Le sport comme vecteur d’inclusivité dans la société

En collaboration avec Sports Management School
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Au-delà des bienfaits du sport sur notre corps et notre santé mentale ; cette activité physique a aussi des répercussions sur notre « vie sociale ». Pratiquée ou regardée, elle permet de rencontrer des personnes avec le même centre d’intérêt, de rassembler au quotidien. Au sein des entreprises, le sport permet également de souder les équipes et d’offrir un moment sans hiérarchie. En somme, les activités physiques et sportives peuvent être perçues comme des outils favorisant le lien social ainsi que le « vivre ensemble ». Et ce, au sens large : le sport est un vecteur d’inclusivité. Autrement dit, il inclut tout le monde et embrasse la diversité. Comment ?

 

L’activité physique : un catalyseur d’impacts positifs

Si en 2018, les Français étaient les champions de l’immobilisme en restant assis 7h24 par jour, selon le baromètre annuel d’Attitude Prévention et Havas Interactive ; la crise sanitaire n’a certainement pas arrangé les choses. C’est pourquoi, il est important de bouger et de pratiquer une activité physique régulière. Sans forcément rechercher la performance, celle-ci va permettre de se défouler, d’évacuer le stress, de se maintenir en forme… mais aussi de sortir de sa bulle. Les salles de sport, les clubs et même les parcs sont des lieux de sociabilisation à part entière.

Il va sans dire que des synergies se créent, par l’intermédiaire du sport, entre les habitants d’un même quartier, les associations, les entreprises et plus largement, les territoires. Cette pratique permet de créer des espaces conviviaux et influence notamment l’éducation des jeunes. Elle se fait également le porte-parole de valeurs collectives, comme l’entraide, le respect, la solidarité, l’esprit d’équipe, l’égalité ou l’empowerment. Le sport promeut aussi des valeurs plus individuelles comme le dépassement de soi et l’autonomie.

Prenons l’exemple inspirant de l’association Drop de Béton. Créée en 1997 en banlieue bordelaise, elle mobilise aujourd’hui plus de 13 000 jeunes autour d’un objectif : « rééquilibrer le match de la vie » par l’intermédiaire du rugby. Pour ce faire, elle encourage cette activité physique et adaptée dans les écoles, les quartiers, les villes et même les prisons. Au travers de ses différentes actions et des valeurs de ce sport, cette organisation œuvre pour que chaque jeune puisse (re)prendre confiance en lui et avoir les moyens de ses ambitions. Et ce, peu importe le sexe ou l’origine. L’association se veut inclusive pour tous et partout. Ainsi, Drop de Béton encourage les jeunes à adopter un comportement citoyen dans la vie comme sur le terrain. Pour l’association, la performance et la recherche d’habiletés techniques ne sont pas une fin en soi. Le rugby, comme il est pratiqué au sein de cet organisme est plutôt un moyen d’atteindre des objectifs sociaux et éducatifs.

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Ainsi, des infrastructures adaptées et les associations contribuent à cette qualité de vie. C’est pourquoi, elles doivent être ancrées dans les réalités de terrain, selon ses besoins et ses opportunités. Véritables atouts pour les villes, le but est de faciliter leur installation et leur développement sur un territoire donné pour créer du lien ainsi que des espaces inclusifs et démocratiques.

De la même manière, le sport est vecteur d’amélioration et de bien-être au sein même des entreprises. Comme évoqué lors de notre entretien avec la start-up tech et santé, Fiters, organiser des séances au bureau est une autre manière de faire de la prévention. Autrement dit, de lutter contre le stress, l’absentéisme, les burn-out, le mal-être au travail ou encore les problèmes liés à la sédentarité.

 

Le sport pour faire progresser les mentalités

Il est important d’avoir en tête que l’inclusivité, comme la diversité, sont des idéaux vers lesquels nos sociétés tendent. En effet, avoir des personnes d’horizons différents dans son entourage ou son équipe de travail, avec des points de vue divergents, est un atout. Pourquoi ? Car c’est une richesse, une source d’idées innovantes et de créativité.

