À l’heure où les réseaux sociaux atteignent un niveau inédit de saturation, où les audiences expriment une forme de lassitude et où l’engagement s’érode sur certains formats, les stratégies d’influence doivent se réinventer. En 2026, la répétition, la cohérence éditoriale et la vision long terme s’imposent comme les nouveaux standards de performance. Pour 18h08, agence de stratégie d’influence née en 2020 dans un contexte de crise sanitaire, le constat est clair : l’influence ne peut plus être pensée comme une succession d’opérations isolées. Forte de plus de 3000 collaborations annuelles et d’une expertise nourrie par ses méthodologies et algorithmes exclusifs, l’agence défend un modèle fondé sur l’ambassadorat, la répétition et la construction d’actifs média durables.
Pourquoi l’influence one-shot ne suffit-elle plus ? En quoi faut-il désormais considérer l’influence comme un média à part entière ? Et surtout, quelles preuves concrètes démontrent la supériorité d’une stratégie long terme en matière de ROI ? Alexis Duvernoy, CEO et co-fondateur de 18h08, nous partage sa vision.

JUPDLC : En 2026, vous affirmez que l’influence one-shot ne suffit plus. Quels signaux concrets observez-vous aujourd’hui (saturation des réseaux, baisse d’engagement, lassitude des audiences ou attentes accrues des marques) qui montrent que ce modèle ponctuel arrive en fin de cycle ?
Alexis Duvernoy : On voit aujourd’hui des signaux très clairs qui ne trompent plus. D’abord, la saturation des plateformes : les audiences sont exposées à un volume massif de contenus sponsorisés, ce qui entraîne mécaniquement une baisse d’attention et une hausse de la défiance. Le contenu « one-shot » est perçu comme opportuniste, donc moins crédible.
Ensuite, l’érosion des performances. Chez 18h08, on le mesure très concrètement : une campagne isolée génère rarement un impact business durable. Elle peut créer un pic, mais rarement une conversion dans le temps.
Enfin, les attentes des marques ont évolué. Elles ne cherchent plus uniquement de la visibilité, mais du ROI, de la répétition et de la construction de préférence de marque.
Aujourd’hui, une campagne d’influence ne peut plus être seulement pensée comme une activation ponctuelle. Elle doit s’inscrire dans une logique de construction d’actifs média dans le temps.
JUPDLC : Vous défendez l’idée que l’influence doit désormais être pensée comme un média à part entière. Qu’est-ce que cela implique concrètement pour les marques en matière de stratégie, de planification et d’investissement ?
Alexis Duvernoy : Penser l’influence comme un média, ça change complètement la manière de l’utiliser.
Cela implique trois choses clés :
- Planification : on ne raisonne plus en « campagne », mais en stratégie annuelle ou pluriannuelle, avec des temps forts et un always-on.
- Répétition : comme en TV ou en digital ads, on cherche à maximiser la fréquence d’exposition pour ancrer le message.
- Investissement structuré : on alloue un budget média, avec une logique d’optimisation continue, et non un budget test.
Chez 18h08, on parle de media influence : un levier hybride entre branding et performance, capable de générer à la fois de la désirabilité et du chiffre d’affaires.
Les marques qui performent aujourd’hui sont celles qui ont intégré que l’influence n’est pas seulement un levier opportuniste, mais un canal d’acquisition et de construction de marque à part entière.
JUPDLC : Vous évoquez souvent la règle des répétitions, au moins cinq expositions pour ancrer un message. Pourquoi cette logique de répétition est-elle devenue centrale dans l’efficacité des campagnes d’influence aujourd’hui ?
Alexis Duvernoy : La répétition est aujourd’hui le cœur de la performance.
Comme expliqué, dans un environnement saturé, une seule exposition ne suffit plus. Il faut en moyenne 5 points de contact minimum pour qu’un message soit mémorisé et déclenche une action.
C’est un principe bien connu en média, mais longtemps sous-exploité en influence. Chez 18h08, on l’observe très clairement :
- une campagne one-shot génère de la « simple » visibilité
- une campagne répétée génère de l’impact et possiblement de la conversion
La répétition permet : de créer de la familiarité, de renforcer la crédibilité, d’installer la marque dans le quotidien des audiences. C’est ce passage de la découverte à la considération, puis à l’achat, qui fait toute la différence.
JUPDLC : Concrètement, comment mettez-vous en place des stratégies d’ambassadorat sur le long terme chez 18h08 ? Comment se structure la relation avec les créateurs : type de contrat, liberté éditoriale, rythme de publication ou encore co-construction des contenus ?
