Le 10 septembre, YouTube a publié « In Search of Mainstream ». Il s’agit d’une étude menée avec NRG auprès d’internautes américains âgés de 14 à 44 ans. Elle analyse comment les créateurs, les mèmes et leurs communautés transforment des phénomènes de niche en références culturelles, et ce que ce basculement change pour les marques.

Qui a la plus grande notoriété ?
Publié le 10 septembre, le rapport In Search of Mainstream analyse comment une référence commune émerge au milieu de fils personnalisés. Ses résultats chiffrés proviennent de deux panels d’internautes américains interrogés par YouTube et la société d’études NRG en avril 2026 : 496 personnes de 14 à 29 ans et 939 de 14 à 44 ans.
À la question « qu’est-ce qui semble intéresser beaucoup de monde aujourd’hui ? », 77 % des 14-29 ans citent les créateurs YouTube et 78 % les mèmes. La réponse atteint 79 % pour les stars d’Hollywood et 83 % pour le Super Bowl. L’étude ne sert pas uniquement à comparer la notoriété des uns des autres. Elle démontre que les phénomènes nés en ligne sont désormais perçus comme des références presque aussi installées que celles des industries culturelles traditionnelles.
Le public transforme l’audience en culture
Pour entrer dans la culture populaire, un phénomène doit d’abord devenir visible au-delà de son premier public. Cette exposition ne suffit pas. Les personnes extérieures à sa communauté doivent aussi comprendre immédiatement ce qu’il désigne et les références qui lui sont associées. Le troisième critère est la participation, lorsque le public commence à le commenter, le partager, le détourner ou produire ses propres contenus.
L’implication envers son créateur préféré n’est plus à démontrer. 63 % des fans de 14 à 44 ans disent ressentir la réussite de la personnalité ou de l’univers qu’ils suivent comme la leur. Ils sont 60 % à se déclarer fiers d’avoir participé à son succès. Le public contribue ainsi à construire le phénomène qu’il diffuse.
Le rapport invite donc à lire les commentaires, les partages et les détournements comme des indices de la circulation d’une idée au-delà de son audience initiale. Un plan média peut lui apporter de la visibilité. Sa compréhension et sa reprise dépendront toujours de ce que la création donne au public à saisir, commenter ou transformer.



