Selon le baromètre 2025 de l’ADEME et de Kantar Media, la communication responsable recule en France pour la deuxième année consécutive. Les investissements publicitaires intégrant un argument environnemental diminuent de 2,9 % pour s’établir à 364,9 millions d’euros, soit 1,3 % de la pression publicitaire globale. Le marché reste très largement porté par l’automobile, malgré son propre repli, tandis que certains secteurs comme l’alimentation et la distribution affichent des hausses marquées. La télévision demeure le principal support de diffusion, devant une radio en progression.

Une baisse confirmée des investissements responsables
Selon le baromètre, le marché de la communication responsable poursuit son recul en 2025 avec une baisse de 2,9 %, pour atteindre 364,9 millions d’euros. Cette enveloppe représente désormais 1,3 % de la pression publicitaire globale, confirmant le caractère encore marginal de ce segment. Cette tendance s’inscrit dans la continuité de l’année précédente. Malgré le poids croissant des enjeux environnementaux, les investissements dédiés aux communications responsables restent limités et fragiles.
L’automobile reste dominante mais recule
Le secteur automobile concentre, quant à lui, 97,2 % des investissements liés à la communication responsable en 2025. Il enregistre toutefois une baisse de 2,3 %, contribuant à la diminution globale du marché. D’autres secteurs comme l’entretien et la beauté sont également en repli. Cette forte concentration met en évidence la dépendance du marché à un nombre réduit d’acteurs, ce qui accentue sa sensibilité aux variations sectorielles.

Des dynamiques contrastées selon les secteurs et les médias
Le baromètre met en avant des évolutions contrastées. L’alimentation progresse de 12,2 %, tandis que la distribution enregistre une hausse spectaculaire de 413 %, passant de 180 000 à 923 000 euros. Le nombre d’annonceurs passe de 31 en 2024 à 48 en 2025. Côté médias, la télévision reste dominante avec 53 % des investissements, mais la radio progresse fortement (+42,5 %). La presse et la publicité extérieure sont, à l’inverse, moins privilégiées par les annonceurs.


