Comment développer un sentiment de bien-être en agence ?

En collaboration avec ISCOM
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Travailler dans la communication ou la publicité ne veut plus rien dire tant le secteur est large. En agence, chez un annonceur, dans une marque, en régie publicitaire ou encore sous le statut de freelance, les structures sont tout aussi vastes. Quoi qu’il en soit, le secteur est marqué par une remise en question du bien-être en agence et de l’organisation de certaines entreprises. L’objectif ? Garder ses talents, capitaliser son capital sympathie. Un défi pris au sérieux par l’ISCOM qui souhaite préparer ses étudiants à la réalité du terrain.

 

Se sentir bien intégré

L’intégration est primordiale pour se sentir confiant et heureux dans une agence de publicité. Et en période de pandémie et de télétravail quasi généralisé, cette pratique peut s’avérer très délicate. De nombreux outils informatiques peuvent venir en aide au recruteur et au gérant de l’agence. Dans la plupart des écoles comme l’ISCOM, la mise en place de réunion sur Zoom, Teams, ou autres logiciels est devenue un passage obligé, tant par obligation sanitaire que par volonté de préparer les étudiants à l’usage de ces derniers.

De nombreux talents regrettent déjà l’époque pré-Covid19. Le temps où l’ambiance à l’agence était marquée par des rires, et de la tension. Travailler en agence de pub offre beaucoup d’avantages. En effet, sept salariés sur dix en agence sont fiers de leur job et 71% aiment leur métier selon l’étude « Le travail en agence de communication » ; étude lancée par l’association des agences conseil en communication (AACC) avec Stratégies et réalisée par l’IFOP. Cette étude montre ainsi que les professionnels interrogés pointent bien les raisons pour lesquelles ils aiment ce métier : la création publicitaire, la variété des missions, et la diversité des rencontres. Ils citent l’autonomie, la liberté. Face à des secteurs d’activité où il y a de plus en plus de process qui enferment, notre métier laisse de l’espace aux gens et les agences doivent veiller à cultiver cette autonomie. Enfin, l’intérêt intellectuel du travail est aussi plébiscité par les professionnels de la communication : 83% des participants à l’enquête, estiment exercer un métier intelligent et 84% d’entre eux mettent en avant le fait de travailler sur des sujets et projets variés.

De nombreux étudiants témoignent de leur expérience en agence. L’ISCOM propose certains témoignages d’anciens étudiants, comme ici. Pour rappel, l’ISCOM s’appuie sur son réseau d’entreprises partenaires et ses intervenants, professionnels expérimentés, pour proposer une formation qui associe vision stratégique et maîtrise opérationnelle de la fonction communication dans l’entreprise. Cinq années de formations sont alors proposées.

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« Nos étudiants sont préparés et accompagnés pour l’intégration en entreprise que ce soit dans le cadre d’un stage ou d’une alternance. Des ateliers collectifs et individuels, des semaines professionnelles dédiées. Notre service Innovation Entreprises & Carrières veille à l’accompagnement et la bonne intégration de chaque étudiant et reste à leur écoute pendant toute la durée de l’expérience hors les murs de l’école »  explique Magali Guiramand, directrice de la communication de l’ISCOM Paris.

 

L’impact de la pandémie sur l’intégration

De nombreux CEO et dirigeants d’agences de communication pensent déjà à la nouvelle organisation de leurs agences. Et pour certain, l’agencement de l’espace devient un sujet primordial. Ils sont alors nombreux à privilégier de grands espaces de coworking dans une atmosphère cosy et chill. L’enjeu est, bien évidemment, de mettre à l’aise ses talents.

Il est prouvé que dans un espace de travail bienveillant et en adéquation avec les attentes d’une personne, les performances des différents talents sont alors plus optimales. Le monde de la publicité est connu par ce cliché. Celui de partie de babyfoot entre deux appels d’offres, ou encore des heures de réflexion et de détente pour trouver la bonne accroche publicitaire pour un client. La réflexion est plus optimale dans un endroit sain et entouré de bonnes personnes.

Néanmoins, l’intégration de nouveaux talents peut s’avérer complexe. En effet, au-delà de la simple intégration de la nouvelle recrue, il y a toute la phase de formation à penser. Et il faut prendre en compte les complications liées à la crise sanitaire. Quoi qu’il en soit, le marché redémarre en ce premier trimestre 2021. Les clients reviennent avec des briefs, et les agences recherchent de nouveau talents pour les accompagner.

