Greenpeace contre-attaque face aux procédures-bâillons

Par Edwige Brelier

9 juillet 2025

En collaboration avec STRIKE

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Au croisement du droit et de l’activisme, un phénomène inquiétant gagne du terrain : l’utilisation des leviers judiciaires pour étouffer la voix des opposants. Ce glissement, de plus en plus perceptible à l’échelle internationale, soulève des questions fondamentales sur l’équilibre entre liberté d’expression et pouvoir économique.

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Crédit photo : STRIKE

 

Museler l’indignation

Dans ce contexte, Greenpeace France, accompagnée une nouvelle fois par l’agence STRIKE, dénonce une attaque sans précédent contre la liberté d’expression. Une attaque directe contre le droit de s’indigner. Alors que l’industrie fossile continue de son entreprise de destruction de la planète, ce verdict vise à faire taire celles et ceux qui s’y opposent. Il ne s’agit pas d’un jugement : c’est une tentative de musellement. Une procédure-baillon d’une violence inouïe, contre une ONG dont le seul crime est d’alerter et de dénoncer.

 

Greenpeace dans le viseur d’un géant pétrolier

Plus de 660 millions de dollars. C’est ce qu’un jury américain réclame aujourd’hui à deux entités de Greenpeace aux USA et Greenpeace International, à la suite d’une plainte infondée déposée par le géant pétrolier Energy Transfer, constructeur de l’oléoduc Dakota Access Pipeline. Un verdict qui fait office de signal d’alarme pour toutes les voix citoyennes qui défendent l’environnement.

L’entreprise les ont poursuivies en justice, simplement pour avoir soutenu les manifestations pacifiques de 2016 contre son oléoduc Dakota Access. Cette procédure juridique, classée sous l’étiquette de « SLAPP » (Strategic Lawsuit Against Public Participation, ou « poursuite stratégique contre la mobilisation publique »), cherche avant tout à intimider, épuiser, faire taire.


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#TimeToResist, un cri d’alerte et un appel à la mobilisation

Pour dénoncer cette attaque contre la liberté d’expression, Greenpeace s’associe à l’agence STRIKE et lance une campagne déployée cette semaine en presse nationale et sur les réseaux sociaux. À travers quatre visuels, la campagne met en scène le prix symbolique de cette condamnation, sur fond de destruction environnementale : une marée noire s’étend, une forêt en feu, un ours blanc en situation critique qui dérive sur une banquise fracturée et la déforestation qui s’intensifie. Le message est clair : 660 millions, qui va payer pour cela ?

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Crédit photo : STRIKE

 

Un précédent dangereux pour tous les mouvements citoyens

L’affaire qui oppose ces entités de Greenpeace à Energy Transfer est l’un des exemples les plus flagrants d’un usage abusif du droit pour bâillonner la parole des ONG. Ce genre de poursuites-bâillons se multiplie dans le monde entier, y compris en Europe. Elles visent à criminaliser la contestation et à faire passer les activistes pour des ennemis de l’ordre public. Pour Greenpeace, cette condamnation évoque un précédent douloureux : le sabotage du Rainbow Warrior, il y a 40 ans, par les services secrets français. Là encore, on cherchait à faire taire un mouvement pacifique. Là encore, cela n’a pas fonctionné.

 

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