Comment développer ses soft-skills en entreprise ?

En collaboration avec l'ISTC

De plus en plus de recruteurs sont à la recherche de collaborateurs ayant aussi bien des compétences techniques que non-techniques. Ainsi, outre l’expérience et les compétences du candidat, le recruteur va s’intéresser de près à la personnalité du candidat.

 

Les soft-skills, des qualités humaines très recherchées

Les soft-skills, les compétences non-techniques, font ainsi référence à des qualités humaines et liées à la personnalité d’une personne. À l’heure où les nouvelles technologies investissent les entreprises et où la robotisation est en phase de remplacer de nombreuses tâches humaines, de nombreuses entreprises opèrent des changements internes, notamment en matière de recrutement. Les qualités nécessaires hier, plus axées sur les savoir-faire, le niveau d’études et l’expérience, même si elles conservent une importance certaine, laissent progressivement la place à des qualités plus humaines et profondes.

Chef de projet Employabilité à l’ISTC, Pascal Gros est en relation étroite avec les entreprises, soit pour analyser avec elles leurs offres d’alternance ou de stage, soit pour faire le suivi des alternants en Master. « Pour les entreprises, les soft skills sont aussi importantes que les compétences techniques ou hard skills. Lors d’un recrutement, elles analysent finement la personnalité des candidats. Pour elles, le capital humain est essentiel ».
Dans une ère de développement des nouvelles technologies, et marquée par la pandémie de Coronavirus, les recruteurs recherchent de plus en plus de nouveaux talents à forts potentiels, tout en maîtrisant un certain nombre de soft-skills. J’ai un pote dans la com’ vous dresse les compétences non-techniques les plus recherchées.

La communication

Les relations humaines sont la base de notre monde. Outre cette dimension, savoir communiquer est une qualité indéniable à tous les niveaux. Elle va permettre à un employé ou un cadre de savoir faire passer ses messages, décrypter les codes de la communication non-verbale, mener un entretien, demander un service ou encore désamorcer une situation de conflit.

L’adaptabilité

Dans un monde où tout évolue et tout change constamment, savoir s’adapter est une qualité indispensable, et qui peut faire la différence. « L’agilité est devenue primordiale. Il faut savoir penser out of the box », complète Pascal Gros. Et pour une entreprise, cette agilité se combine souvent avec deux autres soft skills importantes : la capacité à être force de proposition. On parle aussi de proactivité.

L’empathie

L’empathie est une qualité qui demandera de faire ses preuves pour être perçue par les membres d’une équipe ou d’un groupe. Cette capacité à écouter attentivement l’autre, et à ressentir son état émotionnel peut être un véritable atout. En effet, un manager empathique aura plus d’aisance à résoudre un conflit, anticiper les résistances à un changement, ou encore convaincre efficacement ses équipes. Attention cependant à ne pas confondre l’empathie et la gentillesse abusive. Quelqu’un avec une forte empathie peut tout de même être ferme lorsque la situation le requiert.

Le sens de l’organisation

Anticiper, prévoir, planifier son travail et celui de son équipe… Bref, être capable de s’organiser à tous les niveaux, dans sa vie personnelle comme professionnelle, est une qualité essentielle. Le sens de l’organisation ne comprend pas seulement bien ranger son bureau, évidemment. Cette compétence demande de savoir gérer les priorités, le stress, appréhender les changements, mais aussi anticiper une situation. Dans un poste nécessitant l’encadrement d’un personnel, cette qualité peut faire la différence. Savoir différencier l’urgent de l’important et prioriser est une capacité indispensable pour le travail en équipe.

La créativité

Dans un secteur comme le marketing et la communication, cette qualité est perçue comme une compétence indispensable à l’emploi. En règle générale, avoir l’esprit créatif est sans doute assez rare à repérer. Les entreprises doivent sans arrêt faire preuve de créativité et d’innovation pour rester dans la course, s’adapter à ces nouveaux marchés et modes de fonctionnement, conserver leurs talents et/ou en attirer de nouveaux. Un collaborateur qui sera en capacité de proposer une solution ou un début de réponse peut s’avérer très positif pour la société. Cette compétence peut cacher une autre facette, toute autant positive, de votre collaborateur. En effet, ce dernier est alors capable de ne pas avoir peur de l’inconnu, d’essayer, de se tromper, ou encore de rebondir face à un échec.

