Lancé en 2023, Bluesky n’a cessé de faire la une et de gagner en popularité, attirant de nombreux utilisateurs déçus par les évolutions de X depuis son rachat par Elon Musk. Offrant une expérience proche de celle du « Twitter historique », la plateforme connaît une croissance constante et a doublé son nombre d’utilisateurs en l’espace de quelques mois, atteignant la barre des 30 millions.
Visibrain, plateforme de social listening, vient d’intégrer Bluesky à la liste de ses sources de données, au même titre que TikTok, Instagram, et autres réseaux sociaux. A l’occasion, la plateforme présente 4 raisons d’intégrer cette plateforme en plein essor à sa veille digitale.

Pourquoi Bluesky s’impose petit à petit comme une source de données incontournable ?
Parce que 5 millions de posts sont publiés chaque jour en moyenne
L’intérêt pour Bluesky s’est intensifié lors de l’ouverture des inscriptions, générant des millions de messages, avant de connaître une phase de stagnation. À partir de septembre 2024, les discussions atteignent une moyenne de 5 millions de posts publiés par jour en 2025. À titre de comparaison, ce volume représente 67% de plus que Threads.
Trois actualités majeures ont propulsé les discussions sur Bluesky :
- La plateforme d’Elon Musk devient inaccessible au Brésil après une décision de justice.
- La modification de la fonction de blocage pensée par les équipes de X suscite les débats.
- Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche fin novembre enflamme les discussions.
Parce que Bluesky attire un large panel de communautés
Déçues par le réseau social d’Elon Musk, différentes communautés ont trouvé refuge sur Bluesky, fuyant la désinformation présumée et le climat tendu qui a suivi l’élection de Donald Trump.
Parmi ces profils figurent de nombreuses figures politiques qui ont rapidement rejoint la plateforme. Les médias et journalistes ont également migré massivement, notamment fin janvier 2025. Les sphères des militants et des collectifs activistes y ont trouvé un nouvel espace d’échange, tandis que les associations comme WWF ou Emmaüs France ainsi que les institutions telles que la région Grand Est ou le CNRS ont aussi ouvert leur compte. Enfin, la communauté scientifique et les chercheurs ont été séduits par Bluesky.
Parce que Bluesky reprend les caractéristiques qui ont fait le succès de X/Twitter
Bluesky doit sa popularité croissante au fait qu’il reprend les caractéristiques phares de son concurrent X, qui ont façonné son identité autour des débats et de l’actualité. Comme X, Bluesky est conçu avec la diffusion de messages courts et en temps réel. Ce réseau social permet ainsi une réactivité immédiate sur des sujets d’actualité.
Son système de repost renforce ainsi la viralité des contenus, tandis que son caractère public et ouvert encourage les échanges, qu’ils viennent d’anonymes ou de figures médiatiques. À l’image de son concurrent, les hashtags et les trending topics orientent les tendances. Le partage de liens enrichit les débats. Autant d’éléments qui ont fait le succès de X et qui expliquent pourquoi Bluesky s’impose comme une alternative crédible, notamment auprès d’un public avide d’actualité.

Parce que c’est un nouveau terrain de jeu pour la veille de marque
Les marques restent discrètes sur Bluesky. En effet, seulement une poignée d’entre elles y sont présentes et actives. Certaines, comme la SNCF, ont ouvert leur compte pour s’assurer de leur présence officielle, sans pour autant alimenter leur compte. D’autres, comme la marque de crèmes glacées Ben&Jerry’s, font déjà figure de bons élèves en tirant leur épingle du jeu.
Les marques ne sont pas encore très présentes, mais sont déjà très mentionnées. À titre d’exemple, la chaîne de fast-food McDonald’s est citée, en moyenne, 30 000 fois par mois sur la plateforme. Un volume qui se rapproche de celui d’une personnalité politique très mentionnée sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron (avec seulement 10 000 mentions de moins pour McDonald’s).
Parce qu’elles y sont déjà mentionnées, et que le potentiel de viralité est très fort sur Bluesky (à l’instar de X), les marques n’ont d’autres choix que de mener une veille active sur ce réseau social.


