Interview – La Sélection : Ludovic Du Plessis rejoint le jury du nouveau palmarès de J’ai un pote dans la com

Par Louane Choplin

24 mars 2026

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En 2026, J’ai un pote dans la com lance La Sélection, son premier Grand Prix dédié aux personnalités qui façonnent réellement le marketing, la communication et les médias. Un palmarès indépendant, pensé pour mettre en lumière celles et ceux qui créent de l’impact, font évoluer les pratiques et redéfinissent les standards du secteur.

Pour composer ce jury, la rédaction s’entoure de profils aux parcours singuliers et aux convictions fortes. Parmi eux, Ludovic Du Plessis, président de Champagne Telmont et directeur de la division Prestige du groupe Rémy Cointreau, incarne une vision exigeante du luxe, guidée par le temps long et l’engagement environnemental.

Parcours, parti pris sur la sustainability, vision de l’influence et attentes pour cette première édition de La Sélection : il a répondu à nos questions.

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JUPDLC : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en retraçant les grandes étapes de votre parcours ?

Ludovic Du Plessis : Passionné par les produits d’excellence, j’ai consacré plus de 25 ans aux vins et spiritueux, avec une conviction simple : le temps et la nature sont nos deux matières premières les plus précieuses. J’ai eu la chance de faire mes armes chez Dom Pérignon, aux côtés de Richard Geoffroy (le Master de la Champagne !), qui m’a profondément marqué. Ensuite, j’ai dirigé Louis XIII Cognac, une maison où l’on pense en siècles. C’est là que j’ai développé cette obsession du temps long, avec des projets comme la campagne « 100 Years ». 

Et puis un jour, en 2020, je sillonne la Champagne en vélo Brompton avec la folle idée d’investir en Champagne. Lorsque je rencontre Telmont, c’est une évidence, un vrai coup de foudre… Une maison centenaire, une « belle endormie » avec des vins extraordinaires et déjà une sensibilité à l’agriculture bio. Je propose à Rémy Cointreau d’investir dans cette maison de Champagne et de porter un projet radical en Champagne baptisé « Au Nom de la Terre » : produire un champagne d’exception sans aucun compromis en matière de durabilité.

En 2022, je propose à un vieil ami, Leonardo DiCaprio, porte-parole aux Nations Unies sur le Climate Change, d’investir dans Telmont et de nous aider à pousser les limites, à innover sans cesse « Au Nom de la Terre ».

Aujourd’hui, je dirige la division Prestige du groupe Rémy Cointreau, où j’ai la chance de veiller sur le destin de 3 maisons d’exception : Louis XIII, Telmont, et Maison Psyché.

 

JUPDLC : Quelle est la conviction profonde qui guide au quotidien votre manière de diriger Champagne Telmont ?

Ludovic Du Plessis : Cette conviction est très simple : le vin est bon si la Terre est belle. Tout part de là. Chez Telmont, chaque décision est prise « Au Nom de la Terre ». Cela veut dire aller vers le 100% bio et régénératif d’ici 2031. Aujourd’hui, 70% de l’ensemble de nos vignes et celles de nos partenaires vignerons sont déjà en agriculture biologique et nous sommes depuis 2025 la première Maison de Champagne certifiée Regenerative Organic Certified® (ROC™) sur nos vignobles certifiés biologiques. Cela veut aussi dire réduire drastiquement notre empreinte carbone pour atteindre le Net Zéro d’ici 2050. Je suis convaincu que la sustainability n’est pas une contrainte, que c’est au contraire un terrain de jeu incroyable pour innover, créer, et une occasion d’élever encore davantage la qualité.

 

JUPDLC : Y’a-t-il un projet ou une décision dont vous êtes particulièrement fier et qui raconte bien votre vision ?

Ludovic Du Plessis : Je suis fier d’une chose : oser être radical. Le projet « Au Nom de la Terre », c’est ça. Arrêter les coffrets cadeaux ou autres éditions limitées, alléger les bouteilles, stopper le fret aérien, passer au bio et au régénératif… Ce sont des décisions de bon sens, de bon sens paysan, de bon sens vignerons. Et chez Telmont, le bon sens n’est pas négociable. On ne transige pas avec la Terre. Donc on ne fait aucun compromis.

