Les jeux vidéo : univers saturé ou terre d’opportunités ?

En collaboration avec BRASSART
jupdlc-jeux-video-BRASSART

Autrefois catalogués, les jeux vidéo se sont considérablement démocratisés au fil des ans. Très populaires, ils font désormais rêver de nombreux passionnés, qui souhaitent en faire leur métier.

Cependant, il est courant d’entendre que ce secteur est saturé et qu’il y a plus de candidats que de postes à pourvoir. Alors, comment se démarquer ? Comment décrocher le job de ses rêves ? Quelles sont les opportunités d’emplois et business ?

Pour en savoir plus, nous en avons discuté avec les équipes pédagogiques de BRASSART, l’école des métiers de la création.

 

Le gaming : une industrie en constante évolution

40% de la population mondiale jouent aux jeux vidéo, selon le cabinet DFC Intelligence. Le nombre de gamers a ainsi dépassé le cap des 3 milliards en 2020. Rien qu’en Europe, on en compte 668 millions ! Et pour les satisfaire, il faut redoubler d’imagination, inventer, produire… A ce titre, Microsoft met à jour son service Xbox Game Pass avec de nouveaux contenus, chaque mois. Rien qu’en septembre 2021, il a mis en ligne Craftopia, Final Fantasy XIII, Crown Trick, The Artful Escape, I Am Fish, SkateBird, Sable, Marvel’s Avengers, Astria Ascending, et bien d’autres !

Surproduction de jeux vidéo, développement de nouvelles consoles (ex : Switch), multiplication des accessoires et du mobilier (ex : chaise de gaming), tendance du rétro-gaming (ex : le retour des arcades), affluence de nouveaux adeptes (ex : les marques de luxe), promotion sur Twitch… Le jeu vidéo porte bien son nom « d’industrie ». Tout va très vite !

espace-gaming-ecrans-joueur-jeux-video
Crédit Photo : Unsplash / Florian Olivo

Ainsi, les nombreux acteurs de ce secteur sont sans cesse à la recherche de « nouveaux eldorados » pour contrer la saturation du marché. Même Netflix s’y met ! Il advient donc de détailler les pratiques en vogue.

 

Quand les jeux vidéo et le cinéma s’unissent

Face à la concurrence accrue, les studios de création de jeux vidéo ne se livrent plus seulement une bataille graphique, narrative ou autour du « gameplay », non ! Désormais, même le casting a son importance ! C’est pourquoi, les studios font appels à des stars emblématiques pour créer leurs personnages, proposer une « autre » expérience et troubler davantage la limite entre le réel et le virtuel. Résultat : l’immersion et même l’identification aux « héros » en sont démultipliées.

Ainsi, mobiliser de vrais comédiens est devenu monnaie courante. À titre d’exemples, nous pouvons citer les jeux sur PS4 Detroit : Become Human et Death Standing. Pour le premier, Quantic Dream a misé sur 300 acteurs dont Jesse Williams (le Dr. Jackson Avery dans Grey’s Anatomy). Ce dernier prête ses traits au personnage de Markus. Quant à Death Standing, la production n’est pas moins ambitieuse. Elle dévoile un casting 4 étoiles avec l’actrice Française Léa Seydoux, Norman Reedus (de The Walking Dead) ainsi que Mads Mikkelsen (d’Hannibal). Un choix justifié par le créateur Hideo Kojima, de la façon suivante : « Les acteurs arrivent à faire des choses que je ne pouvais imaginer. Il y a quelque chose qui se passe sur scène ».

 

Le Serious Game, une aubaine !

Si les jeux vidéo ont un côté récréatif, divertissant et convivial, ils permettent aussi de faire passer des messages, de développer son imagination et « d’entretenir ses neurones ». Des expériences ludiques qui savent tirer profit des dernières technologies comme la réalité augmentée et la réalité virtuelle.

Conscients de ce potentiel « pédagogique », de plus en plus de studios de création proposent des formations immersives aux entreprises, voire s’y spécialisent. On parle de « Serious Game ». Le principe ? Plonger l’utilisateur dans un espace de simulation via les différentes réalités (virtuelle, augmentée et mixte). De cette manière, il s’entraîne dans un environnement maîtrisé où les erreurs sont sans conséquence. C’est notamment l’idéal pour les situations présentant un risque ou une difficulté dans la vie réelle.

