#INTERVIEW : Marc Dorcel, une communication qui n’a pas froid aux yeux

Depuis 40 ans, la marque Dorcel innove, se réinvente et ose. Elle a bâti sa notoriété sur un savoir-faire de qualité et une image soignée. Retour sur un succès entrepreneurial

Dorcel est une entreprise française qui se positionne parmi les 100 marques les plus populaires du pays. Celle-ci est largement reconnue pour sa production cinématographique que l’on connait tous, ses produits dérivés mais surtout par sa communication audacieuse et créative. C’est donc tout naturellement et avec une curiosité non dissimulée que l’équipe de J’ai un pote dans la com a rencontré celui qui tient les rênes de l’entreprise aujourd’hui : Grégory Dorcel, fils du fondateur lui-même. Ce dernier était accompagné d’Olivier Bouas-Laurent, CEO de l’agence Mademoiselle Scarlett, qui accompagne la marque depuis 2012.

Comment se porte l’image de Dorcel aujourd’hui ?

Grégory : L’image de Dorcel a évolué au long des années, portée par des grands mouvements. Au début Dorcel était connu pour sa production, ses produits, sa qualité. Dans les années 90 ce fut le fait de signer les actrices en contrat d’exclusivité.
 A suivi dans les années 2000 une vague de communication portée par nos innovations technologiques. On sortait de l’ère du DVD, on est arrivé à l’ère de la VOD, du digital, du mobile.
Puis, après cela, il y a eu une collaboration marquante pour notre société avec deux agences : Mademoiselle Scarlett d’un côté et Marcel de l’autre. Tous les deux ont oeuvré, de façon différente, à créer une autre vague et une autre époque pour Dorcel qui a été une communication piquante, innovante et remarquée.

Comment gérez-vous votre communication sur les réseaux sociaux ?

Grégory : Les réseaux sociaux font partie intégrante de la vie quotidienne de l’entreprise. C’est le seul média que l’on exploite en tant que tel. Cela nous donne une puissance, un écho médiatique très important où l’on essaie d’être sexy mais néanmoins sophistiqué, piquant mais néanmoins amusant. Ça se traite comme un média à part entière. On produit du contenu toute la journée spécifiquement pour ces plateformes.
Toutefois, notre rapport au réseaux sociaux restent compliqué puisque les plus puissants n’acceptent aucune expression de la sexualité.

Vous surfez beaucoup sur le newsjacking. Comment réussissez-vous à être si réactif ?

Grégory : Historiquement, nous faisions ces coups de com en interne. Mademoiselle Scarlett a été la première agence à nous le proposer en externe. Lorsqu’une proposition nous séduit, on valide, on fonce et c’est parti. Le brief c’est qu’il n’y a justement pas de brief.
Dorcel est une marque qui est assez spécifique, qui doit énormément à ses spectateurs. On est là pour délivrer et être généreux avec nos spectateurs. Et l’idée est la suivante : il y a un coup sympa, marrant, qui peut amuser nos followers, qui peut égayer leur quotidien.

Il s’agit, avant tout, d’une certaine prise de risque. Quelle est la formule magique ?

Olivier : Nous avons beaucoup évolué et appris avec Dorcel Store puisque c’est l’un de nos premiers clients. Egalement, nous avons du nous confronter à ces sujets qui sont très exigeants et comprendre comment faire parler la marque. Ce n’est pas évident car nous sommes  très exposés et donc automatiquement, on prend des risques. Je pense qu’une complicité entre l’agence et l’annonceur être présente. C »est cette relation de confiance en continue qui doit permettre de faire naitre des créas efficace et malignes. Aujourd’huiOn, y arrive plus facilement aujourd’hui car la marque nous fait confiance.

Comment maintenez-vous une visibilité médiatique dans le contexte actuel de la presse ?

Olivier : Il a fallut être malin et pragmatique afin de trouver le moyens d’annoncer dans un medias « classique ». Nous avons ainsi réussi à nouer partenariat inédit avec 20 minutes pour la sortie de l’un des produits : le satisfer. C’est une grande première pour Dorcel Store tout comme pour ce journal papier. L’idée était assez simple : accéder au plaisir en moins de 20 secondes au lieu de 20 minutes. L’annonce presse a été proposé sur une pleine page. Nous en sommes fiers. 

Grégory : La presse se doit d’être un peu plus innovante, moderne, face aux enjeux auxquels elle fait face. C’est un média qui doit se réinventer en permanence et assumer un peu plus de risque. En presse, en radio, en affichage, il s’agit de médias sur lesquels on commence à faire un peu plus de choses, de façon un peu plus libérée.

Quels sont les prochaines priorités marketing pour la marque ?

Grégory : Nous sommes focalisés sur la reprise en main de toutes les activités médias de Playboy sur l’ensemble de l’Europe. Notre partie est essentiellement ciblée sur l’audiovisuel, mais les réseaux sociaux occupent 70% de nos ambitions. Nous sommes en train de construire des médias, des chaînes de télévision, qui vont intégrer complètement les réseaux sociaux en termes de contenu. Et l’on assiste à un phénomène étonnant : la construction d’un média télé, à la base, qui va absorber les réseaux sociaux et à l’inverse qui va être propagé directement sur les plateformes sociales. On essaie d’inventer un modèle.

Olivier : Et à noter que la marque aura 40 ans l’année prochaine. On va commencer dès septembre à travailler dessus. 

 

Nous remercions Grégory et Olivier pour nous avoir accordé leur temps et nous souhaitons vous présenter les dernières productions social media qui ont permis à la marque Dorcel de prendre la parole durant la coupe du monde :

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