IA : comment créer de la valeur sans compromis sur la confiance ?

Par Thomas Noland

26 mai 2026

En collaboration avec KPMG

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Ce n’est plus un scoop : l’intelligence artificielle a investi massivement le monde de l’entreprise, devenant une composante incontournable de tous les business models. La question n’est plus de faire avec ou sans elle désormais, mais plutôt de savoir comment l’utiliser avec pertinence… et ce en toute confiance, alors que cette technologie soulève beaucoup de questions de sécurité et d’éthique. Car l’IA n’est pas une solution en soi, ni une formule magique. Investir dans l’IA est une chose, en obtenir un ROI clair et tangible en est une autre. Et à ce petit jeu, seulement une minorité d’entreprise parvient à afficher un retour sur investissement concret et mesurable. Alors que 69% des CEO à travers le monde prévoient d’y consacrer 10% à 20% de leur budget, comment les entreprises peuvent (enfin !) créer de la valeur à grande échelle grâce à l’IA, sans faire de compromis sur la confiance ? Explorons ensemble diverses pistes de réponses.

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Crédit photo : KPMG

 

L’IA, entre promesses et résultats

Pour mieux comprendre comment les entreprises peuvent et surtout doivent appréhender l’IA, KPMG a dévoilé l’AI Pulse Survey, une enquête trimestrielle mondiale inédite menée auprès de plus de 2000 hauts dirigeants de grandes entreprises, répartis dans 20 pays.

Quand on se penche sur la question de l’adoption de l’IA en entreprise, les chiffres parlent d’eux-même : 95% des entreprises interrogées affirment déjà disposer d’une stratégie IA, et 39% d’entre-elles sont déjà en train de la déployer ou de l’adopter à l’échelle. Les entreprises ont donc dépassé la phase de test, et sont dans celle du déploiement. Et ce même si l’exécution reste encore un goulot d’étranglement, où les bonnes volontés sont freinées, notamment par la question de la confiance. 75% des dirigeants se disent ainsi inquiets des risques et des questions de sécurité liés aux IA.

Malgré cela, l’IA poursuit son accélération : au niveau mondial, c’est un investissement moyen de 186 millions de dollars sur un an qui est prévu, pour l’ensemble du panel. Derrière ce plébiscite plutôt logique en 2026, la question qui se pose est donc celle des résultats amenés par cette adoption. Et là, les pourcentages commencent à décliner : si 64% avancent déjà en tirer des bénéfices réels, seulement 8% peuvent se targuer d’avoir un retour sur investissement mesurable… Comment expliquer ce delta entre les investissements et les résultats ?

 

Le secret des pionniers

Quand on s’y penche de plus près, un groupe d’entreprises se détache : ceux qui intègrent de façon globale l’IA à leur système de fonctionnement. Largement minoritaires (11% des sondés), ces entreprises ne sont pas celles qui investissent le plus ou qui déploient l’IA le plus largement, mais plutôt celles qui mettent l’IA au cœur des processus.

L’IA n’est plus vue comme un outil qui viendrait s’additionner aux autres, mais comme un moyen de réorganiser globalement comment l’entreprise fonctionne. Ces entreprises pionnières montrent la voie : pour que l’IA crée de la valeur, elle doit être placée au cœur de la machine. Elle doit être pensée comme un système propre, et non pas comme un renfort sur un mode opératoire déjà établi. Ce n’est pas un add-on, c’est un reboot !

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Crédit photo : KPMG

 

Trois facteurs clés de réussite

Pour réussir ce tour de force, il faut s’appuyer sur trois facteurs clés.

Le premier est d’ancrer la technologie au cœur des processus. Il faut pour cela réussir à opter pour des modèles intégrés, où tout est réuni : les workflows, la data, et la prise de décision. C’est la condition sine qua none à un déploiement à l’échelle efficace de l’IA.

Le deuxième est la mise en place d’une gouvernance structurelle. Une fois installée, cette dernière permet de pouvoir passer à l’échelle tout en garantissant la confiance, le contrôle et la coordination. La notion de confiance est là encore clé. Les risques relatifs au déploiement de l’IA sont nombreux : (cyber)sécurité, protection des données, conformité réglementaire… Il faut donc un cadre de gouvernance solide et pérenne.