Au-delà de la formation, les Serious Game permettent également de gamifier l’intégration des nouveaux arrivants (onboarding) ainsi que les actions de sensibilisation. Prenons le cas du studio DOWiNO, référence du « game for change » et de la « tech for good ». Celui-ci a notamment créé deux jeux pédagogiques pour fédérer les collaborateurs tout en les sensibilisant au handicap : Cobra Zéro et The Impact Agency – burn out. Dans ces deux fictions interactives, le joueur va incarner, à tour de rôle, des agents secrets, ou des détectives en fonction du jeu. Avec de multiples mises en situation et différents points de vue, il pourra ainsi développer son sens de l’empathie et adopter un autre regard sur le handicap.

Il existe même des jeux à vocations écologiques. En bref, il y en a pour tous les goûts et tous les thèmes. Ainsi, le gaming peut lui aussi être engagé et responsable.

Et si certains jeux ne sont pas initialement des Serious Game, ils parviennent à créer des ponts avec la réalité. Le dernier exemple en date ? L’association entre Minecraft et la Fondation Yves Rocher, avec l’opération #PLANTFORLIFE. Jusqu’au 15 décembre prochain, pour chaque arbre créé dans l’univers virtuel, un vrai arbre sera planté dans la réalité. Une manière originale de sensibiliser et d’engager les gamers sur les problématiques de la reforestation et de la biodiversité.

univers-minecraft-foret-batiment-fondation-yves-rocher
Crédit Photo : Minecraft

« Les applications d’un jeu vidéo sont aujourd’hui multiples, tout sujet peut faire l’objet d’un traitement par le jeu. En cela, ils peuvent devenir de véritables leviers de sensibilisation. Autre avantage qui en découle : les opportunités d’emploi sont décuplées. » conclut Clémence Auger, Responsable des Relations Entreprises chez BRASSART.

De plus, l’univers du jeu vidéo devient le nouveau terrain d’expression des marques et des créatifs publicitaires. Damien Foui, Directeur de Création au sein de l’agence Biborg, spécialisée dans le gaming, nous dit : « Le terrain de prédilection de la créativité est la pop culture. Comprendre le monde qui nous entoure en tant que créatif est fondamental. C’est encore plus vrai lorsqu’on aborde le gaming. On ne parle pas uniquement d’un nouveau terrain de jeu, mais bien d’une infinité de mondes d’expressions, riches en innovations et en émotions, avec une audience captive extrêmement réactive. J’ai bien conscience de l’engouement des marques pour le gaming. Et en même temps, comment ne pas l’être ? On parle d’un marché de plusieurs millions de joueurs. En réalité, ce n’est pas si simple pour une marque d’approcher sa cible. Le meilleur conseil est de se poser la question de la valeur ajoutée. Comment ma marque peut enrichir l’expérience des gamers. Il sera toujours plus simple pour une marque d’être acceptée par des communautés si elle a un lien avec l’univers du jeu vidéo. La différence entre opportunité et opportunisme prend vraiment sens ici. »

 

Un large éventail de métiers associés

Des créatifs aux ingénieurs, en passant par les gestionnaires

Si le marché du jeu vidéo est aussi solide et dynamique, c’est grâce à ses nombreux professionnels. De l’imagination des intrigues à la promotion du produit, en passant par l’animation des personnages et les créations sonores, cette industrie mobilise de multiples compétences et profils spécialisés. Voici une liste non-exhaustive des différents métiers possibles.

 

Game Designer

Concrètement il s’agit du concepteur du jeu vidéo. En fonction du brief, il va définir les bases de celui-ci, à savoir : les épreuves, les énigmes, les règles, les niveaux de difficultés… En bref, toutes les mécaniques du jeu vidéo, aussi appelées « gameplay ». Pour ce faire, il doit imaginer la stratégie et les actions des joueurs. Cette profession demande un esprit d’analyse et de synthèse, une excellente culture des jeux vidéo ainsi qu’une maîtrise des outils numériques de création et des langages de programmation. De même, le Game Designer doit réaliser une veille constante pour repérer les nouvelles technologies au service de nouvelles expériences ludiques.

publicité


 

Narrative Designer

Pilier de l’équipe de conception du jeu – aussi appelé Scénariste – son rôle n’est pas anodin : il doit créer toute la dimension narrative du jeu. Autrement dit, il définit l’intrigue, caractérise les personnages, imagine les lieux, écrit les scénarios et les dialogues… Inutile de préciser que ce genre de profil a une imagination débordante, une solide culture générale ainsi qu’un sens de l’observation et de la narration.

