« Je suis sous l’eau » : Cette expression qu’on ne veut plus entendre

Si toi aussi tu en as marre de tes potes d’agences qui te servent cette phrase matin midi et soir, cet article est pour toi !

« Je peux pas je suis sous l’eau », « je peux pas je suis dans le jus », ou encore « ouah c’est chaud là je suis charrette ». Qui n’a jamais entendu ça lors de son stage ou au quotidien dans son agence ? Personnellement, je n’en peux plus.

 

Quelle est cette mode, bien française par ailleurs, de ne jamais se rendre disponible et de valoriser un train de vie excessivement chargé ? Rassurez-vous, avec J’ai un pote dans la com, nos journées sont également plus que chargées, donc impossible de nous dire que nous ne pouvons pas comprendre. Par ailleurs, je ne comprends vraiment pas ce besoin de de dire que l’on est surmené.

Très concrètement, quitter le bureau à 22H est devenu un gage de qualité et de rigueur… « ouah mec hier je suis parti à 23H45 c’est chaud ». Cette phrase on n’en peut plus. Alors oui les charrettes ça existe, oui tout le monde est en flux tendu tous les jours et oui les clients sont souvent rageants. Mais ce que je dénonce ici c’est la systématisation d’un mode de travail et d’un comportement global.

Pourquoi ce besoin de prouver qu’on a plus de taff qu’un autre ? Parce que tu es là jusque 22h tu es plus sérieux et plus créatif qu’un autre ? Hummm je n’en suis vraiment pas sûr. J’ai le sentiment que tout cela vient d’un besoin de reconnaissance. Je quitte tard alors on va m’apprécier. Je quitte tard alors je vais impressionner les gens.

Je pense qu’il y a un problème criant au niveau du temps de travail, mais aussi de la manière de fonctionner, en agence plus particulièrement. Trop de mails, trop de réunions, trop de pauses clopes. Je ne dis pas que tout est simple, mais j’affirme clairement que c’est d’un autre model dont nous avons besoin…

 

Mes amis les plus proches sont partis bosser en Allemagne, en Corée, ou encore au Canada… Tous me disent que notre système d’organisation du travail et des tâches est unique en France. « Moi au début, je voulais faire ça bien et j’étais toujours la dernière à quitter le bureau. Je voulais faire mes preuves en tant que nouvelle. Mais très vite, mes collègues sont venus me voir en me demandant pourquoi je quittais toujours en dernier. Ils m’ont même proposé de l’aide car ils pensaient que je n’arrivais pas à terminer les missions qu’on m’avait donné et que c’était la raison pour laquelle je partais plus tard… » Les dires d’une bonne amie partie travailler au Canada. Elle déclare que labas, terminer après les autres est synonyme d’un manque d’efficacité et de pragmatisme. Certes c’est une autre culture et je ne cherche pas à tout ramener sur le même niveau de réflexion, il faut garder la notion de « part des choses ». Néanmoins, je ne pense pas que les agences canadiennes aient moins de boulot que les parisiennes…

 

Enfin, il apparait clairement qu’en France, une émulation chronophage et nocive autour des heures de bureau et du management des connaissances est palpable. Le but n’étant pas d’être cliché ou de faire dans les vues de l’esprit, je souhaite simplement dire que nous avons a un problème avec le travail de manière général et sa représentation.

Que ce soit freelance, en agence, chez l’annonceur, les pubards aiment beaucoup trop dire qu’ils n’ont pas le temps…

Valentin Richardot

Valentin Richardot

Rédacteur en chef, je réalise une veille quotidienne de l'actualité publicitaire, afin de capter les tendances et comprendre les nouvelles pratiques digitales.
Valentin Richardot

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