Intelligence artificielle : le nouveau buzzword du moment ?

Depuis quelques mois, l’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Tandis qu’Elon Musk annonce une troisième guerre mondiale et Stephen Hawking nous assure que les humains ne pourront y faire face, nous ne savons plus où donner de la tête.

Qui croire ? Que penser ? Il est temps de remettre les choses dans leur contexte. Quid de l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle : un ensemble de concepts qui ne date pas d’hier

Lors d’une interview, Laurence Devillers, chercheuse à Limsi, nous livre une définition claire de l’IA. Il s’agit d’un ensemble de théories, d’algorithmes et de logiciels, qui ont pour objectif de simuler des capacités cognitives de l’homme. 

C’est précisément en 1955, lors d’un atelier d’été centré autour du calcul, que naît pour la première fois le terme d’intelligence artificielle avec les deux Docteurs en mathématique et en sciences, John McCarthy et Marvin Minsky.

On peut distinguer deux catégories : l’intelligence artificielle forte et l’intelligence artificielle faible. La première est plus poussée, plus travaillée et répond à des capacités cognitives égales ou supérieures à l’être humain, à une conscience de soi et à la possibilité d’éprouver des sentiments. Cependant, même si nous nous dirigeons aujourd’hui vers une intelligence artificielle forte, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre ce stade.
L’intelligence artificielle faible, par un programme informatique, vise à reproduire un comportement observé. Elle n’est pas à même de produire toute seule de la connaissance. Les calculatrices, par exemple, sont un exemple concret d’intelligence artificielle faible.

Aussi, bien que l’on parle d’un futur proche, il est important de réaliser que l’intelligence artificielle est déjà présente dans notre quotidien depuis de nombreuses années.

Mais qui tire les ficelles de l’intelligence artificielle ? 

L’IA dépend de 3 éléments que sont : l’homme, les algorithmes et la data. Si aujourd’hui nous arrivons à des résultats probants c’est grâce aux travaux effectués ces dernières dizaines d’années. En effet, la puissance des algorithmes est suffisamment forte et la data récoltée est suffisamment conséquente pour que le croisement entre ces deux éléments nous poussent aujourd’hui vers des résultats plus justes.

Mais c’est l’homme qui est évidemment au coeur du processus de création. Oublions donc toutes ces idées reçues liées à la perte de contrôle de l’homme sur la machine puisque l’homme est et restera toujours le garde-fou de cette dernière. Quant aux dérives qui peuvent apparaitre, elles ne font que reproduire les comportements observés dans l’environnement. Il s’agit du biais humain. En effet, par définition, l’homme est critique, il est donc très difficile d’obtenir un résultat totalement impartial. Cela nécessite une vigilance double auprès des data utilisées mais aussi des algorithmes mises en place par le développeur.

Nous pouvons faire écho à un cas devenu tristement célèbre en 2016, le bot TayTweets sur Twitter. Conçu par Microsoft, celui-ci est resté moins d’une journée actif sur la plateforme.  Grâce au machine learning, le bot apprenait des internautes et étoffait sa connaissance par les échanges avec ces derniers. En quelques heures à peine, le bot est devenu raciste, misogyne, antisémite.

Quel risque pour nos emplois ? 

C’est une des menaces liée à l’intelligence artificielle qui revient le plus souvent à nos oreilles : la disparition des emplois.

Mais il faut avant tout que l’on s’accorde : certes des emplois vont être amenés à disparaitre mais il s’agira principalement des emplois liés aux tâches rébarbatives qui pourront se voir automatisés. Aussi, les métiers physiques, aux gestes mécaniques, par exemple en usine, disparaitront peu à peu. Les chauffeurs routiers seront également peu à peu remplacés par des véhicules autonomes. Mais ces métiers nécessiteront toujours la présence de l’homme qui viendra superviser ces tâches. Il faut donc davantage parler d’évolution de poste que de suppression.

Par ailleurs, de nouveaux emplois vont apparaitre. D’après une récente étude, des chercheurs ont démontrés que l’intelligence artificielle pourrait, à contrario, créer 21 millions d’emplois. Pour la grande majorité, ils n’existent pas à ce jour.

Si vous souhaitez vérifier par vous-même ce qu’il adviendra de votre emploi, le site abc.net.au a réalisé une plateforme dédiée. A partir de l’intitulé de votre poste, cette dernière permet de mesurer le taux de pourcentage d’automatisation de votre emploi demain et à quel point il pourra être remplacé par un robot.

Quelques évènements marquants dans le monde de l’IA : 

Quand une IA, AlphaGo, réussit à battre le champion du monde de jeu de Go :

L’apparition des assistants virtuels :

La personnalisation des traitement contre le cancer avec IBM Watson :

Le robot Sophia a récemment fait son apparition dans les médias :

 

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