Le Festival de Cannes 2026 bat son plein. C’est donc l’occasion de se pencher sur les données TGI France de Kantar Media, une étude menée pour mieux comprendre les Français les plus engagés envers le cinéma.
Qui sont ces spectateurs réguliers ? Quels sont leurs usages, leurs attentes et leurs comportements médias ? Et que révèlent-ils des nouvelles dynamiques autour du grand écran ?
À travers les données TGI France, se dessine le portrait d’un public à la fois passionné, prescripteur et particulièrement réceptif aux marques. Retour sur les principaux enseignements.

Le cinéma, une passion qui s’inscrit dans le quotidien
En France, plus de 9,2 millions de personnes se rendent au cinéma au moins une fois par mois, soit 17% de la population.
Pour ces individus, le cinéma dépasse largement le cadre du simple divertissement :
- 61% se déclarent passionnés de cinéma (vs 46% en moyenne population)
- 82% préfèrent voir les films en salle plutôt qu’à la télévision
- 84% parlent des films qu’ils ont appréciés autour d’eux
- 52% indiquent être régulièrement sollicités pour recommander ou commenter des films
Le cinéphile apparaît ainsi comme un véritable relais d’influence culturelle, dont les recommandations circulent activement au sein de son entourage.
Un public intergénérationnel et CSP+
Avec un âge moyen de 48 ans, les cinéphiles réguliers couvrent l’ensemble des générations. Les Baby-boomers représentent plus d’un tiers de cette population tandis que les 15-24 ans surindexent fortement parmi les spectateurs hebdomadaires.
Le cinéma rassemble ainsi des profils très variés : des publics historiquement attachés à la salle aux jeunes générations en quête d’expériences collectives et immersives.
Sur le plan socio-économique, les cinéphiles sont davantage représentés parmi les CSP+ et les foyers au niveau de vie plus élevé. Cette surreprésentation confirme le positionnement du cinéma comme expérience culturelle valorisée, tout en restant accessible à un large public.
L’expérience cinéma va bien au-delà de la projection
Le rapport des cinéphiles aux salles de projection ne se limite pas au film lui-même. Multiplexes et cinémas indépendants coexistent dans leurs pratiques : 45% déclarent préférer les petites salles ou cinémas indépendants aux multiplexes, tout en restant fortement présents dans les grands réseaux comme Pathé, Gaumont ou UGC.
L’expérience globale y joue un rôle central :
- 67% arrivent volontairement en avance pour voir les bandes-annonces et la publicité
- 49% prolongent la sortie autour d’un verre ou d’un restaurant
- 31% déclarent choisir parfois leur film une fois sur place
Le cinéma demeure ainsi un rituel social et expérientiel, associé à des moments de partage et de découverte.
Des goûts éclectiques entre populaire et découverte
Les genres les plus cités restent l’action (28%), le policier/thriller (24%) et l’aventure (20%), mais les données TGI montrent également une forte appétence pour des contenus plus exigeants ou émotionnels :
- Comédies dramatiques : 18% (vs 6% en population générale)
- Drames : 14% (vs 5%)
- Biopics : 7% (vs 2%)
- Forte affinité également avec les films historiques et les drames d’époque
Cette diversité de goûts traduit une curiosité culturelle marquée : le cinéma est autant recherché pour l’émotion et la découverte que pour le divertissement.

Un public à forte valeur pour les annonceurs
À travers ce portrait, les données TGI France mettent en lumière un public à forte valeur : engagé culturellement, actif socialement, exposé aux médias et particulièrement réceptif aux marques.
Le cinéphile régulier cumule plusieurs caractéristiques recherchées :
- Fort pouvoir de prescription auprès de l’entourage
- Consommation média diversifiée et multi-canal
- Attention élevée aux contenus et aux messages publicitaires
- Forte capacité à transformer l’exposition publicitaire en action
Il n’est pas seulement un amateur de cinéma. Il est le reflet d’une dynamique culturelle plus large, où culture, médias et marques interagissent avec une intensité croissante.