« La crise sanitaire sans précédent a forcé chaque entreprise/agence à réinventer son management d’équipe et notamment son processus d’intégration des nouvelles recrues. A l’ISCOM nous coachons nos étudiants au quotidien afin qu’ils soient les plus agiles possibles, et qu’ils soient les premiers acteurs dans la réussite de leur intégration en entreprise. Proactivité, curiosité et écoute sont aujourd’hui les clés d’une intégration professionnelle aussi peu traditionnelle soit-elle en cette période. » appuie Cecile Montigny, Directrice Innovation Entreprises et Carrières.

 

Le cas Balance ton Agency

« Si tu passes sous le bureau, tu pourras venir avec nous à Cannes », « Tu ferais mieux de bosser au lieu de te pavaner dans les couloirs avec tes talons » … Lancé en 2020, le compte Instagram Balance Ton Agency s’est donné pour mission de dénoncer les comportements abusifs et les cas de harcèlement en agence de publicité. En quelques semaines, ce compte a poussé à la démission de grandes figures du milieu et a provoqué une prise de conscience générale. Aujourd’hui, les salariés n’hésitent plus à prendre la parole, et à dénoncer ces faits.

La créatrice du compte Instagram assure que l’ambition de Balance Ton Agency est « de dénoncer les abus dans ce milieu. Nous travaillons dans un secteur qui améliore l’image de nos clients afin de leur donner une attitude positive et vertueuse aux yeux du grand public, et pourtant, le climat interne de certaines agences est catastrophique ». À la fin avril 2021, le compte Instagram affichait plus de 71 000 abonnés.

Et de nombreux secteurs suivent la tendance à l’instar de Balance ta Start-up ou Balance ton Cabinet. En septembre dernier 2020, trois étudiants de l’école de commerce l’Emlyon lançaient déjà un compte Instagram en réaction aux comportements sexistes subis par de nombreuses stagiaires : Balance ton Stage.

« Nous avons donné la parole aux Lionnes dans le cadre d’une conférence ISCOM Care qui s’adressait à l’ensemble de nos étudiants de nos 8 campus afin d’informer et de rappeler que l’ISCOM et les Lionnes restent à la disposition des étudiants en cas de situation problématique. »

 

Des avis contre cette pratique

Le 28 janvier 2021, le journal Les Échos proposait un débat autour de la dénonciation sur les réseaux sociaux. Alors qu’Élise Fabing, avocate en droit du travail et fondatrice du cabinet Alkemist Avocats s’est dite pour cette pratique, Juliette Chapelle, avocate pénaliste, en charge de nombreuses affaires en droit pénal du travail, s’oppose à cette pratique. Elle explique que : « la libération de la parole est toujours une bonne chose. Cependant, il est important de le faire dans un cadre adapté. Les comptes qui consistent à dénoncer des entreprises ou des managers présumés toxiques sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux. Or, je ne pense pas que ces plateformes soient un cadre adapté et agir efficacement contre le harcèlement ou pour lutter contre des abus dans le monde du travail ».

De son côté, Élise Fabing préfère s’intéresser à la positivité de cette tendance. Elle affirme que : « ces comptes, en plus de lutter contre les mauvaises pratiques au travail, permettent aux entreprises visées de remettre en question leurs modes de management, de conclure des accords d’entreprises plus protecteurs des salariés et de prendre soin de leur marque employeur ».

 

Et après ?

Suite aux différents scandales provoqués par ces accusations sur les réseaux sociaux, de nombreuses agences ont dû se remettre en question et développer un nouveau fonctionnement en interne. Autre point positif : les différentes prises de paroles ont permis de proposer des solutions concrètes. Par exemple, le compte Balance ton Agency et l’association Les Lionnes ont permis la mise en place d’un travail de fond au sein de l’association des agences de conseil en communication (AACC), pour améliorer les conditions de travail des salariés du secteur.

Quoi qu’il en soit, le bien-être dans les agences a toujours été plébiscités par les acteurs du secteur. Ce dernier est en pleine mutation et, même si de nombreuses agences privilégient le télétravail et que de nombreux talents préfèrent avoir un statut de freelance, les dirigeants tentent de calquer la réussite de certaines agences UK ou US qui proposent une organisation bien différente.

 

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