Au premier semestre 2026, Kantar Media relève une hausse de 17 % des impressions publicitaires servies en audio digital. Dans le même temps, le nombre d’annonceurs actifs baisse de 15 %. Derrière la croissance des volumes, le portefeuille de marques se resserre…

Davantage de publicités diffusées, mais pour moins de marques
Pour établir son baromètre, Kantar Media rassemble les volumes publicitaires déclarés par neuf régies, dont Acast, Deezer Brand Solutions, NRJ Global et TF1 Pub. L’étude couvre l’audio digital, notamment les podcasts, les radios numériques et les plateformes de streaming, sans détailler la part de chaque environnement.
Sur ce périmètre, 2,226 milliards d’impressions publicitaires ont été servies entre janvier et juin 2026, soit 17 % de plus que sur la période comparable retenue par Kantar. Tous les mois sont en hausse sur un an. Février affiche la progression la plus forte (+38 %), avant un ralentissement au printemps : +10 % en avril, +6 % en mai et +7 % en juin.
Le nombre d’annonceurs suit la trajectoire inverse. 784 marques ont été actives pendant le semestre, contre 919 un an plus tôt. Les régies participantes ont donc diffusé davantage de publicités, sans élargir leur portefeuille d’annonceurs.


La distribution domine, l’énergie accélère dans l’audio
La distribution représente 36 % des impressions mesurées. Elle place six enseignes parmi les dix premiers annonceurs : Carrefour, E.Leclerc, Lidl, Intermarché, Coopérative U et Auchan. Carrefour arrive en tête du classement avec 96 millions d’impressions (+65 %).
Les évolutions diffèrent toutefois d’une enseigne à l’autre. Auchan affiche 44,8 millions d’impressions, en hausse de 248 %, tandis qu’Intermarché recule de 14 %, à 57,9 millions. Deuxième annonceur du baromètre avec 85,5 millions d’impressions, EDF a plus que triplé son volume sur un an. L’énergie signe ainsi la plus forte progression sectorielle (+86 %), devant les services et les télécoms.
À eux seuls, les dix premiers annonceurs totalisent près de 30 % des impressions recensées. Pour les marques, la prochaine question est celle de leur apport réel au plan média : ces diffusions permettent-elles de toucher des personnes qui n’auraient pas été atteintes par la radio, la vidéo ou les réseaux sociaux, et à quel coût ? Le baromètre mesure le volume publicitaire servi, mais pas cette couverture supplémentaire. Dans un marché où le nombre d’annonceurs recule, la démontrer devient un enjeu pour les régies.



