À l’heure où l’attention se fragmente et où les marques doivent capter l’intérêt en quelques secondes, le divertissement et la pop culture s’imposent comme de puissants leviers de narration. Des expériences immersives sur les réseaux sociaux, des campagnes qui réinventent le pouvoir du CGI, des collaborations avec les licences les plus iconiques de la pop culture… Depuis plusieurs années, Busterwood s’impose comme l’un des studios créatifs de référence en Brand Entertainment. Son secret : mêler l’ADN des marques à la force du divertissement et à l’imaginaire populaire pour créer des contenus qui fédèrent, engagent et restent en mémoire. Derrière cette vision, une équipe multidisciplinaire, créatifs, storytellers, développeurs, experts licensing, artistes CGI qui conçoit des expériences digitales innovantes.
À la tête du studio, Sébastien Wullems, managing director, orchestre cette ambition : raconter des histoires de marque fortes, cohérentes, et profondément ancrées dans la culture. Comment fait-on naître un univers de marque qui divertit autant qu’il engage ? Quels sont les nouveaux territoires narratifs et immersifs à explorer ? Il nous répond.

JUPDLC : Pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre rôle au sein de Busterwood et la vision qui guide le studio aujourd’hui dans le Brand Entertainment ?
Sébastien Wullems : Busterwood est un creative studio, nous créons des contenus de marque à fort potentiel d’engagement avec un fort ancrage dans l’industrie de l’Entertainment. En tant que Managing Director, mon rôle principal consiste à m’assurer de la pertinence de nos recommandations et de la qualité de nos exécutions.
JUPDLC : Busterwood revendique un ADN profondément ancré dans la pop culture. Comment ce langage culturel influence-t-il votre approche ?
Sébastien Wullems : Nous cherchons à être au plus proche des intérêts des cibles de nos clients. La Pop Culture étant par définition un univers de tendances communes auprès du grand public, elle nourrit nos réflexions stratégiques et permet d’adopter un langage commun positif auprès de nombreuses cibles.
JUPDLC : pouvez-vous partager un exemple qui illustre votre approche du Brand Entertainment ?
Sébastien Wullems : Nous réalisons plus de 500 contenus par an mais si je dois en retenir un cette année, ce serait le contenu CGI / FOOH réalisé pour la raclette Grand Frais. Avec plus de 100 Millions de vues organiques, son succès réside dans une idée simple, diffusée au bon moment et avec la bonne exécution. Nous mixons ici deux centres d’intérêts fédérateurs, la raclette et les sports d’hiver, conjugués à une idée « fun et playful » en plein pic de froid (fin janvier).
JUPDLC : Lorsqu’une marque vous confie son univers, comment accompagnez-vous pour définir une narration forte, cohérente et fidèle à son ADN ?
Sébastien Wullems : La Pop Culture est un univers riche et profond dans lequel nous pouvons puiser de nombreuses inspirations sonores et graphiques. Ou encore, aller chercher des sources narratives aussi bien funs que émotionnelles. Au travers des inspirations Pop Culture, notre rôle principal consiste à identifier quel segment narratif et artistique correspond le mieux à l’univers de la marque et de la cible visée.
JUPDLC : Une fois cette narration posée, comment la transformez-vous en expérience digitale engageante ?
Sébastien Wullems : Opération de partenariats entre marques et licences, expériences de réalités augmentées, Gamings, Social Contents, Packagings… Quelle que soit la verticale que nous activons, nous faisons en sorte de respecter les fondements de l’engagement. À savoir, une idée forte et compréhensible en maximum 2 secondes. Soit, le temps de swiper une vidéo, de lire une affiche ou encore de décider de la prise en main d’un produit.
JUPDLC : Le licensing occupe une place centrale dans votre activité. Comment parvenez-vous à orchestrer des collaborations entre marques et licences ?
Sébastien Wullems : Avec plus de 15 années d’expérience et plusieurs centaines de collaborations, nous avons appris à marier les univers tout en respectant les contraintes narratives et réglementaires de chacune des parties. Ceci étant dit, la première règle consiste à organiser la rencontre autour d’une idée qui doit faire sens pour l’ensemble des trois parties : Marques, Ayants droits et Consommateurs.
JUPDLC : Quelles méthodes ou process internes vous permettent de garantir qualité et cohérence ?
Sébastien Wullems : En qualité de Creative Studio, nous sommes en mesure de réaliser via nos propres ressources l’essentiel de nos créations. Ainsi les 2/3 de notre staff sont des équipes techniques et artistiques regroupant de nombreuses compétences. Telles que des Graphics designers, 3D artist, Gaming developpers et AR developpers…
JUPDLC : Quels sont les défis les plus fréquents lorsque vous construisez des narrations de marque fortes et innovantes ?
Sébastien Wullems : Notre principal défi consiste à résoudre l’équation permettant de faire matcher les désirs clients avec les nombreuses contraintes liées aux projets (chartes ayant droits, réglementations, budget, délais…). C’est pour cette raison que nous nous sommes organisés en creative studio. Ceci nous permet de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur et, ainsi, garantir la bonne transformation du brief.
Voir cette publication sur Instagram
JUPDLC : Selon vous, pourquoi les marques cherchent-elles aujourd’hui autant à s’ancrer dans la pop culture et le divertissement ?
Sébastien Wullems : Son efficacité réside dans sa capacité à générer de l’attention et de l’empathie. Par ailleurs, il s’agit de références communes permettant de sensibiliser et rassembler, via une même approche créative, des cibles larges qu’il convient en général de « multi-targetter ».
JUPDLC : Et demain ? Quelles tendances vont, selon vous, redéfinir la manière dont les marques raconteront leurs histoires dans les prochaines années ?
Sébastien Wullems : L’IA, via sa rapide évolution et sa simplicité d’accès, va évidemment bouleverser la grammaire visuelle des contenus sur les réseaux sociaux. Mais au-delà de ce phénomène, nous pensons que le gaming, tant en termes de Licence que de territoire de communication, n’en est qu’à son balbutiement…