Enfin, le troisième facteur est la préparation des équipes impliquées. La transformation IA des entreprises passe aussi, et surtout, par l’humain. Afin d’éviter de susciter la crainte ou la méfiance, il est primordial de partager les connaissances à toutes les parties prenantes, de former et de rassurer. L’IA doit venir augmenter les capacités humaines en place, pas les remplacer. En préparant le terrain, on s’assure que l’exécution assistée par l’IA soit soutenue à chaque échelon de l’entreprise.

Ce dernier point est particulièrement important. Même si ses possibilités sont quasi infinies et son potentiel vertigineux, l’IA reste une technologie. Et comme toute technologie, elle doit être comprise, encadrée et dirigée par l’humain. Toujours selon l’étude, les entreprises confiantes en leurs talents ont quatre fois plus de chance d’obtenir des résultats probants grâce à l’IA.

 

En France, la confiance s’impose comme levier de passage à l’échelle

Dans l’hexagone, ces questions de confiance et de gouvernance trouvent un écho particulièrement fort. 70% des entreprises françaises sont ainsi confiantes dans leurs capacités à gérer les risques liés à l’IA (contre 65% dans le monde). Une maturité qui n’écarte pas une certaine prudence : 52% d’entre elles identifient la question de risque en matière de data privacy et de cybersécurité comme premier facteur de réévaluation des investissements dans l’IA (contre 45% dans le monde).

Plus parlant encore : 45% des entreprises françaises déclarent que l’un des freins au déploiement de l’agentique vient des craintes réglementaires et de conformité, contre seulement 9% pour les entreprises basées aux Etats-Unis…

Autre spécificité française : l’attention portée à la dimension humaine de la transformation IA. Ainsi, le recours aux profils spécialisés reste plus limité (43% en France contre 54% à l’international), le focus étant mis sur l’évolution des compétences en interne pour ne pas tout bousculer. Dans le même esprit, 45% des entreprises françaises identifient le manque de formation comme un frein à l’adoption, contre 37% dans le monde, ce qui souligne ce besoin marqué de structuration des parcours de montée en compétences. En résumé, la France avance, mais à son rythme, avec rigueur et patience.


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Make your AI transformation happen !

Comme on vient de le voir, l’adoption par les entreprises d’une IA créatrice de valeur tout en restant de confiance (Trusted AI) résulte d’un subtil équilibre à trouver, et nécessite bien souvent un accompagnement personnalisé.

A l’occasion de l’édition 2026 de VivaTech, KPMG sera présent et décryptera justement l’IA comme une transformation systémique dans les enjeux clés précédemment cités : confiance, création de valeur, organisation du travail et souveraineté.

Les experts de KPMG France et KPMG International interviendront tout au long du salon aux côtés de leurs clients et alliances technologiques sur des cas d’usage éprouvés d’un passage à l’échelle de l’IA en grandes entreprises et ETI.

KPMG mettra également en lumière comme chaque année plusieurs start‑ups françaises et européennes de la deeptech et d’IA illustrant des cas d’usage concrets :

  • SeeHaptic, Deeptech pionnière qui développe une technologie haptique de rupture permettant de « voir par le toucher » ;
  • GetMint, plateforme SaaS de nouvelle génération dédiée au Generative Engine Optimization (GEO), qui permet aux marques de mesurer, comprendre et optimiser leur visibilité dans les réponses générées par les IA ;
  • Dealkare, Fintech – plateforme technologique qui sécurise les accords commerciaux dès leur conclusion, avant même leur exécution ;
  • DataGreen, green IT – conçoit et déploie des data centers écoresponsables permettant aux entreprises de concilier puissance de calcul élevée, maîtrise des coûts énergétiques et souveraineté des données ;

 

Et bien d’autres !

Pour en savoir plus sur la programmation complète de KPMG à VivaTech et prendre au mieux le virage de l’IA, rendez-vous sur :

KPMG à VivaTech 2026 : Nos solutions tech et IA

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