Mad skills : entre compétences techniques, humaines et atypiques

En collaboration avec Esccom
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Entre compétences intellectuelles, techniques et humaines, les recruteurs vont passer votre profil à la loupe avec certaines attentes derrière. Les savoirs sont pluriels et il est de plus en plus facile d’en acquérir de nouveaux grâce aux opportunités offertes par Internet. Mais comment faire la différence ? Comment se démarquer ? Quelles sont les profils privilégiés en 2021 ? Que signifie « mad skills », le nouveau concept en vogue parmi les RH ?

 

Savoir, savoir-faire et savoir-être : quelles sont les différences ?

Il est aisé de les confondre lorsqu’on nous interroge sur nos capacités et aptitudes. Pourtant, les distinguer et les identifier sont des atouts non négligeables pour se démarquer, mais aussi se perfectionner et combler ses lacunes.

Ainsi, le savoir englobe l’ensemble des théories et connaissances acquises à travers les formations et les différentes expériences professionnelles comme personnelles. En outre, il répond aux questions : « j’ai étudié/appris… » ou « je connais/sais… ». Cette catégorie s’enrichit continuellement. Par ailleurs, avoir une solide culture générale est toujours bien vu et apprécié car elle est synonyme d’ouverture d’esprit. Paradoxalement, un profil spécialisé dans un domaine ou sur un sujet précis est également très recherché.

La mise en pratique de ces savoirs, ou encore, la capacité à effectuer concrètement et correctement une tâche font partie des savoir-faire. Autrement dit, cette catégorie englobe les qualités opérationnelles. Pour les exprimer, on emploie souvent la formulation suivante : « je suis en capacité de/sais + verbe d’action + exemple chiffrée ». Le dernier élément fait office d’illustration et de preuve. Dans la conception anglo-saxonne des compétences, le savoir et le savoir-faire intègrent les « hard skills ».

Enfin, le savoir-être – aussi appelé « soft skills » – fait référence aux qualités personnelles, à l’attitude au travail, aux valeurs mais aussi à la manière dont vous êtes perçu.e par votre entourage. Créativité, capacité d’innovation et d’investissement, sens de l’organisation, aisance relationnelle, gestion du stress et de la pression, capacité à agir en équipe… Autant d’atouts complémentaires aux compétences techniques. Nous pouvons citer Julien Bouret, co-auteur de l’ouvrage Le Réflexe Soft-Skills : « Les soft-skills ne sont pas opposées aux hard-skills, elles viennent les sublimer. »

 

Pourquoi est-il important de continuellement développer ses hard skills et soft skills ?

Les savoirs peuvent se dégrader. En effet, on oublie et les informations deviennent obsolètes ou insuffisantes face aux évolutions de la société. Les mentalités, les besoins, les attentes et les usages changent. Le marché du travail mute et la concurrence y reste accrue. Sans oublier que la durée de vie d’une compétence technique oscille entre 12 et 18 mois, selon l’OCDE.

Ainsi, développer ses hard skills, comme ses soft skills, permet d’être dans « l’air du temps » mais surtout de « rester dans la course ». C’est pourquoi, l’important n’est plus de détenir des connaissances mais de savoir en acquérir d’autres en permanence et d’être agile.

« Les hard skills et les soft skills sont complémentaires et forment un tout. C’est l’ensemble des deux qui créent le profil d’un candidat et cela d’autant plus chez les jeunes diplômés. En effet, en ayant peu d’années d’expériences les soft skills permettent de mettre en lumière des compétences qui sont en cours de développement. » ajoute Amélie Brosset, chargée de recrutement service alternance de l’Esccom Nice.

De même, en ces temps troublés, certaines compétences humaines et comportementales sont plus recherchées que d’autres. En effet, face aux changements induits par la crise actuelle – dont le télétravail forcé – certaines soft skills ont su démontrer davantage leur utilité, voire même, se sont avérées indispensable à la poursuite de l’activité. Nous pouvons citer :

  • La force d’adaptation : avec le virage organisationnel emprunté par de nombreux individus, la capacité à accepter les aléas externes, à naviguer dans l’inconnu, à rebondir et à travailler de manière hybride sont aujourd’hui indispensables.
  • L’autonomie : un bon nombre de personnes ont dû apprendre à gérer seul.e leurs priorités et à entreprendre. Il est indéniable que la capacité à prendre une décision et des initiatives sont en haut du podium, et ce, quel que soit le métier. Ainsi, en 2021, les individus capables de piloter leurs différentes missions par eux-mêmes feront la différence.
  • La communication : savoir communiquer « à distance » est incontournable pour garder le lien, gérer les projets, mener les réunions virtuelles… Aujourd’hui, on parle même de communication « mixte » avec le virtuel. Évidemment celle-ci s’accompagne d’une écoute attentive et d’une certaine intelligence émotionnelle (empathie, interprétation des signes non-verbaux…).

