Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d’agents IA

Par AFP / JUPDLC

17 mars 2026

Patrick T. Fallon / AFP

Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA

Porté par l’engouement mondial autour d’OpenClaw, Nvidia a lancé lundi sa propre plateforme pour déployer en entreprise les agents IA, capables de gérer en autonomie vos e-mails ou de coder des applications, tout en promettant de lever enfin les inquiétudes de sécurité.

Le logiciel de création d’agent IA OpenClaw a conquis cet hiver la Silicon Valley et les technophiles du monde entier, concrétisant la conviction de grands noms du secteur que ces assistants autonomes d’intelligence artificielle redéfinissent l’informatique.

« Mac et Windows sont les systèmes d’exploitation de l’ordinateur personnel. OpenClaw est le système d’exploitation de l’IA personnelle », a déclaré Jensen Huang, PDG de Nvidia, dans un communiqué.

« C’est le moment qu’attendait l’industrie, le début d’une nouvelle renaissance du logiciel », a-t-il ajouté.

Pour y prendre sa part, le géant californien de Santa Clara a dévoilé lundi une suite logicielle open source baptisée NVIDIA Agent Toolkit, conçue pour doter ces agents IA, surnommés « claws » (pinces), de contrôles de sécurité et de protection de la vie privée.

La plateforme inclut notamment NVIDIA OpenShell, un environnement d’utilisation sécurisé, afin de les rendre plus sûrs à déployer dans les entreprises.

Car cette « fièvre du homard », en référence à la mascotte d’OpenClaw, s’est accompagnée de sérieuses préoccupations de cybersécurité.

Le gouvernement chinois a interdit aux entreprises d’État de l’utiliser. Plusieurs sociétés majeures dans le monde ont aussi banni le recours aux agents d’OpenClaw, craignant que des employés perturbent leurs systèmes informatiques ou ouvrent des brèches aux pirates.

Avec sa solution, Nvidia cherche à transformer ces inquiétudes en avantage compétitif. Et à se renforcer dans le logiciel au moment où ses grands clients — Google, Meta ou Amazon — réduisent leur dépendance à Nvidia grâce aux progrès de leurs propres puces maison.

Adobe, Atlassian, Cisco, CrowdStrike, SAP, Salesforce, Siemens, ServiceNow et une dizaine d’autres éditeurs de logiciels ont annoncé qu’ils construisaient sur la nouvelle plateforme de Nvidia.


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Nuits blanches

Contrairement aux assistants IA comme ChatGPT qui se contentent de répondre aux questions, les agents d’OpenClaw agissent en autonomie quasi permanente, capables de créer des logiciels de toutes pièces.

La démonstration du potentiel des agents remonte au lancement en novembre d’un projet codé en quelques heures par Peter Steinberger, un développeur autrichien expérimenté, qui a depuis rejoint OpenAI.

Ce programme, d’abord nommé Clawdbot dans un clin d’œil au chatbot Claude d’Anthropic, était pilotable simplement via WhatsApp ou Telegram, lançant des tâches en arrière-plan de votre ordinateur.

L’enthousiasme des développeurs a été immédiat, certains rapportant avoir passé des nuits à explorer les possibilités, non sans provoquer parfois des suppressions de fichiers intempestives.

Après un recours d’Anthropic, Steinberger a renommé son projet, d’abord en Moltbot, puis en OpenClaw, relançant à chaque fois la médiatisation et la notoriété du logiciel.

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