 

Directeur Artistique

Le « DA » est chargé de veiller à la cohérence de l’univers, la qualité esthétique du jeu et le respect du brief client. En collaboration avec les deux profils précédemment cités, il va donc définir les lignes directrices du projet. A savoir : le graphisme, la musique, l’ambiance… En outre, il crée un cahier des charges et veille à son application auprès des différentes équipes. Son rôle est donc l’équivalant de celui du manager ou du chef de projet.

 

Animateur 2D et 3D

Une fois les personnages définis (apparences, tenues…), dessinés et modélisés, l’Animateur a pour mission de leur donner vie, de les mettre en mouvement, de les animer. Et ce, en plusieurs dimensions. Ce travail repose donc sur la maîtrise de logiciels 2D et 3D ainsi qu’une solide culture artistique et un certain sens de la mise en scène.

 

Technical Artist

Ce « nouveau métier » est à cheval entre l’infographie et la programmation. Selon les annonces, on va tantôt le présenter comme un programmeur avec des compétences graphiques, tantôt comme un graphiste maîtrisant la programmation. Véritable « couteau suisse », ce rôle demande donc des qualités artistiques et de solides connaissances techniques. Les professionnelles expliquent que depuis son émergence en 2018, ce type de recrutement est toujours en forte tension.

 

Programmeur

Le talent le plus recherché dans l’industrie du jeu vidéo, aujourd’hui. A lui seul, il représente 38 % des offres d’emploi du secteur, selon l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo). Engagé à tous les niveaux auprès de l’équipe de production, ce développeur donne vie au jeu. Pour ce faire, il maîtrise les techniques de codage, il a une appétence certaine pour l’informatique et des qualités pour travailler en équipe. Il va appliquer les idées de chacun, effectuer les tests, apporter les corrections nécessaires, etc.

 

Une industrie séduite par le CDI

Contrairement à l’industrie de l’audiovisuel, l’animation ou encore les effets spéciaux ; celle des jeux vidéo opte pour la stabilité plutôt que l’intermittence. En effet, les CDI ont le vent en poupe. Une différence qui s’explique par le « besoin de capitaliser à long terme sur l’humain et plus particulièrement pour les métiers techniques et d’encadrement », selon l’Observatoire de l’emploi du jeu vidéo, édité cette année par l’AFJV.

diagramme-bleu-jeux-video-marché-contrats-2020
Source AFJV / Gaming Campus 2020

tableau-bleu-jeux-video-marché-contrats-2020

Malgré les incertitudes provoquées par la crise du Covid-19, le CDI continue sa progression en 2020, alors que les CDD restent stables. Nous pouvons également constater une diminution du nombre de stage (perte de 2 points en un an et -10% en 3 ans). L’alternance, quant à elle, semble avoir des difficultés à s’imposer pour les métiers du jeu vidéo. Cependant, ce dernier constat est à nuancer : la plupart des écoles travaillent directement avec des entreprises et certains postes échappent donc à la parution d’annonce.

« BRASSART a fait le choix de miser sur les périodes de stage comme booster d’employabilité : dans nos cursus Animation 3D, VFX, ou encore Game Design, les étudiants ont 2 à 3 périodes de stage durant leur cursus, sur des périodes allant de 2 à 6 mois. C’est le meilleur moyen pour nos étudiants de se confronter à la réalité de la production, en immersion au sein d’un studio ou d’une agence. Cela répond également à la demande des studios en recherche permanente de profils plus ou moins juniors pour compléter leurs équipes. A travers la Direction des Relations Entreprises, BRASSART entretient des liens étroits avec les professionnels, pour garantir un maximum de mises en relation avec les étudiants : à travers les stages, mais aussi des masterclasses, workshops, études de cas… qui contribuent fortement à développement la culture professionnelle des étudiants. » explique Clémence Auger, Responsable des Relations Entreprises chez BRASSART.

 

Comment décrocher le job de ses rêves ?

Imaginer, créer, innover, jouer : l’univers des jeux vidéo en fait rêver plus d’un. Mais, si les débouchés existent, ils restent néanmoins limités. Sans oublier, que la concurrence est rude. A titre d’illustrations, nous pouvons retenir les résultats de l’Observatoire de l’emploi du jeu vidéo, cité précédemment ; puisqu’il dresse un état des lieux complet du marché français.