Sophie Rolland, responsable communication de l’Esccom Nice & Cannes, explique :« De nos jours, la communication est vue comme une qualité pertinente au sein d’une équipe. En connaître son art, sa science demande cependant plus de finesse. Selon le métier que l’on exerce et l’environnement dans lequel on évolue elle peut être valorisée comme étant un savoir-être ou un savoir-faire. »

  • Le sens du collectif : la coopération s’est presque développée spontanément dans notre contexte pour faire face aux difficultés. Nous pouvons citer les propos de Boris Cyrulnik, neuropsychiatre : « la résilience dépendra de deux facteurs. L’un est le soutien mutuel des uns envers les autres, la solidarité de tous. L’autre sera notre capacité, ou non, à inventer. Inventer une nouvelle culture ». Ainsi, la collaboration autour d’un objectif commun est un véritable moteur d’organisation et elle est valorisé.

Par ailleurs, il est à noter que d’autres compétences créatives, atypiques et innovantes font de plus en plus parler d’elles, sous l’appellation de « mad skills ».

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Les « mad skills » : de quoi s’agit-il ?

Ce concept, tout droit venu de la Silicon Valley, englobe des compétences rares, singulières et originales. Leur acquisition s’est réalisée au cours de loisirs, voyages ou passions. En outre, contrairement aux soft skills plutôt classiques et attendues, les mad skills sont le petit grain de folie qui pourrait bien faire la différence. Exemple : l’altruisme, la capacité à remplacer quelqu’un au pied levé, un esprit décalé, une vision intuitive et puissante… Les exposer revient à montrer l’envie de challenger l’ordre établi. Aussi appelées « déviants positifs » (psychologue social Serge Moscovici) ou « corporate hackers », les personnes qui en sont dotées trouvent rapidement des solutions. Comment ? En abordant les problématiques autrement et en proposant de nouvelles perspectives. Des opportunités très appréciées dans les temps qui courent.

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« C’est le petit truc en plus, celui qui fera la différence, celui qui fera que l’on vous choisira VOUS. Les « Mad Skills » incluent la personnalité du candidat dans sa globalité et ouvrent le champ des possibles. Nous conseillons à nos étudiants d’oser les mettre en avant, car ils n’imaginent pas forcément que cela peut jouer en leur faveur ! » – Amélie Brosset, chargée de recrutement service alternance de l’Esccom Nice.

Donc : Hard skills régulièrement mises à jour + soft skills adaptées + mad skills uniques = combo gagnant.

 

Comment développer toutes ces compétences ?

Si acquérir de nouvelles connaissances et savoir-faire sont des travaux plus ou moins évidents, développer ses soft skills et mad skills le sont beaucoup moins. En effet, pour enrichir son savoir il faut être à l’écoute et se former régulièrement. De même, se tenir informé.e, attiser sa curiosité et se cultiver à travers des lectures, des sorties, des films, des documentaires, des podcasts ou des rencontres ; sont des actions clés. Ensuite, pour peaufiner ses savoir-faire, l’action est de mise. En effet, il faut s’exercer, s’entraîner, mettre en œuvre ses idées, essayer, oser, répéter, créer, échouer pour mieux recommencer.

Quant au savoir-être, c’est une tout autre histoire. En effet, il ne s’agit pas réellement d’un apprentissage mais plutôt d’une remise en question. Après avoir identifié ses soft skills, il faut avoir le désir de changer, de se perfectionner et effectuer un travail sur soi-même. Cela peut passer par un changement d’habitude par exemple. Fort heureusement, il existe une pluralité d’options pour développer ses compétences humaines. Nous pouvons citer les ateliers, le théâtre, le training ou encore le coaching.

Enfin, concernant les mad skills, il n’y a pas de recette miracle si ce n’est de saisir les différentes opportunités. Partir à l’aventure, s’engager dans des associations, participer à des évènements et bien sûr, brandir fièrement sa personnalité.

« Les recruteurs cherchent de plus en plus à humaniser les compétences, à mettre un cœur à un CV. Lorsque j’échange avec les entreprises partenaires de l’école Esccom, toutes abordent à importance égale le savoir-être et le savoir-faire. Il est donc très important de travailler et de développer de manière parallèle ce que vous êtes et ce que vous savez faire ! » ajoute Vincent Petit, chargé de relations entreprise service alternance de l’Esccom Nice & Cannes.

 

Pour plus d’information sur l’ESCCOM, rendez-vous sur leur page école dédiée.

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