Cette année encore, Cannes ouvre ses portes aux grands noms de la créativité mondiale à l’occasion des Cannes Lions. Pour cette nouvelle édition, J’ai un pote dans la com est sur place en tant que partenaire média officiel du festival. Tout au long de la semaine, notre équipe sera sur le terrain pour rencontrer les professionnels qui font et pensent la communication. L’occasion de revenir avec eux sur les grandes tendances qui se dessinent, les stratégies qui s’imposent et les enjeux qui redessinent le secteur. Ces interviews vous offriront une variété de regards et d’éclairages sur cette édition.
Dans cet entretien, Julien Morisson, CEO chez Les Années Folles, revient sur sa participation au Morning Talk consacré à la creator economy B2B aux Cannes Lions et décrypte les enjeux de ce sujet pour les marques.

JUPDLC : Pourquoi c’était important pour vous de prendre la parole sur la creator economy B2B ?
Julien Morisson : C’était important de prendre la parole sur ce sujet parce qu’il s’agit d’un domaine qui se structure progressivement. La creator economy B2B est encore assez récente et elle intéresse de plus en plus de marques. L’objectif était donc de répondre à leurs questions.
JUPDLC : Un moment qui vous a marqué pendant la table ronde ?
Julien Morisson : Le moment qui m’a marqué durant la table ronde, je dirais que c’est la partie consacrée aux LLM. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, toutes les marques cherchent évidemment à avoir un impact pour ressortir dans les moteurs de recherche. Et sur ce sujet, LinkedIn est une plateforme pionnière et importante en B2B. Je dirais donc que c’est un enjeu qui intéresse particulièrement nos clients.
JUPDLC : Vous accompagnez des marques au quotidien sur le creator marketing B2B. C’est quoi l’objection numéro un des CMO, et comment vous y répondez ?
Julien Morisson : L’objection numéro un qu’on nous remonte, c’est : Il n’existe pas de créateurs B2B dans mon secteur d’activité. Mon rôle, évidemment, est d’expliquer qu’il existe des créateurs dans tous les secteurs d’activité.
JUPDLC : Un créateur B2B, ce n’est pas un influenceur lifestyle. Concrètement, à quoi reconnaît-on un bon créateur B2B ?
Julien Morisson : On reconnaît un bon créateur B2B à travers trois grands critères. Premièrement, il doit avoir une expérience dans un domaine spécifique, que ce soit la finance, les ressources humaines, le marketing, etc. Deuxièmement, il doit avoir une certaine visibilité, car il faut être capable de toucher une audience pour créer du contenu. Et troisièmement, il doit faire preuve d’audace, tout en conservant une forme d’authenticité dans le message qu’il porte. C’est l’ensemble de ces éléments qui fait un bon créateur B2B.
Voir cette publication sur Instagram
JUPDLC : Le nerf de la guerre, c’est le ROI. Sur une campagne créateurs B2B, qu’est-ce qui se mesure vraiment ?
Julien Morisson : Alors, ce qui va être mesuré lorsqu’on lance une campagne d’influence B2B va dépendre de l’objectif fixé : soit il s’agit de l’Awareness, soit du Lead Generation.
Sur l’Awareness, on va évidemment regarder la visibilité, avec des indicateurs traditionnels comme les impressions, le nombre de clics ou encore la cible touchée. Lorsqu’on est sur une campagne davantage orientée Lead Generation, et aussi parfois Considération, on va également analyser le nombre de téléchargements, par exemple d’un ebook, ou le nombre de participants lorsqu’on organise un live.
Et toujours, j’insiste, avec une cible dédiée, il n’est pas nécessaire de faire du buzz. Quand on cherche à toucher des experts-comptables, des financiers ou des marketeurs, ce qui compte, c’est d’atteindre l’audience qui nous intéresse réellement.


