Biborg s’affirme comme l’agence de gaming par excellence

Le jeu vidéo a connu une croissance exponentielle au cours des 10 dernières années. Les « geek » d’autrefois sont devenus les influenceurs d’aujourd’hui. Alors qu’il était longtemps décrié, le gaming s’est peu à peu démocratisé au point de devenir une industrie à part entière qui réunit des communautés immenses aux multiples facettes.

En effet, aujourd’hui la tendance s’est complètement inversée, à l’image d’évènements comme le Zevent, qui prouvent tout le potentiel de la communauté gaming. De plus, n’oublions pas que nous parlons ici d’un marché à plusieurs milliards de dollars. Il serait alors naïf de dire que les enjeux business ne préoccupent pas les annonceurs.

Aujourd’hui nous recevons 3 membres de l’équipe Biborg, agence créative spécialisée dans le jeu vidéo. On parle esport, metavers, et futur des jeux vidéo !

 

Entrevue avec Bruno Luriot, Kais Ali Benali, et Ismaël El Hakim, les associés de Biborg

 

JUPDLC : Pouvez-vous nous présenter Biborg en quelques mots ?

Tous : Nous sommes une agence créative spécialisée dans le jeu vidéo. Nous accompagnons nos clients et partenaires dans la mise en place de campagnes de communication impactantes et innovantes depuis 2009. Nous travaillons également directement avec les studios et/ou publishers en amont et les aidons à mettre en place des stratégies de lancement et des positionnements pertinents pour la sortie de leurs jeux. Notre connaissance du marché et des audiences/communautés nous permet aujourd’hui d’apporter les meilleures réponses à des problématiques toujours plus variées chez nos clients.

 

JUPDLC : Comment vous est venue l’idée de créer une agence exclusivement dédiée au secteur du Gaming? Quelles ont été vos motivations ?

Bruno Luriot : Depuis le lancement de l’agence en 2009, même si nous avions alors un positionnement métier avec une spécialisation display, nous avons toujours eu une relation privilégiée avec le secteur gaming, en atteste notre collaboration avec Ubisoft ou encore Sony Interactive Entertainment depuis plus de 10 ans. Nous avons fait le choix de nous spécialiser dans le gaming car nous sommes avant tout des joueurs et nous croyons aux vertus du jeu vidéo dans toutes les strates de la société. Le jeu vidéo est un secteur extrêmement riche et varié, et il n’a jamais été aussi protéiforme qu’aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il est nécessaire d’être spécialisé afin de pouvoir proposer à nos clients des réponses stratégiques et créatives pertinentes à chaque problématique.

Ismaël El Hakim : Le nouveau positionnement et l’évolution structurelle de Biborg sont tournés vers l’avenir pour accompagner les éditeurs, studios, et annonceurs qui voudraient tenter l’aventure gaming ; dans un contexte de transition vers une logique de marques conversationnelles. Les innovations tech, AR, VR, IA, Cloud Computing, l’évolution du Livestream, le Metaverse, sont autant d’innovations portées par le monde du gaming : la pierre angulaire de la connectivité sociale de demain. Dans ce contexte, se consacrer exclusivement au secteur du Gaming nous semblait assez naturel et évident.

 

JUPDLC : Est-ce que à la création de Biborg en 2009, vous soupçonniez que le Gaming allait devenir une si grande industrie ?

Bruno Luriot : Si le secteur du jeu vidéo était bien différent de celui d’aujourd’hui à la création de l’agence en 2009, nous avons toujours eu la conviction qu’il allait se développer grâce à la créativité des créateurs de jeux, à la technologie, à son accessibilité, au développement de nouveaux usages mais surtout à son développement progressif au sein de la société. D’ailleurs on utilise souvent le terme “industrie” pour le jeu vidéo mais c’est aussi un art, une passion, une culture, et même un sport maintenant. Si beaucoup de choses ont changé ces dix dernières années, le plus important est le changement de perception de la société envers les joueurs, les joueuses et l’activité de jouer à des jeux vidéo.

 

JUPDLC : Comment une agence « full service gaming » comme la vôtre se positionne-t-elle vis-à-vis de la concurrence ?

Kais Ali Benali : Nous avons la chance d’opérer sur un marché qui connaît une croissance à deux chiffres, années après années. L’attractivité de ce secteur représente forcément un eldorado potentiel pour les acteurs traditionnels de la communication mais attire également de nouveaux acteurs qui viennent sans cesse bousculer les ordres établis en proposant de nouveaux services et/ou produits. Ces innovations permanentes nous poussent à nous réinventer constamment, tout en gardant le cap sur notre vision du marché et de son évolution. Plus que des concurrents, nous considérons les autres experts de ce marché comme des confrères/consoeurs qui servent comme nous à faire avancer les choses et nous poussent à être meilleurs à chaque fois.

