La communication en 2020 : les 4 fantastiques selon Ernst & Young

Amis consommateurs, chères entreprises, voulez-vous connaître votre avenir ? Détournez-vous alors de Madame Irma et faites confiance à Ernst & Young. Après une étude approfondie des différents modes d’échanges des consommateurs sur le Web et de leurs tendances, le célèbre cabinet d’audit a publié quatre scénarios de ce que pourrait être leur communication en 2020.

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Retour vers le futur…

Pourquoi quatre scénarios ? Tout simplement parce que dans tout schéma prévisionnel, certaines données demeurent variables. En l’occurrence, si Internet fait aujourd’hui partie intégrante de nos vies, il est difficile de déterminer avec exactitude à quel degré. De plus, la considération des entreprises pour la sécurité et la vie privée des consommateurs est elle aussi susceptible de varier. À défaut d’une boule de cristal, c’est sur cette base, ainsi que sur l’analyse des évolutions de l’économie, de la technologie, de la politique, de l’environnement et des comportements sociaux, qu’Ernst & Young a tenté de nous lire l’avenir.

 

Full speed ahead : Candide, ou l’optimisme

D’ici 2020, Internet serait parfaitement intégré à notre quotidien : l’internaute, actif et averti de son environnement virtuel et des scandales qui y sont liés, obligerait les sociétés à considérer ses doléances et à respecter ses informations personnelles. Tout irait pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Pour Gaël Denis, Partner Communications chez Ernst & Young, ce scénario impliquerait que les entreprises aient « prêté une oreille attentive aux alertes des consommateurs exprimant leur désaccord au sujet des scandales liés à la sécurité et à la protection de la vie privée ». Résultat : un poids plus important du consommateur dans sa relation à l’entreprise, une écoute et une autorégulation.

 

Roller Coaster : Big Brother

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L’intégration d’Internet dans le quotidien ne serait pas encore parfaite, mais le Web serait suffisamment présent pour que le consommateur en soit dépendant. Habitué à une technologie et une innovation qui rendraient sa vie confortable, le consommateur se transformerait en mouton de Panurge et serait passif. Résultat : ce dernier subirait une communication importante et une évolution permanente qu’il ne maîtriserait pas. Aucune régulation ne serait envisagée par les industries, le gouvernement ou les consommateurs. De cybercriminels séviraient auprès des différents acteurs. Les données personnelles des internautes seraient alors utilisées sans gêne et toute action de leur part serait épiée à des fins commerciales.« (Dans ce scénario, NDLR.) Les gens pèsent le pour et le contre et la balance semble pencher plus en faveur des bénéfices apportés à leur nouvelle vie que des désavantages. »

Credit photo : theGentleman™

 

Speed limit control : La loi et l’ordre

Pour éviter le schéma précédent, le gouvernement interviendrait et imposerait une législation stricte. Résultat : les données personnelles seraient protégées et le consommateur pourrait surfer en toute sécurité. Un scénario qui entraverait l’innovation et rendrait les processus de navigation plus lourds et plus onéreux avec la mise en place systématique de pages intermédiaires à lire pour acceptation, comme les conditions générales.

 

Gear down : La chute

Dans ce scénario, le consommateur ne serait pas passif, mais demeurerait inquiet face à l’incapacité des autorités compétentes et des entreprises à sécuriser les échanges sur Internet. Une seule solution : un désintérêt pour l’achat sur la Toile. C’est alors la chute du commerce en ligne et le retour aux sources : l’achat en boutique, avec billets et pièces de monnaie.

 

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Du monde des Bisounours au scénario catastrophe, Ernst & Young dépeint dans son étude des situations vers lesquelles nos modes de consommation en ligne pourraient tendre dans un avenir proche. Les comportements de chacun (entreprises, organismes de régulation et consommateurs) détermineront ensuite quel script nous correspondra en 2020. Libre désormais aux acteurs de choisir le film dans lequel ils souhaiteraient tourner…

 

 

Credit photo : TGKW

 

Retrouvez l’étude complète faite par Ernst & Young, How will consumers communicate in 2020 ?

 

Et vous dans quel scénario pensez-vous être en 2020 ?

 

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Virginie

Virginie a été journaliste d’entreprise, rédactrice et chargée de communication grands comptes et plus petites structures. Elle est aujourd'hui spécialisée dans la rédaction de contenu et fondatrice de k-renine-redaction.fr.

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Un commentaire

  1. Un petit article pour donner du grain à moudre dans le débat. Voici ce qui a été publié hier par Le Parisien : 76 % des Français préfèreraient acheter en boutique plutôt qu’en ligne. Par ailleurs la part d’achat sur Internet est de 8 %.

    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/les-francais-preferent-toujours-le-shopping-en-boutique-a-l-achat-en-ligne-29-04-2013-2767435.php

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