Le 21 septembre, Kantar Media a présenté ses premiers chiffres sur les offres avec publicité SVOD de Netflix, Prime Video et Disney+ en France. De mai à août 2026, l’organisme d’études de marché y a recensé 376 annonceurs et 226 millions d’euros d’investissements bruts.

226 millions d’euros calculés avant remises
Les offres avec publicité de Netflix, Prime Video et Disney+ ne figuraient pas encore dans la veille de Kantar Media sur les dépenses des annonceurs en France. La société d’études a commencé à relever les campagnes diffusées sur Netflix et Prime Video le 1er mai, puis sur Disney+ le 10 juin.
De mai à août 2026, elle recense 376 annonceurs et 226 millions d’euros d’investissements bruts. Ce montant est calculé à partir des tarifs affichés, avant remises et négociations : il ne correspond pas aux recettes réellement encaissées par les plateformes. Kantar ne précise pas la part de chacune.
Ces données rejoindront la veille publicitaire de Kantar fin septembre, puis son étude Videolistic d’ici la fin de l’année. Les agences pourront ainsi observer dans un même outil les investissements des marques à la télévision, en replay, sur les plateformes de streaming et sur les autres écrans vidéo.
Un classement différent de celui de la télévision
Sur les trois plateformes étudiées, la banque-assurance arrive en tête des secteurs, devant l’alimentaire et la distribution. Elle n’est pourtant que cinquième à la télévision classique et onzième dans les services de replay accessibles par les box des opérateurs. Le tourisme-restauration et l’hygiène-beauté complètent les cinq premiers secteurs.
Groupama occupe la première place parmi les annonceurs, devant le (très puissant) groupe Procter & Gamble, qui comprend notamment Pampers, Ariel et Gillette. The Magnum Ice Cream Company, Idealo et Trainline figurent également dans le top cinq. La hiérarchie des marques sur ces plateformes ne reproduit donc pas celle de la télévision.
Selon Kantar, l’ensemble de la vidéo représente 3,2 milliards d’euros d’investissements nets au premier semestre 2026, soit 42 % du marché publicitaire. En bref, cette première mesure permet de voir quelles marques investissent sur les plateformes, mais ne dit pas encore combien de personnes leurs campagnes touchent ni quels résultats elles obtiennent.



