CEETADEL augmente ses ambitions à l’IA

Par Thomas Noland

29 janvier 2026

En collaboration avec CEETADEL

Julien_Monet_Ceetadel
Julien_Monet_Ceetadel

C’est sur les Grands Boulevards, en plein cœur du quartier Faubourg-Montmartre, que Julien Monet, président du groupe CEETADEL, nous a donné rendez-vous. Après avoir franchi l’imposante porte cochère et être grimpés au cinquième étage, nous nous installons avec lui dans une immense salle de réunion, sur une très longue table qui ne semble plus en finir. Il faut dire qu’à la vitesse où croît CEETADEL, avoir un peu de place en réserve n’est pas un luxe. Depuis 2009 et la reprise de l’agence RP familiale en difficulté, le groupe impressionne autant par la rapidité de son développement que par l’ampleur de ses ambitions. Pour J’ai un pote dans la com, Julien Monet revient sur son parcours et celui de CEETADEL, inextricablement liés.

 

Old Monet

Si Julien Monet est aujourd’hui à la tête d’un groupe de communication indépendant réunissant pas moins de 7 agences, son entrée dans le monde de la com est pourtant due au hasard, ou plutôt au destin. « Quand je reprends l’agence de relations médias de ma mère en 2009, ce n’était pas du tout prévu que je travaille dans la boîte familiale », rembobine Julien. « Moi, j’avais fait des études en école de commerce, et je me destinais plutôt à d’autres métiers que ceux de la com. » Julien a beau être jeune et encore inexpérimenté, il peut déjà compter en revanche sur sa meilleure alliée : son intuition.

« Quand j’arrive, l’agence ne va pas très bien. On fait uniquement des RP « à l’ancienne », et c’est le moment où on commence à avoir les premiers blogueurs, les premiers réseaux sociaux. J’ai alors une vision très claire : je me rends compte que le digital va impacter le métier des RP, et qu’il va y avoir une complémentarité avec ces nouveaux métiers qui va s’opérer. Je décide donc de mettre du digital dans notre offre, en y incluant des relations avec les blogueurs en plus du RP traditionnel ».

 

Et le earned media fut

En d’autres termes, l’agence Monet ajoute le brand content, l’influence et le social media à son offre, se lançant dans l’earned media avant l’heure. Et la vision de Julien ne tarde pas à porter ses fruits. « On commence à présenter notre vision dans les pitchs, à gagner des clients… Chaque année, on fait entre 25 et 40% de croissance, et en 2022 on est devenu l’agence indépendante référente du marché. »

C’est à ce moment charnière de son histoire que l’intuition de Julien guide de nouveau ses pas. Alors qu’un gros groupe l’approche pour racheter l’agence, il prend une décision capitale pour la suite : il refuse. « À l’époque, je me suis dit : j’en ai encore sous le pied, on a construit un truc super, je m’éclate dans ce métier et j’ai surtout des clients qui sont plutôt très contents de ce qu’on fait. Plutôt que de vendre, j’ai donc envie de leur apporter encore plus en construisant un one stop shop avec toutes les expertises dont ils ont besoin. » La première pierre de CEETADEL était posée.

 

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Crédits photo : CEETADEL

 

La construction de CEETADEL

Dans le but d’offrir à ses clients les prestations les plus complètes, Julien Monet investit alors dans deux nouvelles agences. La première est AllMatik, spécialisée dans l’achat média, qu’il crée avec Adrien Jéhanno et Benjamin Poly , deux anciens d’Havas Média. La seconde est SmartFire, une agence de création de sites internet montée par Maxime Noulin, dans laquelle Julien Monet investit et devient actionnaire.

Si le groupe CEETADEL n’existe pas encore, les fondations sont bel et bien déjà là. « En continuant de mettre le focus sur la satisfaction client, on commence à cross-seller entre les trois filiales. Monet ouvre des portes à AllMatik, qui ouvre des portes à SmartFire, qui renvoie la balle à Monet, etc. C’est à ce moment-là qu’on se rend compte qu’on est devenu un groupe, un peu sans le vouloir, et que ça serait bien de se réunir sous une bannière commune. » En janvier 2023, la décision est prise : le groupe CEETADEL est créé officiellement.

« On l’a appelé comme ça parce qu’historiquement, c’est dans la citadelle que se réunissaient les forces de la cité pour concevoir des stratégies, que cela soit pour attaquer ou se défendre en temps de guerre. Et on aimait bien cette idée de réunir nos filiales sous une marque ombrelle pour adresser de grands sujets, de grands combats. » Et histoire de ne pas partir sur le champ de bataille la fleur au fusil, CEETADEL fait entrer le fonds d’investissement SIPAREX à son capital, qui lui apporte 6 millions d’euros pour continuer de grandir.