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La confiance en soi

En parallèle de la précédente compétence, un collaborateur ayant confiance en lui sera plus apte à proposer, à prendre des initiatives, et à intégrer pleinement l’entreprise et ses équipes. Attention alors de ne pas tomber dans l’excès de confiance. Il s’agit d’un biais cognitif bien établi dans lequel la confiance subjective d’une personne dans ses jugements est nettement supérieure à la précision objective de ses jugements, en particulier lorsque la confiance est relativement élevée.

Le sens du collectif

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Ce proverbe africain condense en une phrase l’essentiel du principe d’intelligence collective. Aujourd’hui, travailler ensemble prend tout son sens.

Cette liste de soft-skills est importante à développer avant, pendant, et après un entretien. Pour rappel, les cinq principales raisons évoquées par les dirigeants en cas de problème sont : le manque d’esprit d’équipe (45%), l’incapacité à collaborer dans son travail ou à faire preuve d’autonomie (33%), l’excès de confiance (32%), la capacité d’adaptation insuffisante (31%), et enfin la mauvaise entente avec ses collègues (30%).

Crédit : Priscilla Du Preez

 

Développer ses soft-skills ?

Développer les soft-skills revient à développer de manière générale les capacités à apprendre, à réfléchir et à interagir. Ce n’est donc pas un apprentissage au sens propre, mais une remise en question sur soi-même, son propre développement. C’est en répétant dans le temps une multitude d’initiative positive qu’un collaborateur va développer telle ou telle compétence. Quoi qu’il en soit, avant de vouloir développer ses soft-skills, il faut tout d’abord les identifier.
« Lors d’un entretien de recrutement ou sur un CV, il est important de valoriser ses compétences humaines » complète Pascal Gros. « Mais sans tomber dans les qualificatifs bateau, dans les poncifs du type : motivé, enthousiaste. Il faut mettre en avant ce qui vous différencie, ce qui est constitutif de votre ADN. Et autour de ces éléments de différenciation, les mettre en scène avec un storytelling basé sur votre vécu professionnel ou personnel ».

Ensuite, il ne faut pas hésiter à changer ses habitudes. Pour exemple, pour développer son sens de la communication et son sens de l’organisation, l’intégration de logiciels de travail collaboratif, comme Slack, Trello, Zenkit…, peut être une solution.

« D’un point de vue individuel, l’évolution de ces compétences est conditionnée par le désir de changer. Ce facteur doit être intrinsèque à la personne et provenir d’une motivation profonde. Souvent, cette quête de changement est le fruit d’une prise de conscience liée à un feedback personnel ou professionnel. Mais aussi d’un constat observé suite à un test psychométrique ou d’un accompagnement avec un professionnel RH, qui met en évidence la nécessité pour la personne de changer » explique Alexandra Didry, docteur en Psychologie sociale et des organisations, directrice R&D chez PerformanSe et auteure du livre « Activez vos soft-skills » (Éditions Eyrolles).

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Il existe de nombreuses options pour développer ses soft-skills comme le coaching, les ateliers, ou encore le training. Au départ, il est conseillé de réaliser un bilan de compétence. Ce bilan peut être financé par un compte personnel de formation (CPF). Une fois que vous avez déterminé vos axes de progression et ciblé une formation, vous pouvez là aussi utiliser votre CPF. Pour rappel, il n’est pas nécessaire d’avoir l’accord de son employeur pour utiliser ce droit à la formation. Une option consiste à se former via des e-learning gratuits. On en trouve alors sur internet sous la forme, par exemple, de MOOC (Massive Open Online Classrooms). Enfin, de nombreuses entreprises ont compris l’importance de développer les soft-skills de ses membres. Ainsi, elles sont nombreuses à proposer des programmes de formation pour l’ensemble des collaborateurs.

 

Pour plus d’information sur l’ISTC, rendez-vous sur leur page dédiée.

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