À l’occasion de son passage dans notre studio pour Brandiiing, le podcast qui décrypte l’univers des grandes marques, Laura Wawerka, Responsable marque & communication chez HappyVore, a répondu à nos questions.
Depuis 2019, HappyVore s’est donné une mission ambitieuse : aider les Français à réduire leur consommation de viande sans faire le moindre compromis sur le plaisir. Avec sa certification B Corp, ses alternatives végétales devenues incontournables et sa propre usine de production installée dans le Loiret, la marque continue de faire évoluer son discours pour transformer une prise de conscience en une habitude du quotidien.
Si elle s’imposait déjà comme un acteur majeur du secteur en séduisant les flexitariens et en démocratisant le végétal, HappyVore cultive aujourd’hui une stratégie de marque globale qui allie impact environnemental, maîtrise industrielle et plaisir de la table. Pour en savoir plus, ne manquez pas cet épisode de Brandiiing !

JUPDLC : HappyVore est née avec une mission forte autour de la réduction de la consommation de viande. Comment faites-vous évoluer ce discours à mesure que le marché du végétal se démocratise ?
Laura Wawerka : 1 français sur 2 souhaite réduire sa consommation de viande. Notre rôle chez HappyVore, c’est de faciliter cette transition alimentaire via plusieurs leviers : l’accessibilité, la facilité de préparation et le goût.
Aujourd’hui, nos produits sont disponibles dans tous les supermarchés, nous proposons des produits qui se cuisinent très facilement et qui sont très bons. C’est ces 3 leviers sur lesquels nous devons communiquer le plus possible pour donner envie aux français de consommer plus de végétal et de réduire leur consommation de viande.
Changer ses habitudes alimentaires ne peut pas se faire du jour au lendemain, il faut qu’on puisse rassurer les consommateurs sur la qualité de nos produits et leur montrer que c’est très simple de sauter le pas. La tonalité d’HappyVore a toujours été la même depuis la création de la marque, on est persuadés que c’est en étant positif et en axant notre discours sur la gourmandise qu’on réussira à embarquer un maximum de monde avec nous !
JUPDLC : Le végétal souffre encore parfois d’une image de produit de substitution. Comment travaillez-vous pour faire émerger une véritable préférence de marque ?
Laura Wawerka : C’est important de voir le végétal comme une complémentarité et non comme quelque chose qui vous priverait de viande. On travaille dur pour que les produits HappyVore soient si bons que vous aurez envie d’en manger, tout simplement parce que vous savez que vous allez vous régaler. Le fait que ce soit végétal, c’est la cerise sur le gâteau. Il ne faut pas oublier qu’on mange aussi pour se faire plaisir. Lorsqu’on mange des tenders ou du jambon HappyVore par exemple, on se régale, on fait un geste pour la planète, pour les animaux et pour sa santé.
C’est un peu l’aliment magique qui coche toutes les cases et je pense que de plus en plus de consommateurs s’en rendent compte et consomment de plus en plus de nos produits pour cette raison précise.
JUPDLC : HappyVore a investi dans sa propre usine de production dans le Loiret. En quoi cette décision est-elle devenue un avantage stratégique pour la marque ?
Laura Wawerka : Produire en France nous permet d’être beaucoup plus réactifs et de maitriser notre chaine de production. C’est également un moyen stratégique pour innover et faire des essais industriels plus rapidement. Cela nous donne également une flexibilité pour sortir de nouveaux produits plus rapidement.
JUPDLC : Le marché des alternatives végétales connaît aujourd’hui un ralentissement après plusieurs années de forte croissance. Quels enseignements en tirez-vous pour le marketing de la catégorie ?
Laura Wawerka : Le marché du végétal est en pleine expansion et poursuit sa croissance sur les 3 dernières années (+16% actuellement) (source IRI CAM P626 vs CAM-1).
Nous sommes plusieurs marques aujourd’hui qui contribuent à la notoriété du végétal, il faut continuer à communiquer et à augmenter notre Reach le plus possible pour que les 1 français sur 2 qui souhaitent réduire leur consommation de viande puissent franchir le pas. Aujourd’hui, on sait de source sûre que réduire sa consommation de viande a un impact écologique extrêmement puissant, et si certains français ne sont pas sensibles à ça, il y a toujours l’argument du goût qui devrait mettre tout le monde d’accord !
JUPDLC : Si vous deviez déconstruire une idée reçue sur l’alimentation végétale auprès des consommateurs français, laquelle choisiriez-vous ?
Laura Wawerka : Une des idées reçues que je souhaiterais combattre est celle qui consiste à dire que manger végétal est contraignant. On se donne du mal pour que chaque restaurant ait une option végétale, pour être dans tous les supermarchés, pour avoir une gamme de plus de 20 produits qui sont tous ultra-facile à cuisiner, pour qu’il y ait du choix, pour que ce soit bon, Nutri score A, vert sur Yuka… L’Allemagne consomme 2 à 3 fois plus de végétal que la France, intégrer du végétal à au moins 1 repas dans sa semaine, c’est déjà un acte puissant ! On va continuer à aider les français dans cette transition alimentaire en proposant des produits toujours aussi bons et en maintenant notre exigence sur la qualité nutritionnelle de nos produits.

Cette interview a été réalisée à la suite de l’enregistrement de Brandiiing, notre podcast qui vous fait découvrir ou redécouvrir les marques les plus emblématiques.