 

La satisfaction client comme boussole

Riche de ses trois filiales dédiées à l’earned media, au paid media et à la tech, CEETADEL passe donc à la vitesse supérieure en cherchant à continuer de consolider sa construction. « On commence à identifier les secteurs sur lesquels on a envie de se renforcer. Il y en a deux prioritaires à l’époque. Le social media, et la stratégie/création », se rappelle Julien. « On a déjà 20 à 25 personnes dédiées au Social Media chez Monet, mais on a envie d’avoir une marque pure player sur ce sujet-là. On fait un deal avec Conversationnel, qui est une boîte de 25 personnes à l’époque, et on bascule les équipes Social de Monet chez Conversationnel. Résultat : dès le jour 2, on a une boite dédiée au social media de 50 personnes avec de belles refs, de beaux clients et un super savoir-faire. »

Pour la partie stratégie/création, CEETADEL suit le même mode opératoire avec l’agence Nouveau Monde… enfin presque. « Pour la petite histoire, début 2023, je me retrouve face à un groupe pour racheter Nouveau Monde. Et je perds la bataille, car je ne peux pas proposer autant qu’eux. Puis, 6 mois plus tard, j’apprends qu’ils les ont planté. Je rachète donc Nouveau Monde au tribunal de commerce pour bien moins cher que le prix proposé quelques mois auparavant. » Comme pour Conversationnel, tous les créatifs déjà présents dans le groupe sont alors basculés vers la nouvelle filiale dédiée, qui compte alors 45 personnes focus sur la stratégie, la création, le branding et l’activation.

 

« Ce qui drive notre croissance, […] c’est la satisfaction client »

 

A la fin de l’année 2023, CEETADEL compte désormais 5 filiales, toutes complémentaires. Et comme toujours, assemblées selon une unique boussole : la satisfaction client. « Ce qui drive notre croissance, nos croissances externes, nos créations de boîtes, ce n’est pas de la consolidation financière tous azimuts, c’est la satisfaction client », appuie Julien. « Donc, le premier des critères quand on crée une nouvelle agence ou quand on en rachète une, c’est : est-ce que ça va mieux servir mes clients ? Est-ce que mon client en a besoin pour son business ? »


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Rockin’ Dunkin’

Pour mieux mesurer l’apport concret du groupe à ses clients, prenons le cas de Dunkin’, qui a confié tous son budget à CEETADEL. « Ils nous ont confié la création des assets, le social media, l’achat d’espace, l’event, l’influence et les RP », énumère fièrement Julien.

« Ce qui a fait la différence en notre faveur, c’est premièrement Nouveau Monde qui a fait un travail incroyable et a présenté une créa qui était excellente. Mais derrière ça, ce qui a plu, c’est notre mode de fonctionnement. On a créé un concept, celui de « ceenergie manager ». C’est un super dir-cli, qui est l’unique point de contact du client avec le groupe et qui fait bosser toutes les filiales ensemble. Ça nous permet d’être super agiles et surtout de nous engager sur des résultats. Puisqu’on produit l’ensemble de la chaîne de valeur, on ne pourra pas se cacher en accusant l’agence média ou l’agence créa en cas d’échec. On est responsables de nos KPI. »

Si Dunkin’ voulait précisément un seul interlocuteur pour gérer ses différents besoins, d’autres clients de CEETADEL sont arrivés avec un sujet précis, avant de faire confiance au groupe pour d’autres missions. « Michelin, par exemple, est arrivé chez Nouveau Monde sur un sujet branding. Ensuite, ils sont restés pour des sujets Social Media avec Conversationnel. On a créé des synergies spécialement pour eux, ce qui est facile puisque les assets sont produits puis diffusés au même endroit. »

 

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Crédits photo : CEETADEL

 

Un groupe IA Powered

Outre la satisfaction client, une autre valeur cardinale oriente la croissance du groupe : l’innovation. Après avoir pris le pari de digitaliser les RP avec Monet puis d’avoir monté une boite dans la tech avec SmartFire, c’est donc assez naturellement que Julien Monet s’engouffre dans la tornade IA. « J’ai eu une rencontre incroyable avec Yannick Socquet, un super expert IA sur LinkedIn. Je lui ai dit : Yannick, plutôt que de faire ton truc dans ton coin, viens monter une boîte avec nous dans le groupe. » C’est la naissance de SocIAty.io, filiale de CEETADEL dédiée à l’IA.

Dans la foulée, CEETADEL acquiert Data Vibes, en janvier 2025. « On voulait se renforcer aussi sur ce métier-là parce qu’il est central pour bien se servir de l’IA, pour bien data driver nos campagnes et pour bien mesurer l’efficacité de ce qu’on fait pour nos clients. » La satisfaction client, toujours ! Et quand CEETADEL mise sur l’IA, les choses ne sont évidemment pas faites à moitié. « Depuis deux ans, on a mené un travail de transformation du groupe à l’IA, mais de manière extrêmement forte », confirme Julien.

