Une récente étude du Microsoft AI Economy Institute révèle que la France figure parmi les cinq pays les plus utilisateurs d’intelligence artificielle (IA) au monde. Au second semestre 2025, 44 % des Français « en âge de travailler » ont utilisé au moins un outil d’IA générative. Ce chiffre place le pays derrière les Émirats arabes unis, Singapour, la Norvège et l’Irlande.

Un usage croissant en France
Au second semestre 2025, 44 % des Français « en âge de travailler » ont utilisé au moins un outil d’IA générative. Entre le premier et le second semestre 2025, l’adoption a progressé de 3,1 points, plaçant la France au cinquième rang mondial derrière les Émirats arabes unis (64 %), Singapour (60,9 %), la Norvège (46,4 %) et l’Irlande (44,6 %). Cette progression rapide contraste fortement avec les États-Unis, qui se classent 24ᵉ avec 28,3 % d’adoption, montrant que certaines économies plus petites et très digitalisées dépassent désormais les géants technologiques en termes d’usage effectif de l’IA.
Pourquoi autant d’adoption en France ?
La forte adoption de l’intelligence artificielle en France s’explique par plusieurs facteurs. Le pays bénéficie d’un écosystème de recherche dynamique. Il dispose également de politiques publiques visant à structurer durablement la filière, favorisant l’innovation. L’IA est progressivement intégrée dans les services publics. L’émergence de start-ups françaises, comme Mistral AI, devenue la start-up européenne la plus valorisée, contribue aussi à cette diffusion. L’usage s’étend désormais à tous les niveaux : un tiers des entreprises de plus de 250 salariés utilisent déjà l’IA.
Innovation oui, adoption non : le paradoxe américain
Selon le Microsoft AI Economy Institute, le second semestre 2025 montre un paradoxe aux États-Unis. Posséder des infrastructures avancées et des modèles d’IA de pointe ne garantit pas une adoption massive. Seule une partie de la population active, 28,3 %, utilise réellement ces outils. Les États-Unis se placent à la 24ᵉ position mondiale, loin derrière des économies plus petites mais très digitalisées comme la France, Singapour ou la Norvège.



