À partir de quand sommes-nous vraiment un expert ?

En collaboration avec Icademie
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Connaissez-vous la théorie des 10 000 heures ? Selon Anders Ericsson, c’est le temps de travail nécessaire pour exceller dans une discipline et atteindre un niveau de classe mondiale. Une idée reprise par Malcolm Gladwell, dans son livre Outliers, The Story of Success. Après 10 000 heures, un « déclic » se produirait dans notre cerveau, nous faisant passer du statut de novice à celui d’expert. Simpliste ? Indubitablement. Ce concept réduit l’expertise à la pratique et la répétition. Or, d’autres facteurs sont à prendre en compte.

Synonyme de prestige, de légitimité mais aussi d’honoraires plus élevés, le « statut » d’expert suscite beaucoup d’intérêt ; aussi bien pour les freelances que pour les dirigeants d’entreprises. Ce mot permet de « tirer son épingle du jeu » sur un marché de plus en plus concurrentiel : « c’est LA bonne personne pour ». Mais, comment le devenir ? Si beaucoup d’auteurs se sont interrogés sur cet objectif, tous s’accordent à dire qu’il demande du temps, une certaine rigueur ainsi que des compétences professionnelles de haut niveau. Ces dernières étant vérifiées avec la formation, les références, la réputation et la notoriété.

 

Un expert, c’est quoi ?

D’après le dictionnaire, un expert est une personne spécialisée dans un domaine et chargée de juger, d’apprécier. Elle maîtrise très bien le sujet grâce à ses multiples connaissances (savoir) et compétences (savoir-faire). C’est également un niveau de maîtrise parmi les cinq paliers suivants :

  • Maître
  • Expert
  • Compétent
  • Débutant
  • Ignorant

La différence entre les deux premiers paliers de cette pyramide ? L’expert en sait plus sur un sujet que 90% de la population, mais le maître le surpasse. C’est « l’élite », il est reconnu comme tel par ses pairs mais il a, de ce fait, plus de difficultés à échanger avec les personnes des autres niveaux.

 

Un expert est avant tout un passionné

Prenons le cas de Mozart, l’exemple le plus fréquemment cité pour contrer la théorie des 10 000 heures. Dans son enfance (entre 7 et 13 ans), il comptabilisait déjà des milliers d’heure à son actif, surpassant ainsi les autres pianistes de son époque. La question est la suivante : les entraînements répétitifs de son père ont-ils suffit à faire de lui un virtuose ? Évidemment ces heures de travail y ont contribué mais un autre facteur a joué un rôle de premier ordre : le plaisir.

Dans son ouvrage Atteindre l’excellence, Robert Greene introduit la notion de « pratique délibérée ». Pour lui, la qualité du travail investi est tout aussi importante que les heures passées à étudier. L’expertise est donc le fruit certes, de plusieurs années d’expérience mais aussi d’une implication quotidienne, d’une envie. Et cela passe notamment par le choix du sujet : « je souhaite devenir expert, certes, mais dans quoi ? ». Il faut choisir un domaine d’activité que l’on trouve intéressant pour avoir la motivation nécessaire d’apprendre, de se renseigner, de pratiquer… Bref, d’y consacrer du temps professionnel et personnel. Les valeurs, les tâches et l’environnement doivent également nous correspondre. Évidemment, il faut aussi choisir une activité pour laquelle on a du talent. Typiquement, une personne qui n’a aucune aptitude pour la musique aura peu de chance de devenir un pianiste d’exception.

Pour les intéressés, la vidéo suivante est faite pour vous :

Par ailleurs, les répétitions ne seraient d’aucune utilité si le « chemin parcouru » n’était pas en adéquation avec ses efforts et désirs. Il faut ainsi réussir à allier passion et plaisir : une fois connecté émotionnellement à une tâche, on n’aura de cesse de s’améliorer et de s’épanouir. C’est bien connu : l’homme est un être de passions qui a besoin de « vibrer » pour donner le meilleur de lui-même.

Illustrons cette triple grille de lecture avec la cuisine :

  • La répétition : cette pratique régulière permettra de maîtriser les recettes, de mieux connaître les aliments, les condiments et les combinaisons possibles.
  • La pratique délibérée : cette pratique sera davantage challenger. La personne va innover en créant de nouveaux plats, afin de surprendre et de se surpasser. Elle sera motivée à suivre des formations, rencontrer des experts ou même partager ses découvertes en vidéo.
  • Passion et désir : sa volonté et son niveau d’expertise n’en seront que décupler. Le désir de s’améliorer fera place à celui de devenir un Chef.