 

500 000€ d’investissement

« On a commencé par dealer des partenariats stratégiques avec des techs du marché. On a notamment un partenariat avec Dust, Suits et Spyne, trois outils IA dédiés au marketing et à la com. Ensuite, on a essayé de comprendre où est-ce qu’on pouvait très vite mettre de l’IA dans nos workflows et où est-ce que ça aurait un impact important. Pour cela, on a développé des outils propriétaires comme Ceesta, Pressflow ou encore KeepAnEye. Par exemple, ce dernier est un outil de data visualisation qui agrège toutes tes KPI campagnes au même endroit, que ce soit de l’influence, du RP, ou de l’achat médias… C’est un outil qui a tellement de valeur qu’on commence même à le commercialiser à nos clients en mode Saas. Enfin, on a commencé à former nos équipes. Ça fait deux ans, et je n’ai vraiment pas peur de le dire : mes équipes sont les mieux formées de France sur ces sujets-là. »

Si Julien est aussi confiant, c’est qu’il sait qu’il y met les moyens. CEETADEL a ainsi investi 300 000 euros en formation et 200 000 en R&D sur les sujets de l’IA.

 

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Crédits photos : CEETADEL

 

Un nouveau monde s’ouvre

Un investissement massif qui n’a pas tardé à être payant. « Pour être honnête, on n’avait pas prévu que ça nous permette d’adresser des sujets auxquels on n’avait pas accès auparavant », reconnaît Julien. « Imaginons qu’un client X m’appelle et me dise : « Salut Julien, je voudrais que tu produises tous mes contenus digitaux pour tous mes pays dans le monde. » Il y a deux ans, j’aurais refusé poliment, de peur d’exploser en plein vol. Aujourd’hui, je suis capable de répondre positivement à ce client grâce à l’IA avec un workflow hyper agile et des outils hyper poussés. Ça nous donne accès à des budgets qui sont pharaoniques par rapport à ceux dont j’avais l’habitude. »

A l’heure où l’IA divise le monde du travail et plus particulièrement celui de la com, Julien sait où il va. « A tous les gens qui pensent que l’IA est destructrice de valeur, j’ai envie de leur répondre : oui c’est vrai, sur une partie de la chaîne de valeur. Mais par contre, ceux qui n’ont pas compris que c’était aussi une super opportunité pour aller adresser des choses auxquelles on n’avait pas accès, c’est qu’ils font mal leur job de chef d’entreprise. Grâce à l’IA, on est dans une dynamique de croissance qui est très forte, et on va continuer à investir, à former nos équipes, à se doter des meilleurs outils. »

Et dans cette course à l’innovation, SocIAty est un atout décisif. « Si j’ai bien un truc dont je peux être fier, c’est d’avoir eu ce coup d’avance là-dessus. Le fait de se dire que plutôt que d’aller acheter de l’IA à l’extérieur, on va créer notre propre cabinet qui va devenir notre premier fournisseur et évidemment, celui de nos clients. Ça nous donne une longueur d’avance qui est dingue. »

 

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Crédits photo : CEETADEL

 

Nouveau claim, nouvelles ambitions

Afin de matérialiser tout ce travail effectué en interne au fil des années, CEETADEL a dévoilé un nouveau claim : « Brains on, Business up ». « Si on veut résumer, on souhaite se positionner comme des partenaires au service de la création de croissance pour nos clients », synthétise Julien. Pour cela, le groupe a une vision : aider les marques à devenir consistantes et fluides à la fois. « Tout notre manifeste est autour de ce paradoxe. Aujourd’hui, une marque doit être fluide parce qu’il y a tellement de canaux, de réseaux, d’interactions, de points de contact que les contenus doivent être protéiformes, pouvoir vivre aussi bien à la télé que sur Insta ou dans la rue. Mais néanmoins, elle doit être hyper consistante dans les messages qu’elle transmet. L’audience est tellement éclatée que s’il n’y pas de consistance, les messages ne passent pas. On a donc créé une offre qui résout ce paradoxe-là. »

Au niveau des ambitions, CEETADEL ne manque pas d’idées, évidemment. « Aujourd’hui, on est un groupe avec sept filiales pour autant d’expertises, 220 collaborateurs et 100 agents IA », pose fièrement Julien. « On a clôturé 2025 en faisant 21% de croissance sur un marché à peu près flat. Notre cible désormais, c’est clairement les big six. Grâce à l’IA notamment, on sait qu’on peut arriver sur des budgets en étant moins chers et meilleurs qu’eux. On a une agilité qu’ils n’ont pas. Notre objectif est clair. Dans les 5 ans à venir, on veut doubler notre marge brute et devenir le plus beau groupe indépendant de communication et de marketing en France, grâce notamment à l’IA, la tech et la data ».

 

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