Évidemment, l’entre-soi est plus facile à mettre en place et les affinités culturelles ont démontré leur « efficacité ». Si laisser sa chance à « un autre » demande un effort supplémentaire, il faut reconnaître que la diversité est une force. En effet, là où ceux qui nous ressemblent, nos familles ou nos communautés, vont confirmer nos certitudes, un profil différent va nous faire évoluer. Telle une plante devenue trop grande pour son pot, pour continuer à grandir il faut aller voir ailleurs et sortir de sa zone de confort. Et ce, même, si cela représente une perte de repère. C’est pourquoi, il est important de nouer des liens de confiance et le sport s’avère être une belle option.

En entreprise par exemple, cela contribue à apaiser les tensions et pallier les différences. Le sport en entreprise est donc un véritable moteur de cohésion d’équipe, aussi hétérogène et diverse qu’elle soit. Puis, de façon générale, le sport facilite les échanges entre pairs et « impairs » : c’est un liant permettant de se créer des cercles d’amis et de découvrir de nouveaux centres d’intérêts.

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Crédit Photo : Pexels

De plus, le sport permet, en partie, de faire évoluer les représentations jouant fortement sur les rapports sociaux de sexe. Si les femmes ont accès aux pratiques sportives ou physiques, les enjeux d’égalité femmes-hommes restent d’actualité. Même s’il reste (beaucoup) de chemin à parcourir à ce sujet et que les femmes continuent de revendiquer, à juste titre, une place à part entière dans le sport et une reconnaissance à la hauteur de leurs exploits ; le sport a des vertus émancipatrices.

Nous pouvons prendre l’exemple du projet « TouteSport ! », soutenu par le FNCIDFF. Son ambition ? Lever les freins que rencontrent les femmes des quartiers politique de la ville face à l’insertion sociale et professionnelle via la pratique sportive. Ainsi, 70 femmes à travers 7 villes ont été accompagnées, pour leur permettre de gagner en autonomie et de prendre confiance en elles. Et ce, en s’autorisant à se faire plaisir à travers une activité sportive. Par conséquent, le sport a été appréhendé comme un outil pour s’émanciper, se réapproprier son corps, pour sortir de la dévalorisation et déculpabiliser les femmes qui veulent prendre du temps pour elles. Le projet « TouteSport ! » travaille sur l’accompagnement de ces femmes pour leur permettre également de développer un réseau relationnel, tout en travaillant sur leur rapport au corps et sur les questions de libertés. L’accent est donc bien mis sur un objectif d’insertion professionnelle.

Plus globalement, trois constats sont à noter :

  • La pratique amatrice globale est en hausse. Le rugby féminin par exemple, ne cesse de se développer et voit de nouvelles équipes se créer tous les ans, avec un vrai bon niveau.
  • Les sportives de haut niveau ont fait leur place sur les podiums des différentes compétitions.
  • Les compétitions féminines connaissent une médiatisation grandissante face à l’attrait de plus en plus développé des spectateurs (ex : le Handball Féminin qui explose les scores d’audience, lors des derniers Championnats d’Europe, devant la Ryder Cup, la Coupe Davis et la Route du Rhum). Pour citer Nathalie Sonnac, spécialiste de l’économie des médias au CSA, « la médiatisation est l’une des clés de voûte de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans le sport ».

L’Occitanie est particulièrement fière de sa politique sportive. Avec ses 17 000 clubs, la région accompagne autant de sportifs et sportives de « petits clubs » que des équipes professionnelles qui rayonnent à l’international. Nous pouvons citer le Team Sud France, qui regroupe 15 athlètes de haut niveau dans le monde de la glisse, dont 7 femmes. De même, parmi les athlètes régionales sélectionnées pour participer aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2018, en Corée du Sud, nous comptons :

Par ailleurs, le sport s’avère être effectivement une place de choix pour faire progresser les mentalités sur le handicap. En effet, différents organismes promeuvent des évènements handisportifs et redoublent d’effort pour l’inclusion. Accessible à tous, le sport rappelle qu’un fauteuil roulant n’empêche pas de devenir champion de basket ou de volley, par exemple. Ainsi, il met bien en avant le potentiel de chacun.