Ainsi, un expert pratique énormément, mais c’est aussi un passionné qui doit trouver de la motivation, de l’envie et du sens à son action pour s’améliorer constamment. Autrement dit, le travail de 10 000 heures ne sera efficient que SI l’apprenant a à cœur de progresser.

 

Un expert est évidemment un spécialiste

Malgré beaucoup d’efforts, nous ne pourrons jamais tout maîtriser. C’est pourquoi, il est opportun, encore une fois, de trouver le domaine dans lequel on excelle et de s’y consacrer à 100%. Pour le reste, il est toujours possible de déléguer et d’externaliser. L’expertise étant un bien rare, elle est très convoitée par les professionnels et les entreprises ! En effet, ces dernières recherchent des ressources (internes ou externes) en mesure de leur apporter bien plus que de « simples compétences ». Elles veulent aussi un savoir et une vision.

Prenons le cas des joueurs d’échecs. Les meilleurs ne sont pas ceux qui passent leur vie aux tournois. Au contraire, les joueurs qui allient une part importante de théorie, de lecture, en plus de la pratique, ont davantage de capacités de réflexion, comme l’illustre la série Netflix The Queen’s Gambit.

A cette image, l’expert doit aussi posséder et maîtriser un certain nombre de connaissances. Typiquement, il connaît parfaitement son marché (clients, besoins, concurrents…) ainsi que ses produits ou services. Il s’informe en continu sur les dernières innovations dans son secteur, les tendances récentes et les nouveaux usages. Il a également une plus grande capacité à anticiper les changements. Plus crédible, l’expert pourra plus aisément vendre et « se vendre ».

Ainsi, il n’est pas figé dans ses croyances et connaissances ! Ce spécialiste évolue constamment : il apprend, se cultive et cherche à s’améliorer. Cela suppose donc une certaine curiosité (lire, sortir, regarder, écouter, discuter…) mais aussi une capacité à se remettre en question. Pour être un bon expert dans son domaine et garder de bonnes relations, la diplomatie est une qualité essentielle.

Profitons de cette partie pour s’intéresser à la question du manager. Celui-ci doit-il être un expert ? Doit-il savoir effectuer toutes les tâches de son équipe ? Jusqu’où la connaissance du manager doit-elle aller ? Aujourd’hui, avec la transformation digitale qui touche notamment les RH, la question de « l’expert manager » n’a jamais autant fait débat. D’un côté, les arguments de la légitimité et de l’efficacité sont mis en avant. En effet, il peut être problématique d’être non-expert, dans un domaine d’activité poussé, sous-peine de perdre en crédibilité et de créer certaines incohérences. Après tout, pour être efficace, il ne faut pas uniquement raisonner en termes de productivité court-terme. Il faut, à l’inverse, miser sur une expertise long-terme pour faire la différence. D’un autre côté, certains arguments valorisent un manager « plus humain ». Il n’est pas forcément nécessaire de maîtriser toutes les compétences techniques. A la place, mieux vaut développer l’autonomie de ses collaborateurs, s’appuyer sur leurs expériences et les aider avec son propre savoir-faire. En somme, un manager peut être spécialisé dans un domaine mais il doit avant tout occuper une position de leader et être porteur de sens pour ses équipes.

 

Un expert est surtout reconnu

Être un expert ouvre bien des « portes » : ce mot rassure, instaure une relation de confiance, augmente les sollicitations et facilite l’accès à certains postes (dont ceux d’encadrement). Mais sachez qu’un expert acquière ce statut car les autres le savent.

Pour ce faire, les relations ne sont pas à négliger. Si la lecture d’autres personnes peuvent inspirer, c’est aussi une occasion de prendre contact avec les auteurs, par exemple. Dans son livre Trouvez le bon job grâce au Réseau, Hervé Bommelaer explique que rester en contact dans la durée avec les personnes rencontrées, multiplie les opportunités futures. Un fait également valable pour l’expert. Comme disent les proverbes « 1+1 = 3 » et « Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ». Ainsi, en passant du temps et en nouant des liens avec des personnes influentes ou d’autres experts, on s’assure des missions plus variées mais aussi un réseau de prescripteurs. Et rien de tels que la cooptation et le bouche-à-oreille !

La notion de transmission intègre également la partie. Pour être connu et reconnu, un expert participe à des conférences et des tables rondes, donne des cours, devient un mentor, écrit des ouvrages… C’est un cercle vertueux : plus un expert partage son opinion et se montre, plus il recevra des autres en retour, sera convié à ce genre d’évènements et solliciter.

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Crédit Photo : Pexels / Ono Kosuki

 

Quelles sont les étapes fondamentales pour devenir un expert ?

Il est facile de se prétendre expert. Mais encore faut-il justifier sa passion, sa spécialisation et sa réputation. Autrement dit, il faut apporter des preuves de ladite expertise (diplômes, doctorat, chiffres, actions, récompenses…).