Et puis il y a cette idée qui me suit depuis longtemps : quand on croit à quelque chose, il faut aller jusqu’au bout. Chez Louis XIII, nous avons ainsi lancé la campagne « 100 Years » (hors France) avec John Malkovich et Pharrell Williams… dont les œuvres sortiront respectivement en 2115 et 2117. Penser le siècle à l’avance, c’est ce que nous faisons chaque jour chez Louis XIII, et ça change tout. Ça oblige à la plus grande cohérence.


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JUPDLC : Dans votre parcours, quelle a été la plus grande prise de risque ? Et avec le recul, referiez-vous le même choix ?

Ludovic Du Plessis : La plus grande prise de risque, sans hésiter, c’est Telmont. Investir dans une maison de Champagne avec une vision aussi radicale, c’est tout sauf confortable.

Et puis il y a un autre pari : celui de l’authenticité. Depuis longtemps, je suis persuadé que l’organic endorsement est beaucoup plus puissant que la publicité classique. Et qu’aujourd’hui, une prise de parole sincère d’une célébrité sur les réseaux sociaux vaut beaucoup plus qu’une campagne de marketing, d’achat média parfaitement orchestrée.

Avec le recul, oui, je referais exactement les mêmes choix.

 

JUPDLC : Vous rejoignez le jury de La Sélection de J’ai un pote dans la com. Pourquoi avoir accepté ? Qu’est-ce qui vous a parlé dans ce projet ?

Ludovic Du Plessis : D’abord parce que j’adore ce que fait « J’ai un pote dans la com ». Et j’ai beaucoup de respect pour Valentin : quelqu’un de concret, sans blabla, qui a les pieds sur terre.

Ensuite parce que je crois profondément au partage. Si je peux apporter quelques clés, quelques retours d’expérience, notamment sur la sustainability dans la communication, alors c’est utile. Si je dois faire passer un message aux pros de la com lors de La Sélection, c’est ça : la sustainability doit sortir de la case « sérieux » pour entrer dans la case « désirable ». Aujourd’hui, le vrai luxe, c’est d’avoir du sens. Et le vrai « glamour » c’est d’être engagé.

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JUPDLC : Selon vous, qu’est-ce qui distingue un talent vraiment influent d’un talent simplement visible ? Quels critères personnels allez-vous défendre au sein du jury ?

Ludovic Du Plessis : La différence, c’est l’authenticité. Un talent visible fait du bruit. Un talent influent créer de l’adhésion. Je crois beaucoup à l’organic endorsement : quand les gens parlent de vous spontanément, parce qu’ils y croient, c’est là que la magie opère. Et évidemment, la sustainability devient un critère clé. Aujourd’hui, l’influence doit absolument avoir du sens.

 

JUPDLC : Que pensez-vous des grands prix et palmarès traditionnels du secteur ? Ont-ils encore un rôle structurant pour l’industrie aujourd’hui ?

Ludovic Du Plessis : Ils ont encore un rôle, bien sûr. Ils permettent de mettre en lumière des talents et des idées. Mais c’est vrai que le monde a changé. Aujourd’hui, l’impact réel d’un projet, sa sincérité, sa capacité à toucher les gens et à fédérer autour de lui une communauté comptent parfois plus que sa reconnaissance institutionnelle. Le vrai juge de paix, c’est le public.

 

JUPDLC : Qu’attendez-vous de cette première édition de “La Sélection” ? Qu’aimeriez-vous ressentir ou découvrir à travers les profils sélectionnés ?

Ludovic Du Plessis : J’attends d’être surpris. De voir émerger des idées fortes, créatives, sans forcément des budgets démesurés. Des projets qui apportent du positif, qui font rêver, qui créent de l’émotion. Et surtout des projets qui ont du sens. Parce que quand il y a du sens, tout devient possible. On ouvre les portes. On crée de l’impact sans forcément dépenser des millions. J’attends aussi de voir la sustainability intégrée naturellement, pas comme un sujet à part.

 

JUPDLC : Si vous aviez un message à adresser aux futurs candidats, quel serait-il ? Qu’est-ce qu’ils doivent oser montrer pour vraiment marquer le jury ?

Ludovic Du Plessis : Faites des choses qui comptent. Une bonne campagne, ce n’est pas juste quelque chose de beau ou d’intelligent. C’est quelque chose qui crée de l’émotion et qui a du sens, pour la planète notamment. Si vous arrivez à faire les deux, vous avez déjà gagné.

 

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