Il est opportun ici d’évoquer la Fédération Française de Handisport (FFH). Par son ouverture à tous, celle-ci accompagne différents publics dans leur projet de vie et dans leur projet sportif. Elle met notamment en avant divers témoignages. A titre d’exemple, Patrick, ancien pongiste, attribue un gain de mobilité à la pratique du tennis de table. « Grâce à cela, j’ai pu me consacrer à des projets et des missions plus intéressantes dans mon travail. C’était plus épanouissant. La confiance personnelle est également accrue. » Il y a aussi Morgane, qui parle des perspectives offertes à la suite de sa pratique de handifitness : « Ça m’a vraiment libéré sur le plan corporel. Je tombe moins je marche mieux et je peux désormais prendre les transports en commun ».

Facteur d’insertion et d’intégration sociale, la Commission Européenne incite même les États membres à intégrer les pratiques sportives dans leurs politiques d’éducation, de santé publique et de cohésion sociale. Par ailleurs, une mesure spécifique visant à faciliter « l’accès aux sports et aux loisirs » met l’accent sur les publics les plus vulnérables et engagés dans un processus d’intégration.

 

Les grands événements sportifs sont fédérateurs

Festivals des sports, matchs, tournois, ligues, championnats, Grands Prix, Tour de France, SuperBowl, Coupes du Monde, Jeux Olympiques… Du simple spectateur au fervent supporter et sportif, beaucoup se réunissent en physique ou devant les écrans pour suivre ces rencontres et compétitions. Chaque victoire est d’ailleurs une source de fierté collective, de chants et de larmes de joie. C’est ça, la magie du sport.

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Crédit Photo : Pexels

Évidemment, si certaines pratiques sportives sont plus ou moins appréciées en fonction de la position géographique, il en est de même pour les programmations. Certaines ont plus de succès que d’autres mais le résultat reste le même, à différentes échelles.

Prenons la victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde de football 2018. La finale contre la Croatie, a réuni 19,3 millions de téléspectateurs devant TF1 et jusqu’à 22,3 millions à la fin du match. En termes d’audience, ces chiffres représentent 82,2% du public. Après cette victoire, rien que les titres de presses sont évocateurs : « Coupe du monde 2018. Les Champs-Élysées, symbole de la victoire française et de la liesse populaire » (Ouest France), « Pourquoi la Coupe du monde nous fait tous du bien » (BFM), « La France entière célèbre la victoire des Bleus » (Figaro)… Dans Le Parisien, il est question « d’euphorie » qui a gagné le pays : « La France a basculé dans l’ivresse du bonheur après avoir reporté la deuxième Coupe du monde de son histoire ». Sans compter les nombreuses photos et vidéos montrant des millions de Français unis sous un même drapeau, toutes origines confondues. Ils ont envahi les rues et surtout les Champs Élysées. Et qui ne connait pas la musique de Vegedream « Ramenez la coupe à la maison » ?

 

« Les événements sportifs semblent apporter de nombreuses touches positives au quotidien. Ils sont source de fierté, rassemblent des foules, sans distinction ; fédèrent, influencent le moral des troupes (en fonction des résultats), agrémentent les échanges (on a plus envie de communiquer) … Lors de ces temps forts, on est aussi plus enclin à réaliser des achats compulsifs. » conclut David Mignot, Directeur académique de la Sports Management School (SMS)

Passionné par le sport, ses évènements et ses bienfaits ? Rendez-vous sur la page école dédiée de la Sports Management School (SMS), qui forme les managers et professionnels du sport business de demain.

 

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