Dans sa nouvelle campagne signée BETC et BETC Fullsix, E.Leclerc montre ce qui se cache parfois derrière un « ça va passer » : un soin que l’on repousse faute de moyens. L’enseigne défend, une nouvelle fois, la vente de médicaments sans ordonnance dans ses parapharmacies.

Quand « ça va passer » veut dire « je vais attendre » selon E.Leclerc
Un rhume qui s’éternise, une allergie qui tombe mal, des courbatures que l’on préfère ignorer… Le film « Ça va passer » enchaîne les situations où cette petite phrase semble d’abord rassurante. Mais à mesure qu’elle revient, son sens change quelque peu : elle peut alors traduire la décision de ne pas acheter de médicament par manque de pouvoir d’achat. BETC et BETC Fullsix partent de ce réflexe familier pour amener le spectateur vers le sujet que défend E.Leclerc : le prix des traitements vendus sans ordonnance.
La campagne, diffusée depuis le 25 octobre à la télévision, en vidéo en ligne, sur le digital et dans la presse, se base sur une donnée plus qu’inquiétante. Dans son étude « L’impact de l’inflation sur les achats de médicaments OTC (sans ordonnance) », réalisée pour Biogaran du 5 au 11 avril 2023, l’Ifop relève que 61 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à acheter un médicament non remboursé en raison de son prix. Le film, réalisé par Manon Gaurin pour E.Leclerc, a déjà l’intérêt de donner un visage quotidien à ce renoncement.
Un nouveau récit pour une revendication ancienne
E.Leclerc défend depuis des années le droit de vendre des médicaments sans ordonnance dans ses parapharmacies. En 2024, BETC avait mis en scène les conséquences d’un rhume dans un bureau. En 2025, l’enseigne pointait directement le paradoxe d’une parapharmacie qui ne pouvait pas vendre de paracétamol. Cette fois, la création s’attarde moins sur l’interdiction que sur les personnes auxquelles l’enseigne dit vouloir accompagner.
Le déplacement est intéressant pour sa communication. Avant de réclamer une place sur ce marché, E.Leclerc cherche à faire partager la situation… qui justifierait son entrée. Le débat ne se réduit toutefois pas seulement prix. En France, les pharmacies restent les seuls lieux où acheter des médicaments, avec ou sans ordonnance. Le pharmacien joue évidemment un rôle de conseil dans leur délivrance. Le film ne tranche pas cette question mais cherche déjà à faire de l’accès financier aux traitements le point de départ de la discussion.