  • Fin mars 2021, on dénombre 589 entreprises françaises de jeu vidéo. Malgré ce nombre en croissance, force et de constater qu’Ubisoft reste le principal recruteur en France et en régions.
diagramme-circulaire-couleurs-tableau-bleu-jeux-video-marche
Source AFJV / Gaming Campus 2021
  • 49% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. La région a perdu des entreprises pour la seconde année consécutive. Auvergne-Rhône-Alpes arrive en deuxième position avec une concentration de 12% des entreprises (-1% par rapport à l’année précédente). Il est important de préciser que si les deux principales régions semblent perdre en attractivité, des « outsiders » continuent de croître : l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et les Hauts-de-France.
  • 1855 annonces de recrutement ont été diffusées en 2020.
diagramme-couleurs-evolution-emploi-jeu-video-annees
Source AFJV / Gaming Campus 2021
  • La région Ile-de-France concentre 55% des offres d’emploi.
courbe-croissance-offres-emploi-jeu-video-ile-de-france
Source AFJV / Gaming Campus 2021
  • La crise du Covid-19 a impacté le secteur du jeu vidéo puisque le nombre d’offre d’emploi a chuté de 10% en une année.
  • Les annonces en télétravail ont bondi de 121%.
  • Les offres d’emploi ne sont pas homogènes entre les départements.

tableau-bleu-jeux-video-marché-offres-emplois-departements

  • L’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine ont des difficultés à recruter.
  • Les offres d’emploi ne sont pas non plus réparties de la même manière entre les métiers.
diagramme-circulaire-couleurs-tableau-bleu-jeux-video-marche
Source AFJV / Gaming Campus 2020

Alors, comment se distinguer dans un secteur, certes dynamique et innovant, mais restreint ? Le diplôme. En effet, celui-ci est la meilleure garantie pour décrocher le métier de vos rêves. Game designer, Motion designer, Level designer, Directeur artistique, Infographiste 3D, Testeur, Développeur, Chargé de programmation, Chef de projet… Chacune de ces professions requiert une formation spécifique. C’est pourquoi, il existe une grande variété de certifications, proposées par des écoles spécialisées.

Des enseignements de qualité, avec notamment des intervenants issus de différents secteurs du jeu vidéo ; permettent de transmettre aux jeunes, les compétences incontournables pour être immédiatement opérationnels sur le marché et faire la différence. En ce sens, l’établissement fréquenté a son importance. Sans oublier qu’il doit également développer l’autonomie, la curiosité, l’ouverture à l’international, l’esprit d’équipe et bien sûr, le potentiel créatif, des étudiants.

Ainsi, ceux qui souhaitent s’orienter dans le domaine du jeu vidéo, et devenir experts, peuvent opter pour un cursus spécialisé de l’école des métiers de la création : BRASSART. Celle-ci propose notamment une formation Game Design, à la fois technique (management de projet, programmation, développement, etc.) et créative (conception de jeux originaux, expérimentation, mise en situation, collaboration avec des artistes, etc.). Une filière articulée autour d’un cycle Bachelor en 3 ans.

De même, les recruteurs accordent une grande importance à la réalisation de projets personnels et de travaux pratiques. Conscient de cette attente, l’école BRASSART permet de se constituer un solide portfolio durant la formation Game Design. En effet, les trois années sont ponctuées d’ateliers, de travaux individuels et en équipe, de la conception d’un prototype de jeu vidéo… Bref, diverses expériences pédagogiques. Enfin, cette école permet également de se constituer un réseau professionnel à travers des rencontres, des visites de studios, des voyages d’études à l’occasion d’évènements et évidemment un stage de fin d’études.

Clémence Auger ajoute : « L’étudiant BRASSART quitte l’école avec un bagage technique solide, et une préparation active à la réalité professionnelle qui l’attend. C’est ce savant dosage entre « pédagogie » et « relations entreprises » qui fait la qualité des profils de nos étudiants, très recherchés par les entreprises. »

 

Passionné ? Vous souhaitez vous lancer dans l’univers du jeu vidéo ? Retrouvez plus d’informations sur les formations de BRASSART, sur sa page école dédiée.

 

Tag :

emoji-email Ne manquez aucune actualité, abonnez-vous !

Chaque semaine, le meilleur de la communication et du digital directement dans votre inbox...