Le Drive-to-Store confirme son poids dans le paysage publicitaire français. Selon la deuxième édition de son baromètre, publiée par Alliance Digitale en partenariat avec France Pub, le marché atteint 7,6 milliards d’euros en 2025, soit 21,5 % du marché publicitaire français. Sa composante digitale progresse de 33,4 % en un an, pour atteindre 2,1 milliards d’euros.
Cette édition 2026 met en lumière deux dynamiques distinctes : celle des investissements locaux et celle des campagnes nationales. Si les deux marchés progressent, les annonceurs ne mobilisent pas les mêmes leviers pour générer du trafic en point de vente.

Le digital local progresse deux fois plus vite que l’ensemble du marché
En 2025, les investissements dans le Drive-to-Store digital local ont augmenté de 14,1 %. Cette croissance est deux fois supérieure à celle de l’ensemble des investissements digitaux locaux. À l’échelle nationale, la progression atteint 44,4 %. Elle s’explique en partie par un retour à la normale après une année 2024 atypique, marquée par les Jeux olympiques de Paris et des budgets davantage orientés vers l’image que vers le trafic.
Les stratégies diffèrent également selon les annonceurs. Au niveau local, les investissements privilégient les médias propriétaires, comme les sites web, les applications et les réseaux sociaux. À l’échelle nationale, le paid media conserve une place importante et représente 54 % des investissements digitaux Drive-to-Store.
« Le principal enseignement de cette édition est la force de la dynamique locale », souligne Fabien Dutrieux, président de la commission Drive-to-Store d’Alliance Digitale et directeur marketing chez Bonial. Selon lui, le digital permet aux annonceurs de concilier puissance, précision et proximité, en adaptant leurs activations aux spécificités de chaque territoire.
2,1 milliards d’euros investis dans le Drive-to-Store digital
Le marché total du Drive-to-Store atteint 7,6 milliards d’euros en 2025, en hausse de 21,1 % par rapport à 2024. Le digital représente 28,2 % de ce marché, avec 2,1 milliards d’euros investis.
Cette enveloppe se répartit entre 884 millions d’euros sur le marché local, en progression de 14,1 %, et 1,2 milliard d’euros au niveau national, en hausse de 44,4 %.
Les leviers privilégiés varient selon l’échelle des campagnes. En local, les sites et applications concentrent 31 % des investissements digitaux Drive-to-Store. Ils devancent la création de contenus, qui représente 16 %, et les réseaux sociaux, à 14 %. Au niveau national, les liens sponsorisés dominent avec 30 % des investissements, devant les bannières display, qui en représentent 24 %.
Pour Virginie Sablé, directrice générale de CSA chez France Pub, cette progression témoigne de la maturité croissante du marché. Elle souligne la capacité des dispositifs digitaux à connecter les consommateurs aux enseignes, tout en associant performance publicitaire et impact commercial mesurable en magasin.

Distribution et biens de consommation concentrent les investissements
La deuxième édition du baromètre introduit un nouveau volet consacré aux secteurs annonceurs. Ce focus croise les dynamiques du Drive-to-Store avec quatre grandes familles d’acteurs.
Premier enseignement : la distribution et les biens de consommation concentrent ensemble les trois quarts des investissements Drive-to-Store.
Les deux secteurs privilégient toutefois des leviers différents. La distribution affiche une forte affinité avec le Search. Les biens de consommation s’appuient davantage sur les médias propriétaires, une tendance qui reflète notamment un tissu d’annonceurs plus hétérogène et local.
Ce nouveau volet sectoriel complète ainsi l’analyse des investissements et souligne la diversité des stratégies déployées pour rapprocher les campagnes publicitaires des points de vente.