 

Apprendre et pratiquer constamment

Selon Tim Ferris, auteur de La semaine de 4h, il suffit de résumer en une page les trois livres les plus vendus consacrés à son sujet, pour devenir un expert. Alors qu’Olivier Warrot propose lui, dans son livre Sachez vous vendre ! d’acquérir de l’expertise à travers la rédaction d’un rapport, en partant d’interviews de personnes inspirantes. Dans les deux cas, le savoir doit être votre principale motivation. Être expert nécessite donc d’apprendre et écouter, d’absorber, d’appliquer, puis de développer ses compétences pour ensuite les partager.

Dans cette quête de compétences et de connaissances, il est conseillé de se fixer un but ultime, ou encore une ligne de conduite. L’idée ? Vous permettre de rester motiver, de trouver le temps malgré les pressions concurrentielles, de vous engager, de ritualiser vos actions… Les risques étant, bien sûr, de laisser tomber et de se perdre en cours de route. Avoir un cap et un plan d’action permettent d’atteindre ses différents objectifs court, moyen et long-terme ; plus facilement. Ces derniers peuvent d’ailleurs être classifiés de la façon suivante :

  • Spécifiques
  • Mesurables
  • Atteignables
  • Temporalisés

De même, il est important de souligner que rien de vous empêche de changer de voie et de vous réorienter, au cours de vos recherches.

Évidemment, le choix de la formation et de l’école ne sont pas anodins. Celle-ci va vous délivrer le Titre RNCP reconnu par l’État, ou la certification ; qui figurera sur votre CV et valorisera vos compétences acquises durant votre carrière. A ce titre, l’Icademie vous propose des formations diplômantes, reconnues et éligibles avec votre CPF, pour acquérir les fondamentaux d’une thématique (RH, Marketing, Graphisme, Finance…) et les mettre en pratique via l’alternance.

Le Service Pédagogie de cette école explique : « Les programmes de formations Icademie sont renouvelés chaque année afin d’être en adéquation avec les besoins du marché du travail. Des professionnels sont également sollicités pour nous aider à concevoir ces programmes d’études. Choisir une formation Icademie c’est donc choisir de devenir un expert dans les métiers d’aujourd’hui et être accompagné(e) par des experts. »

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Savoir se vendre

Un expert se doit d’être visible et donc d’avoir une marque personnelle forte (ou personal branding). Pour rappel, cette stratégie consiste à se connaître, se faire connaître et enfin se faire reconnaître.

« Chez Icademie, nous pensons que la première étape pour « bien se vendre » c’est avant tout de prendre confiance en soi. La formation est l’un des moyen d’y parvenir, en réaffirmant et en consolidant ses acquis, ses compétences »  détaille le Service Pédagogie d’Icademie.

En sachant parler de soi, à l’oral comme à l’écrit, il devient plus facile de se démarquer de ses concurrents, de se faire une « place », ou encore, d’attirer l’attention des médias ou de potentiels clients et partenaires. Pour ce faire, plusieurs outils sont au service de ces ambitions :

  • Les réseaux sociaux : idéals pour interagir, s’exprimer, donner son avis, partager son expertise… Et ce, via des posts ou des lives.
  • Le site web : celui-ci fait office de vitrine personnelle. A votre image, il participera à votre storytelling (votre vision, vos convictions, vos valeurs, vos expériences, etc.).
  • La newsletter : parfaite pour engager votre communauté, créer un lien privilégié avec vos prospects et surtout partager vos savoir et savoir-faire de façon régulière.
  • Le podcast : en vogue, ce média permet de se faire entendre, de transmettre son expertise autrement, de gagner en notoriété mais aussi de toucher une cible plus large.
  • Le livre : ce support est vecteur de crédibilité.
  • Les évènements : comme évoqué précédemment, un expert peut intervenir lors de conférences, de forums, de tables rondes, de webinaires… Bref, il prend la parole. Et si au début, ces participations seront de votre fait (avec des inscriptions par exemple) afin de vous faire connaitre et asseoir vos compétences ; le vent peut vite tourner. Par la suite, vous pourriez être invité, voire même convié à présider ces assemblés.

De même, pour rentabiliser son savoir d’expert, vous pouvez également proposer des services de consulting aux entreprises ou coacher des jeunes qui se lancent dans votre secteur d’activité.

 

Pour conclure, on est expert à partir du moment où nous devenons une référence dans notre domaine. Pour citer Oscar Wilde : « Un expert, c’est un homme ordinaire qui donne son avis… quand il n’est pas à la maison ».

Pour plus d’informations sur Icademie, rendez-vous sur sa page école dédiée.

 

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