pour ce faire, beaucoup d’outils en ligne vous permettent d’effectuer des estimations de rémunération.

Gardez ceci en tête : en voulant vendre à tout le monde, vous ne convaincrez personne. Il est donc également opportun de faire des choix, comme celui d’accepter ou non une mission. Mais soyez rassurés, choisir ne veut pas dire renoncer.

 

Sous-estimer ses besoins financiers

L’entrepreneur qui ne sait pas planifier un budget, court à la catastrophe. En effet, il est important d’avoir en tête les coûts et investissements initiaux pour ne pas se retrouver avec une trésorerie vide. Sans oublier que la première année d’activité est rarement fluctuante : les frais et les déclarations s’accumulent rapidement et il ne faut pas miser sur cette période pour se faire un large bénéfice. D’où l’importance de planifier ses besoins et de tenir compte des périodes clés du calendrier.

« L’argent est le carburant de votre entreprise. Malgré des idées révolutionnaires et des concepts novateurs, on ne peut pas avancer sans carburant. C’est pourquoi il faut comprendre que lorsqu’on génère du chiffre d’affaires au début de son activité, il est nécessaire de rapidement le réinjecter et réinvestir pour la prospérité de son projet. Il faut tout simplement apprendre à s’appauvrir pour s’enrichir, ce qui peut être un vrai frein chez beaucoup d’entrepreneurs. Nous avons développé au sein de l’école un cursus en Start-up management et e-commerce, permettant justement d’arriver à lever différents freins et optimiser l’aventure entrepreneuriale des jeunes. On va notamment leur parler concrètement de ces aspects financiers : comment gagner de l’argent, développer son entreprise, engager ses propres fonds et les faire fructifier… » précise Ridouan Abagri.

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Chercher à être rassuré plutôt que voir la vérité

Camper sur ses positions, rester figé sur son idée initiale, ne pas reconnaître quand quelque chose ne marche pas… Autant de raison qui peuvent mettre à mal le lancement et le développement de votre boite. Un bon entrepreneur sait au contraire :

  • Faire des compromis
  • Être à l’écoute des évolutions (du marché, de sa cible…)
  • Rebondir

Certes, il est plus facile de chercher de bonnes excuses. Mais l’idée n’est pas de se justifier et d’avoir raison auprès de son équipe ou ses proches. C’est le marché qui doit vous donner raison.

 

Chercher à lever des fonds à tout prix

Dans l’univers des startups, ce sujet semble être devenu incontournable. Pourtant, il faut avoir en tête qu’une levée de fond n’est pas une fin en soi. Certaines situations le justifient, certes. Mais il faut, en amont, bien analyser le besoin.

Rappelons qu’une levée de fond consiste à laisser entrer des investisseurs dans le capital social de votre société. En outre, il s’agit d’une dilution de la participation des associés dans la boite. Cette « perte » s’associe également à un poids dans la prise de décision, moindre.

Lors de notre interview avec Guillaume Moubeche, fondateur de Lemlist ; notamment connu pour avoir refusé une offre de 30 millions de dollars, il expliquait : « on a trop tendance à associer la réussite d’une entreprise à la somme levée. Il faut intégrer d’autres critères comme le bonheur des salariés ou le développement de la société. {…} Il existe une autre voie que la levée de fonds. Nous sommes dans une course effrénée. Pour rappel, seulement une startup sur dix sera un succès. Selon moi, le meilleur investissement est l’argent de nos clients. »

Finalement, la principale erreur serait de ne pas oser.

Nous terminerons cet article sur une citation d’Alfred De Musset : « Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir, oser, c’est avoir. »

 

Digital College vous accompagne dans vos projets et vous transmet les bons réflexes pour lancer votre business. Rendez-vous sur leur page école dédiée pour en savoir plus.

 

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