En 2025, toucher la génération Z, c’est d’abord comprendre ses codes, ses passions et ses habitudes. Pour Yop, la marque emblématique de yaourts à boire, cela passe par un virage fort vers l’univers shonen, ce genre de mangas d’initiation qui passionne les adolescents depuis des années.
Avec sa nouvelle campagne « Passe en mode Yop », pensée et réalisée par les agences Gangstères et The Source, la marque s’immerge dans cet univers avec une série de films animés et une capsule OAV (Original Animation Video) portée par Mastu, influenceur majeur de la culture animée.
Cette campagne hybride, mêlant storytelling, influence et brand content, célèbre les petits défis quotidiens de l’adolescence à travers une narration authentique, interactive et co-créée avec la communauté. Déployée sur Instagram, TikTok, YouTube et Twitch, elle illustre la volonté de Yop d’aller au-delà du simple produit pour créer une véritable expérience générationnelle.
Pour mieux comprendre les enjeux de cette campagne, son ambition et les choix qui l’ont façonnée, nous avons rencontré Éloïse Pellerin, Head of Influence chez Gangstères, et Bérangère Elan, Directrice Marketing France chez Yoplait.

JUPDLC : C’est quoi « passer en mode Yop » aujourd’hui ?
Éloïse Pellerin : Passer en mode Yop, c’est oser, assumer qui tu es, avec tes forces et tes doutes. C’est trouver la motivation de faire un pas de plus, même petit. « Passer en mode Yop », c’est finalement ça : se motiver sans pression, se lancer sans costume, oser sans s’excuser. On voulait incarner cette attitude de manière ludique, sincère et inclusive, où chacun peut s’y retrouver.
Bérangère Elan : Le passage en mode Yop s’inspire directement du « mode Shonen », issu de la culture japonaise et largement utilisé dans l’univers des mangas et animés. Il illustre un changement d’état d’esprit qui pousse au dépassement de soi.
Yop a pour ambition d’être la marque qui représente les adolescents, ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Nous avons donc voulu mettre en lumière les défis qu’ils rencontrent dans leur quotidien et devenir l’allié qui les aide à révéler leur plein potentiel. Concrètement, aujourd’hui, « passer en mode Yop » c’est oser.
JUPDLC : Pourquoi c’était le bon moment pour faire évoluer l’image de Yop avec une campagne aussi pop culture ?
Bérangère Elan : Yop est une marque iconique mais surtout historique puisqu’elle est née en 1974. Nous avons soufflé notre 50ème bougie l’année dernière ! Le secret de la jeunesse éternelle de la marque, c’est l’adaptation continue pour rester en phase avec la Gen Z de façon authentique.
Après le succès de nos éditions limitées inspirées de la culture manga (Yop parfum Abricot-Matcha et Cerise-Sakura), il était naturel de prolonger cette immersion dans un univers qui parle aux ados d’aujourd’hui avec une campagne qui assume complètement son ADN pop culture.
JUPDLC : Le shonen, la narration animée, l’univers adolescent : ce sont des choix instinctifs ou une stratégie de marque vouée à évoluer sur le long terme ?
Bérangère Elan : Ce n’est pas un hasard, mais bien une approche que nous avons pensée sur le long terme. Depuis 2023, nous avons recentré notre stratégie de communication sur les adolescents. Yop est une marque qui s’inscrit dans leur quotidien, il est donc nécessaire que nos campagnes reflètent leur univers en constante évolution avec justesse et pertinence.
C’est pourquoi nous nous sommes entourés d’un « crew » d’adolescents qui nous guide et nous challenge régulièrement. Dans ce contexte, le shonen et la narration animée se sont imposés naturellement comme des leviers puissants pour créer du lien avec eux. À l’avenir, nous allons continuer à mettre en lumière leurs centres d’intérêt, tout en restant attentifs à l’évolution rapide de cette génération. Les ados d’aujourd’hui ne sont pas les ados de demain !

