Les compétitions imaginées par des créateurs ont trouvé leur public chez les jeunes. Une enquête menée en août par Episto pour Webedia Brand Xperiences, publiée le 29 septembre, permet de situer leur place aux côtés de la télévision et des compétitions traditionnelles. Elle a interrogé 1 001 Français de 18 à 64 ans.

Les créateurs séduisent sans remplacer la télévision
Quintessence de l’événement sportif (à succès) né d’un créateur, le GP Explorer de Squeezie a attiré 200 000 spectateurs au Mans sur trois jours en 2025. Diffusée sur Twitch et France 2, cette dernière édition a même atteint des pics respectifs de 1,4 et 1,6 million de spectateurs. Côté sport collectif, Cette année, le Crunch Creator, un match de rugby France-Angleterre réunissant créateurs et anciens joueurs a également fait forte impression. Son édition inaugurale a rassemblé en mai dernier plus de 42 000 personnes à Bordeaux et dépassé le million de spectateurs en ligne, selon le Groupe Sud Ouest.
Une fois passée la surprise médiatique des premières tentatives, est il possible aujourd’hui d’affirmer que ces succès ont véritablement changé les habitudes du public ? Dans une enquête menée par Webedia avec Episto auprès de 1 001 Français de 18 à 64 ans, 51 % des 18-24 ans disent avoir suivi un événement sportif créé par des vidéastes au cours des douze derniers mois.
La proportion tombe à 15 % sur l’ensemble des répondants selon les données récoltées. Pour autant, on est loin d’un désintérêt absolu des plus jeunes pour la télévision : 42 % des sondés aimeraient d’ailleurs y retrouver davantage de sport.
Une place à côté des compétitions établies
Cet intérêt grandissant pour le sport se retrouve aussi dans leurs envies de sortie. Parmi les 18-24 ans, 67 % se disent prêts à assister à une grande compétition sportive, contre 40 % à un événement porté par des créateurs. Ces nouveaux rendez-vous élargissent donc l’offre plutôt qu’ils ne remplacent les matchs et les tournois existants.
Il paraît évident que les marques ont une place à y prendre, mais le format ne suffit pas à garantir leur accueil. Si 36 % des jeunes interrogés jugent plus moderne une marque associée à un événement sportif innovant qu’à un sponsoring classique, seuls 32 % estiment que les marques présentes dans le sport apportent une réelle valeur ajoutée. L’étude mesure leur perception, pas l’efficacité des campagnes : pour les annonceurs, l’enjeu reste de développer des prises de parole créatives qui dépassent la seule visibilité du logo.