Alexis Duvernoy : Nos stratégies d’ambassadorat reposent sur trois piliers : sélection, structuration, co-construction.
- Sélection : on choisit des créateurs alignés avec l’ADN de la marque, mais aussi capables de performer dans la durée.
- Structuration : on met en place des contrats long terme (6 à 12 mois minimum), avec un volume de contenus défini et des objectifs clairs.
- Co-construction : on laisse une vraie liberté éditoriale, tout en travaillant une ligne narrative cohérente.
Le rythme est clé : on privilégie une présence régulière plutôt que des pics isolés. L’objectif n’est pas de « faire une campagne », mais de faire émerger un ambassadeur qui devient un véritable relais de marque, presque un média propriétaire.

JUPDLC : Vous réalisez plus de 2800 collaborations par an. Pouvez-vous partager un cas concret de campagne d’ambassadorat menée par 18h08 qui illustre les bénéfices du temps long, en termes de performance, d’engagement ou de ROI ?
Alexis Duvernoy : Il y a différents formats possibles en ambassadorat qui vont dépendre de l’objectif business, de la marque / niche. Sans rentrer dans des données concrètes, ce qu’on observe pour l’ensemble des formats, systématiquement, c’est un effet cumulatif très fort.
Sur plusieurs campagnes d’ambassadorats menées par 18h08 : la considération et les taux d’engagement augmentent dans le temps, le coût par clic s’améliore, le coût d’acquisition diminue et surtout, le ROI s’améliore significativement après plusieurs mois.
On l’a observé chez les l’ensemble des clients sur lesquels nous avons mis en place ce type de mécanique : Que ce soit par exemple :
- Un Youtubeur dans le BTP pour Renault Trucks, qui a utilisé le véhicule pendant plusieurs mois dans un objectif d’engagement
- L’utilisation de Airalo (eSim Leader) par 3 ambassadeurs voyage dans un objectif de conversion
- Les communications, via du contenus incarnés, de Sylvie Tellier pour NEOW (téléphone pour enfant) pour amener de la crédibilité
- Nos recommandations de communications sur plusieurs mois d’influenceurs sportifs et outdoor pour Mephisto pour développer la notoriété d’un nouveau produit sur un nouveau marché
Dans tous ces cas, il a fallu adapter le format en fonction de la niche et des objectifs. Ce qui ne change pas, c’est qu’à chaque fois, le créateur ne « parle plus d’une marque », il incarne la marque. Et c’est cette incarnation qui crée de la confiance et donc de la conversion.
« Le vrai risque aujourd’hui, ce n’est pas d’investir dans le long terme. C’est de continuer à faire du one-shot inefficace. »
JUPDLC : Malgré ses avantages, le long terme peut aussi susciter des réticences. Quels sont aujourd’hui les principaux freins côté annonceurs ? Toutes les marques peuvent-elles se permettre ce type de stratégie, et quels risques faut-il anticiper ?
Alexis Duvernoy : Le principal frein reste culturel. Beaucoup d’annonceurs sont encore dans une logique court-termiste, avec une attente de résultats immédiats. Or, l’ambassadorat est une stratégie qui demande du temps.
Il y a aussi des craintes : dépendance à un créateur, perte de spontanéité, difficulté à mesurer la performance long terme.
Mais ces risques sont maîtrisables avec une bonne structuration. Toutes les marques peuvent activer ce levier, à condition d’adapter l’ambition et le dispositif. On peut commencer avec un ou deux ambassadeurs, puis scaler progressivement. Le vrai risque aujourd’hui, ce n’est pas d’investir dans le long terme. C’est de continuer à faire du one-shot inefficace.
À noter : il faut savoir qu’on recommande de l’ambassadorat sur plus de 90% de nos recommandations / propositions.
JUPDLC : Enfin, comment voyez-vous évoluer le marché de l’influence dans les deux à trois prochaines années ? Les stratégies d’ambassadorat vont-elles devenir la norme ou voyez-vous émerger de nouveaux modèles hybrides ?
Alexis Duvernoy : L’ambassadorat va clairement s’imposer, mais surtout, l’influence va devenir beaucoup plus hybride.
Aujourd’hui, ce qui fonctionne vraiment, c’est de connecter les leviers : amplifier les contenus en Ads, intégrer de la performance, et construire dans la durée.
Les marques les plus avancées ne voient plus l’influence comme des campagnes, mais comme un levier continu, avec des créateurs qui prennent une vraie place dans leur stratégie.
Chez 18h08, notre conviction est simple : ce qui crée de la valeur aujourd’hui, ce n’est plus l’activation, c’est la capacité à construire dans le temps.
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