JUPDLC : Comment êtes-vous parvenus à adapter un storytelling de manga à une campagne d’influence ?
Éloïse Pellerin : Nous avons abordé ce projet comme une véritable construction narrative : avec des archétypes, un fil rouge, des quêtes personnelles. Plutôt que de transposer mécaniquement les codes de manga/animés, nous nous sommes entourés de personnes passionnées pour pouvoir adapter au mieux ce storytelling. L’influence ici devient un vecteur de récit, de passions et de discussions, pas qu’un outil publicitaire.
JUPDLC : Vous travaillez avec Mastu. Pourquoi l’avoir choisi ?
Éloïse Pellerin : Je souhaitais que l’on collabore avec quelqu’un de profondément légitime dans l’univers des animés, mais qui soit aussi une figure positive pour la Gen Z. Mastu est arrivé comme une évidence. Plus qu’un créateur de contenus, c’est une personne sincère, à l’écoute de sa communauté et qui s’est impliqué à 100% dans le projet. On lui a proposé une co-écriture, pour qu’il parle vraiment de lui. Sa passion pour la boxe, le dépassement de soi, sa détermination… Tout ce qui résonne avec cette jeunesse que nous cherchons à inspirer avec Yop. Nous voulions aller plus loin qu’un simple partenariat, et c’est cette écoute mutuelle qui fait la force de cette collaboration.
JUPDLC : Pourquoi avoir choisi Twitch comme plateforme pour diffuser la capsule vidéo de Mastu en avant-première ?
Éloïse Pellerin : Twitch, c’est un espace de connexion directe, de partage en temps réel entre le créateur et sa communauté. On voulait que cette avant-première soit un vrai moment, pas juste une mise en ligne. Et surtout, comme la capsule a été co-écrite avec Mastu, il nous semblait évident, voire naturel, que ce soit lui qui en fasse l’annonce à sa communauté, dans un format qui lui ressemble.
On a abouti à une prise de parole sincère, portée par un créateur qui raconte son projet – et à travers lui, notre histoire commune. C’est cette authenticité qui crée de l’engagement : en respectant les points d’ancrage entre les talents et leur audience.
JUPDLC : Comment avez-vous travaillé en interne pour faire cohabiter la production de contenu et l’ADN du produit ?
Bérangère Elan : Depuis 2 ans, nous avançons main dans la main avec les agences Gangstères et The Source, qui nous accompagnent à la fois sur la réflexion stratégique et la production. Cette collaboration étroite et continue leur a permis de s’approprier en profondeur l’ADN de Yop pour nous proposer des contenus en parfaite résonance avec celui-ci.
JUPDLC : Quel est l’enjeu de cette campagne ? Et quelle ambition y a-t-il derrière celle-ci ?
Éloïse Pellerin : Cette campagne, c’est une nouvelle façon de prendre la parole en tant que marque : plus complice, plus inspirante, plus incarnée. L’enjeu, c’était de recréer du lien avec une cible adolescente qui n’attend rien des marques, mais qui peut s’y attacher si on les respecte vraiment.
Et ça commence par le choix du bon partenaire : pas pour son reach, mais pour ce qu’il a à dire. On voulait que cette campagne devienne un petit shoot de confiance au quotidien. Une marque qui ne cherche pas à faire la leçon, mais qui dit : « vas-y, à ta manière ». C’est ça, « passer en mode Yop ».
Bérangère Elan : Depuis sa création en 1974, Yop incarne l’innovation, c’est la marque pionnière du yaourt à boire et de son geste devenu aujourd’hui incontournable. Pour rester leader sur notre segment (1ere marque des yaourts à boire avec 54% de PDM volume sur les segments YAB classique et enfant – Circana CAM P6 2025) et continuer d’être la marque d’Ultra-frais la plus citée par les ados (Xerfi Tracker de marques 2024), nous avons un impératif : nous réinventer en permanence.
Cette campagne s’inscrit pleinement dans cette dynamique, avec l’enjeu principal de nourrir le lien que nous avons créé avec la Gen Z grâce à l’utilisation de leurs codes culturels et leurs références. À travers cette prise de parole, notre ambition est claire : inciter la Gen Z à passer en mode Yop !
JUPDLC : Pour parler à la Gen Z, vous misez sur l’influence, la narration, l’interactif. Qu’est-ce qui fonctionne vraiment en 2025 ?
Éloïse Pellerin : Ce qui fonctionne, c’est ce qui parle vrai. La Gen Z est ultra-lucide, elle capte instantanément ce qui sonne creux ou forcé. C’est là que l’influence joue un rôle clé : quand elle est bien pensée, elle permet de raconter des histoires qui résonnent. L’influence aujourd’hui, ce n’est pas une vitrine, c’est un levier narratif à part entière. Et quand on fait confiance aux créateurs de contenus, qu’on leur donne la place d’auteur, pas juste d’amplificateur, ça change tout.
Une campagne réussie en 2025, ce n’est pas juste une vidéo virale : c’est un univers dans lequel les gens ont envie d’entrer, de rester et de participer.

JUPDLC : Selon vous, est-ce que ce type de campagne préfigure le futur de Yop ? Plus immersif, plus narratif, plus culture shonen ?
Bérangère Elan : Cette campagne s’inscrit dans la continuité de la stratégie initiée en 2023 sur la marque Yop, avec un ancrage encore plus fort dans les codes culturels de la Gen Z. C’est une direction que nous souhaitons approfondir, tout en gardant la flexibilité nécessaire pour évoluer au rythme de notre cible.
Yop est une marque emblématique qui existe et se renouvelle depuis plus de 50 ans, et nous continuerons à le faire dans les prochaines décennies. Nous animerons la prochaine génération d’adolescents sous des formes nouvelles, en phase avec leurs aspirations. Ce qui est certain c’est que l’avenir s’annonce aussi passionnant que imprévisible !
Pour en savoir plus sur Gangstères, rendez-vous sur sa page dédiée !










