Comment les annonceurs peuvent-ils toucher les adeptes des adblockers ?

Un adblocker prend généralement la forme d’une extension que l’on peut installer sur son navigateur. Cette dernière s’efforce ensuite de retirer chaque bout de code JavaScript (c’est-à-dire des éléments permettant l’affichage d’une publicité) avant l’ouverture de la page web. Dans l’ensemble, les adblockers empêchent l’affichage de pop-up fâcheuses ou de publicités traquées. Parmi les bloqueurs de publicité les plus populaires, nous pouvons citer : AdBlock, Ghostery, Poper Blocker ou encore uBlock Origin. Ces extensions présentent de nombreux avantages : maximisation de l’anonymat des internautes, navigation plus rapide ou encore protection contre la cybercriminalité.

Cependant, ces outils présentent également un inconvénient de taille pour les éditeurs et les marques. En effet, l’affichage de publicités est l’une des solutions les plus utilisées pour générer des revenus légitimes chez les médias. En ce sens, supprimer l’ensemble des contenus publicitaires sur un site média devient problématique d’un point de vue business.

 

Qui sont les utilisateurs d’adblockers ?

D’après l’étude « Connected Life 2017 » de Kantar TNS, un internaute sur cinq dans le monde utilise un adblocker. Ce constat est d’autant plus important en Europe. En effet, 34 % des internautes français ont installé un adblocker sur leur ordinateur et 39% en Allemagne. Cependant, c’est essentiellement sur les appareils mobiles que le blocage des publicités a augmenté. En effet, selon le rapport PageFair Adblock de la société de technologie publicitaire Blockthrough réalisé en 2021, le nombre d’utilisateurs d’adblockers a doublé au cours des cinq dernières années. Il est passé de 282 millions à 586 millions à la fin de l’année 2020.

Par ailleurs, Eyeo, la société éditrice des logiciels Adblock Plus, Flattr et Trusted News a également réalisé une étude portant sur les utilisateurs d’adblockers en France. Cette dernière a été publiée le 4 décembre 2019. Il en ressort que 60% des français installent un adblocker pour ne plus voir de publicité en ligne et 40% pour garantir la sécurité de leur vie privée sur Internet. Parallèlement, l’étude mentionne la crainte des annonceurs à l’égard du blocage publicitaire. Oui, ces derniers estiment que les utilisateurs d’adblockers constituent une audience perdue, en toute logique.

 

Quelles solutions pour les annonceurs face aux adeptes d’adblockers ?

Afin de répondre aux angoisses des annonceurs, Eyeo mentionne un élément important : 58% des internautes préfèreraient le filtrage au blocage publicitaire. 61% des sondés déclarent même être prêts à désactiver complètement leur adblocker sur les sites capables de proposer un faible nombre de publicités. Cela prouve donc que les formats et les méthodes publicitaires posent davantage problème que la publicité en elle-même. Néanmoins, seuls 40% des sondés déclarent savoir que certains logiciels proposent des fonctionnalités de filtrage et non uniquement de blocage publicitaire. Il est donc essentiel pour les annonceurs de se renouveler et de proposer du contenu de qualité par d’autres biais.

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Crédit photo : Adobe Stock

 

Solution n°1 : Le brand content

Sur Internet, certaines formes de publicité échappent aux bloqueurs de publicité. Les annonceurs peuvent donc miser sur ces méthodes pour communiquer malgré l’émergence des adblockers. C’est le cas du brand content. Il s’agit d’une stratégie marketing visant à véhiculer l’image et les valeurs d’une entreprise ou d’une marque auprès des consommateurs, via divers contenus éditoriaux (infographie, podcast, storytelling…).

 

Solution n°2 : Le native advertising

Le native advertising désigne des publicités qui s’intègrent au contenu d’un site internet. Ces formats sont moins gênants car ils ne ressemblent pas à des publicités classiques, ils se confondent avec l’ADN du site. Néanmoins, pour qu’une native ad soit efficace, il faut faire attention au ciblage. En effet, pour que la publicité s’intègre parfaitement au contenu du site, il doit y avoir une cohérence entre l’audience du site et la cible de la publicité.