 

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JUPDLC : Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau logo et cette nouvelle charte ?

Ismaël El Hakim : Pour ce nouveau logo, l’inspiration est (accrochez-vous) “gaming paléo-futuriste” : le contour de notre logo est un hommage aux jeux vidéo d’hier et de demain. Il a vocation à accueillir des univers vidéo- ludiques riches et variés, et ainsi représenter toutes les communautés de joueurs, du plus pointu au plus casual, du plus compétitif au plus coop, qui parcourent des mondes sombres ou colorés, seuls ou accompagnés. Il faut voir ce logo et cette charte comme une porte qui s’ouvre sur le grand monde du jeu vidéo, dans toute sa splendeur et sa diversité que nous explorons chaque jour chez Biborg et dont nous sommes fiers de faire partie.

 

JUPDLC : Dans quelles mesures pensez-vous que l’e-sport peut devenir le nouvel eldorado des marques ?

Ismaël El Hakim : L’esport représente déjà un grand territoire d’opportunités pour les marques qui savent respecter les codes et les communautés, et qui sont prêtes à s’engager sur le long terme tout en sachant prendre des risques. Si une marque fait appel à nous pour se lancer dans l’aventure esport, nous allons en premier lieu nous assurer que cela est réellement en accord avec son ADN et ses ambitions. Nous allons ensuite proposer une approche authentique, sincère, différenciante et qui va avant tout dans le sens des fans d’esport. Mais il faut aussi voir le Gaming au sens large comme un véritable eldorado pour les marques, nous sommes en train d’assister à la convergence des plateformes sociales, des arts, et des innovations autour du gaming. On parle beaucoup du concept de Metaverse et de la connectivité sociale de demain, c’est une question de temps avant que le gaming, d’une manière ou d’une autre, devienne incontournable dans l’écosystème d’une marque.

 

JUPDLC : Comment appréhendez-vous les nouvelles innovations tech (Metaverse, Livestream, Vtubing,…) ?

Kais Ali Benali : Nous sommes incontestablement aux prémices d’une nouvelle ère, dans laquelle les frontières entre virtuel et réel sont bien plus ténues qu’elles n’étaient jusqu’alors. L’excitation frénétique autour de la virtualisation du monde est extrêmement intéressante pour le marché dans lequel nous évoluons et vient bouleverser ses pratiques de façon quasi quotidienne. En tant que créatifs nous observons cela avec énormément d’intérêt et ne pouvons pas nous empêcher de créer des ponts avec nos activités. Qu’il s’agisse de vision stratégique ou d’explorations technologiques plus pratiques, nous abordons tout cela avec la même volonté d’apporter à nos clients partenaires des réponses toujours plus en adéquation avec l’évolution du marché du gaming.

Bruno Luriot : Le secteur du jeu-vidéo est en effet très innovant et, si nous sommes toujours à l’écoute de façon active des innovations technologiques exploitées ou exploitables dans une perspective gaming, nous sommes aussi très sensibles à l’innovation dont font preuve les joueurs et les joueuses, l’innovation d’usage. La technologie est la “plateforme” et a un potentiel, mais son niveau d’innovation se concrétise par l’utilisation qui en est faite. Nous sommes toujours surpris par la créativité des joueurs et des joueuses, la façon dont ils s’accaparent un jeu, une plateforme, en transforment l’utilisation initiale pour créer de nouvelles expériences. Le développement récent du roleplay dans GTA ou le modding, qui consiste à modifier ou à ajouter des fonctionnalités, voire même créer un nouveau mode de jeu, sont d’excellentes illustrations de cette innovation par la base et de l’impact sur le secteur.

 

JUPDLC : Le secteur du gaming est en perpétuelle mutation, quel pari faites-vous sur l’avenir ? Une technologie qui vous paraît se détacher du lot ?

