Face à la persistance des accidents liés aux comportements à risque, la RATP, en collaboration avec les agences Babel et Socialy, lance ce 1er octobre une campagne radicale. L’objectif est de montrer que des gestes en apparence anodins peuvent coûter la vie. Chaque année, 5 à 10 accidents graves surviennent sur le réseau ferré opéré par la RATP pour le compte d’Île-de-France Mobilités.

Un changement de ton
Jusqu’ici, la RATP communiquait à travers des campagnes pédagogiques, parfois décalées ou humoristiques. Selon l’entreprise, ce changement d’approche s’explique par la persistance de pratiques dangereuses sur le réseau. La campagne met en scène des mannequins de crash-test, utilisés comme symbole universel de sécurité, pour illustrer la violence potentielle des accidents.
Jimmy Brun, directeur de la communication, de l’engagement et de la marque du groupe RATP, explique : « Parce que se déplacer sur le réseau ne devrait jamais virer au drame, après plusieurs années de campagnes pédagogiques et conniventes, nous changeons aujourd’hui de cap avec un ton plus direct et plus concret pour interpeler et modifier durablement les comportements. »
Trois gestes, un même danger
La campagne cible trois comportements, la descente sur les voies pour récupérer un objet, se tenir trop près du bord du quai ou monter et descendre d’une rame après le signal sonore. Ces gestes, peuvent avoir des conséquences fatales. C’est pourquoi la campagne martèle un seul message, simple et direct : « ça peut tuer ».
Jean-Laurent Py, directeur de création de l’agence Babel, déclare : « Les gens ne se rendent pas toujours compte du danger – et du niveau de gravité – que certains comportements présentent : nous avons donc décidé de mettre en scène des crash-test. Une approche frontale et concrète, inspirée des campagnes de sécurité routière. Pas d’humour, pas d’euphémisme : juste la réalité crue. »
Un déploiement massif
Pour toucher toutes les catégories de voyageurs, le dispositif s’appuie sur une diffusion multicanale : affichage dans les transports, presse, radio, réseaux sociaux, digital et gaming. Sur les plateformes sociales, la campagne prend un format immersif avec des appels audio scénarisés et des micro-trottoirs confrontant les usagers à leurs réflexes. Elle s’inscrit dans un mois de prévention, marqué notamment par la 2ᵉ édition des Journées des gestes qui sauvent, du 14 au 16 octobre à la station Auber.