 

Solution n°3 : Passer en « white list »

Le leader des bloqueurs de publicité, AdBlock Plus, possède une charte des publicités dites « acceptables », qui priorise les formats non animés et les liens sponsorisés. Les annonceurs respectant cette charte peuvent demander à être ajoutés à la « white list » d’Adblock Plus. Bien que cette méthode fasse débat, on constate que beaucoup d’acteurs sont prêts à payer pour que leurs publicités soient affichées. C’est le cas d’Amazon, d’Ebay, de Google, d’Orange ou encore de Yahoo.

 

Solution n°4 : La presse écrite

Certes, la presse écrite est en perte de vitesse ces derniers temps. Néanmoins, cela reste un secteur où les annonceurs sont nombreux. Une solution à ne pas négliger donc !

 

Solution n°5 : La publicité OOH et DOOH

Parmi les supports publicitaires traditionnels, le OOH (publicité extérieure) est celui qui résiste le mieux au digital. Ainsi, selon Magna, les investissements en OOH ont augmenté de près de 5% en 2018. Or, il s’agirait du seul support traditionnel à avoir enregistré une croissance cette année-là.

Enfin, si la publicité extérieure nous fait souvent penser aux panneaux publicitaires statiques évoqués ci-dessus, les choses sont en train de changer grâce à l’apparition du DOOH (affiches digitales en extérieur). Il s’agit d’un support attractif, apprécié du grand public, généralement situé à proximité des grands centres commerciaux.

 

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Crédit photo : DooH it

 

DooH it, le média innovant

Dans le cas où les solutions listées précédemment ne suffisent pas (ce qui est fort possible), DooH it peut s’avérer être une solution efficace pour contrer les adblockers. En effet, en choisissant cette régie publicitaire, les annonceurs n’auront pas besoin de se casser la tête en créant du brand content ou en payant AdBlock Plus pour passer en white list.

DooH it propose deux moyens originaux de diffuser de la publicité, à savoir, les Bubbles et les Digicab. Tout d’abord, les Bubbles sont des solutions médias qui permettent de toucher de deux façons les audiences. D’une part grâce au print de 2m2 permettant de générer une importante ODV (occasion de voir). D’autre part, grâce aux supports digitaux, dotés d’un service de rechargement mobile sécurisé. Situés dans des lieux de passage comme les aires d’autoroutes, les centres commerciaux ou encore les espaces de co-working, les Bubbles s’avèrent être un média tactique de choix. Pour bénéficier de ce service, les utilisateurs n’ont qu’à regarder des vidéos publicitaires pendant le chargement de leurs téléphones. Médias tactiques par définition, les Bubbles sont des dispositifs intelligents qui diffusent une publicité en rapport avec l’endroit dans lequel se trouve la station de recharge. Quant au média Digicab il s’agit d’écrans installés face aux voyageurs à bord des VTC ou des taxis. Ce média dispose d’une intelligence artificielle qui analyse le persona des audiences exposées pour diffuser des boucles publicitaires contextualisées.

 

Ma French Bank a testé et validé DooH It !

En novembre 2019, Ma French Bank a lancé un compte bancaire pour les adolescents baptisé « French Bank X We Start« . Afin de faire connaître sa nouvelle offre, Ma French Bank a contacté DooH it. La régie publicitaire a alors diffusé une publicité dotée d’un QR code redirigeant les audiences vers une landing page dédiée à l’offre bancaire sur 150 écrans Digicab. La campagne a duré 14 jours et avait pour objectif de cibler des hommes et des femmes âgés de 26 à 45 ans et résidant sur la Côte d’Azur, en Ile de France ou à Lyon.
Suite à cette opération de communication, il s’est avéré que le QR code a été scanné 116 fois, que l’âge moyen des personnes touchées était de 27 ans et que le taux d’attention face aux écrans était de 27%. Dans l’ensemble, cette campagne a été une vraie réussite pour Ma French Bank.
C’est ce que confirme Louis Broccolichi, le chef de projet communication et marketing chez Ma French Bank, lorsqu’il déclare : « Le format Digicab nous a tout de suite beaucoup plu avec Karen et les équipes de Ma French Bank. Nous sommes toujours à la recherche de façons de communiquer innovantes et ce média sort complètement du lot. Il répondait à nos attentes. Nous sommes une banque mobile, le fait de pouvoir cibler une audience attentive dans un VTC et de la rediriger vers notre site grâce à QR code et un mobile, cela correspondait complètement à nos besoins ».

Voici donc la preuve que les adblockers ne doivent plus être un obstacle pour les annonceurs. Il existe aujourd’hui des solutions innovantes, créatives et surtout efficaces pour continuer à communiquer !

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