Kais Ali Benali : C’est presque impossible de répondre à cette question. La révolution numérique et technologique que nous connaissons depuis le début des années 2000 nous le prouve. Comment écoutiez-vous votre musique avant l’arrivée de Spotify ? Qu’avez-vous fait de vos CD’s depuis ? Et pourtant, cela ne fait que 15 ans que Spotify existe alors que le CD était sans aucun doute la plus grande révolution technologique de la fin des années 80, début des années 90. Il en va de même pour Internet de façon plus globale, des réseaux sociaux, de nos téléphones portables, feu le bien aimé Nokia 3310. Évidemment le secteur du gaming évolue avec son temps et l’évolution des infrastructures. L’hyper connectivité est une donnée finalement assez récente dans nos vies respectives et pourtant nous sommes tous devenus terriblement impatients face au temps. Les avancées technologiques nous habituent à cette instantanéité permanente : disparition des temps de téléchargement, cloud storage, explosion des contenus live, 3D temps réel, mixed reality. Comme dans tout cycle de révolution, les innovations bouleversent les marchés et les modèles économiques. Certaines de façon momentanée, d’autres de façon plus pérenne. La dématérialisation couplée à l’accessibilité a déjà commencé à pousser les studios / publishers à repenser leurs modèles de revenus et de distribution de leurs contenus : disponible sur toutes les plateformes, jeu gratuit avec un modèle de game as a service, modèles basés sur de la souscription. Je ne pense pas qu’une seule technologie puisse sortir du lot, mais reste convaincu que la multiplication des innovations technologiques et l’imbrication liée à l’utilisation de plusieurs technologies permettent sans cesse de proposer des expériences utilisateurs toujours plus extraordinaires. Nous n’avons pas fini de nous étonner ni de jouer !

 

JUPDLC :  Chez Biborg vous avez développé un jeu pour accompagner votre communication. Quel est le synopsis ?

Ismaël El Hakim : The tower of Biborg ! C’est un anti-Tetris, il faut construire la tour la plus haute possible en empilant les lettres massives qui composent notre nouveau logo. A chaque palier d’altitude, le gameplay est entrecoupé de questions sur le jeu vidéo, culture générale, industrie et business, marketing, studios etc. Des questions taillées pour les vrais connaisseurs. Si la réponse est incorrecte, une mini-catastrophe apparaît et fragilise la tour. Et la pastèque sur le gâteau : celui ou celle qui aura construit la plus grande tour, du 16 au 23 novembre, gagne une campagne Biborg *drop the mic*.

 

JUPDLC : Avez-vous une idée de ce à quoi ressemblera le gaming dans 10 ans ?

Kais Ali Benali : Il y a 10 ans, la PS3 partageait avec la Xbox 360 les plus grosses parts du marché du jeu vidéo. PlayStation lançait la PS Vita pour concurrencer Nintendo sur le marché des portable devices. Modern Warfare 3, FIFA 12, Uncharted 3, Little Big Planet 2 faisaient partie des plus grosses sorties de l’année. Fortnite n’existait pas. League of Legends venait à peine de souffler ses deux bougies. Twitch se lançait officiellement le 6 Juin. Instagram avait tout juste un an, Snap débutait en Avril et TikTok n’existait pas, sans même parler des NFT. Les 10 années qui sont passées depuis ont connu tellement de bouleversements et de changements dans l’industrie qu’il serait difficile aujourd’hui de prédire à quoi celle-ci ressemblera dans 10 ans. On peut imaginer néanmoins que la virtualisation couplée à la dématérialisation des choses donnera lieu à de nouvelles manières de consommer le jeu. Sans doute la création de nos avatars permettra d’assouvir ce vieux rêve d’ubiquité que l’être humain a, nous permettant de nous retrouver entre amis dans le métaverse, tout en étant physiquement séparés les uns des autres. Nul doute que les grandes finales des compétitions esport rassembleront plus de monde et d’audimat qu’une finale de Coupe du Monde aujourd’hui. La professionnalisation du gaming permettra sans doute aussi d’ailleurs à des jeunes passionnés de pouvoir en faire leur métier, que ce soit en tant que joueurs, casteurs ou streamers. De nouveaux acteurs auront pénétré le marché et le jeu vidéo ne sera plus uniquement réservé aux consoles (PlayStation, Xbox, Nintendo), PC ou mobile. Netflix a déjà commencé d’ailleurs en lançant leur offre Netflix Games ce mois-ci.

 

JUPDLC : Avez-vous des projets, des ambitions chez Biborg dont vous voudriez nous parler ?

Tous : Des ambitions, nous en avons plein. À commencer par continuer de prendre autant de plaisir à faire ce que nous faisons au quotidien et avoir la chance de travailler dans une industrie si riche en talents. Nous voulons continuer d’innover sans cesse et avons hâte d’explorer les nouveaux outils qui seront demain à notre disposition. Si nous pouvons également contribuer à notre échelle à la création de certains de ces outils, nous ne nous priverons pas. Toujours avec ce même souci d’améliorer, à notre échelle, les expériences utilisateur et de rendre la vie globalement plus fun !

 

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Crédit photo : Biborg
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